L’essentiel en 30 secondes
La mononucléose infectieuse (MNI), causée par le virus d’Epstein-Barr (EBV), est une infection virale fréquente chez l’adolescent et le jeune adulte.
- La transmission se fait principalement par la salive, d’où son surnom de « maladie du baiser ». (Source : Ameli.fr)
- La phase aiguë dure en général 2 à 3 semaines ; la fatigue peut persister plusieurs semaines supplémentaires. (Source : Ameli.fr)
- Il n’existe aucun traitement antiviral spécifique ; la prise en charge est uniquement symptomatique (repos, antalgiques). (Source : HAS)
- Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et l’aspirine sont déconseillés chez l’enfant et l’adolescent en cas de MNI. (Source : ANSM)
- La pratique de sports de contact est contre-indiquée tant que la splénomégalie (rate augmentée de volume) persiste, risque de rupture. (Source : HAS)
Le conseil clé : Consultez un médecin dès l’apparition d’une fièvre prolongée avec angine et ganglions pour confirmer le diagnostic et écarter toute complication.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM
La mononucléose infectieuse, aussi appelée « maladie du baiser », est une infection virale fréquente causée principalement par le virus d’Epstein-Barr (EBV). Cette maladie infectieuse virale se manifeste par des symptômes tels que la fièvre et la fatigue. Le diagnostic est suspecté sur un état clinique, et il peut être confirmé par une analyse de sang avec un test détectant la présence d’anticorps spécifiques liés à l’infection. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ses symptômes, sa transmission et ses traitements.
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Qu’est-ce que la mononucléose infectieuse ?
La mononucléose infectieuse est une infection virale qui touche particulièrement les adolescents et les jeunes adultes. Cette maladie infectieuse est provoquée par le virus d’Epstein-Barr (EBV), qui appartient à la famille des herpès virus. Ce virus tire son nom des chercheurs Michael Anthony Epstein et Yvonne Barr qui l’ont découvert en 1964.
Qui est concerné par la mononucléose ?
La mononucléose infectieuse correspond à la primo-infection par le virus d’Epstein-Barr, c’est-à-dire au premier contact avec ce virus. Environ 90 % des adultes ont déjà été en contact avec l’EBV. Chez les jeunes enfants, cette infection passe le plus souvent inaperçue ; elle est plus fréquente chez les adolescents et les jeunes adultes. Le virus reste ensuite présent dans l’organisme, contrôlé par le système immunitaire.
Cette infection à l’EBV s’accompagne souvent d’un syndrome mononucléosique dans le sang : une augmentation du nombre de certains globules blancs (les cellules mononucléées) dont une partie a un aspect inhabituel. Il traduit la réaction intense du système immunitaire face au virus, qui contribue à la fatigue importante et prolongée.
La mononucléose est à distinguer du syndrome mononucléosique lié à d’autres agents pathogènes tels que :
- Le cytomégalovirus (CMV)
- Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
- Le parasite responsable de la toxoplasmose
Si vous souffrez d’une fatigue inhabituelle qui persiste, une consultation avec votre médecin est nécessaire . Parfois, un test sanguin est effectué sur les patients afin de confirmer un syndrome mononucléosique.
Les symptômes de la mononucléose
Les 4 symptômes principaux de la mononucléose infectieuse
Quels sont les symptômes de la mononucléose ? Elle se manifeste par quatre symptômes principaux :
- Une fatigue intense et persistante
- De la fièvre, souvent supérieure à 39 °C, qui dure en général 7 à 14 jours
- Un mal de gorge important (angine), avec des amygdales très rouges souvent couvertes de dépôts blancs
- Un gonflement des ganglions lymphatiques, en particulier au niveau du cou

Autres manifestations courantes
D’autres manifestations courantes peuvent apparaître :
- Une perte d’appétit
- Des douleurs musculaires
- Des maux de tête
- Une rate hypertrophiée (dans 50% des cas)
- Une légère augmentation du volume du foie
- Une éruption cutanée, en particulier après la prise de certains antibiotiques comme l’amoxicilline
Quelle est la durée d’une mononucléose ?
L’incubation, période sans symptômes entre la contamination et les premiers signes, dure de 4 à 7 semaines. La fièvre dure ensuite en général 7 à 14 jours. La guérison survient le plus souvent en trois à cinq semaines.
La fatigue peut cependant persister plus longtemps, souvent 1 à 3 mois. Pendant la convalescence, d’environ un mois, le sport est déconseillé.

En cas de doute, vous pouvez consulter votre médecin traitant. Après un examen et si besoin un test complémentaire, il sera à même de poser un diagnostic.
Comment se transmet la mononucléose ?
La mononucléose se transmet principalement par la salive, d’où son surnom de « maladie du baiser« . La transmission peut se faire par :
- Les baisers
- Le partage de verres ou de couverts
- Le partage d’une brosse à dents ou d’objets portés à la bouche
- Les gouttelettes de salive projetées en parlant ou en toussant
La période d’incubation est de 4 à 7 semaines. La contagiosité est maximale pendant la phase aiguë de la maladie, lorsque la personne présente de la fièvre. Le virus peut ensuite rester présent dans la salive jusqu’à 6 mois après la guérison, permettant une transmission possible mais moins importante. La mononucléose est aussi une contre-indication temporaire au don du sang.
Le diagnostic de la mononucléose
L’examen clinique
Le diagnostic de la mononucléose repose sur plusieurs éléments :
- Évaluation des symptômes caractéristiques
- Examen des ganglions
- Palpation de l’abdomen pour vérifier le volume de la rate
Test complémentaire
Une prise de sang peut être prescrite pour confirmer le diagnostic, notamment :
- Le MNI test, un test rapide de recherche d’anticorps, positif dès la première semaine dans environ 75 % des cas
- L’hémogramme, qui recherche un syndrome mononucléosique, c’est-à-dire une augmentation des globules blancs mononucléés
- La sérologie du virus d’Epstein-Barr : la présence d’IgM anti-VCA signe une infection récente, utile si le MNI test est négatif
- Un bilan du foie, pour rechercher une atteinte hépatique
Un test rapide d’angine (TROD), réalisé sur un prélèvement de la gorge, peut aussi être fait pour écarter une angine bactérienne.
Quels sont les traitements de la mononucléose ?
Il n’existe pas de traitement spécifique contre la mononucléose, qui est une maladie virale, le traitement est donc symptomatique.
Pour soulager les symptômes
- Paracétamol pour lutter contre la fièvre et les douleurs en cas de mauvaise tolérance
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens à éviter
- Repos, surtout pendant les premières semaines, car la maladie est très fatigante
- Boissons fraîches et aliments froids, faciles à avaler, pour soulager la gorge
Ce qu’il faut éviter
- L’aspirine (contre-indiquée)
- Les antibiotiques, inefficaces car l’infection est virale ; l’amoxicilline peut en outre provoquer une éruption cutanée
- Les efforts physiques importants
- Le sport, en particulier les sports de contact, pendant le mois de convalescence, en raison du risque de rupture de la rate
Les complications possibles
Complications fréquentes
- Fatigue prolongée
- Augmentation du volume de la rate
- Hépatite modérée
Complications rares mais sérieuses
- Rupture de la rate
- Obstruction des voies respiratoires
- Complications neurologiques (méningite, encéphalite)
- Anémie
Quand consulter en urgence
- Douleur intense dans le côté gauche de l’abdomen
- Difficultés respiratoires importantes
- Maux de tête violents
- Confusion ou troubles de la conscience
Comment prévenir la mononucléose ?
Mesures d’hygiène à adopter
- Éviter de partager les verres, couverts et brosses à dents
- Se laver régulièrement les mains
- Tousser dans son coude
- Utiliser des mouchoirs à usage unique

Précautions pour les personnes atteintes
- Éviter les contacts rapprochés pendant la phase aiguë
- Ne pas partager d’objets en contact avec la salive
- Reporter la pratique des sports de contact
- Mettre en place l’ensemble des gestes barrières
Il n’existe pas de vaccin contre la mononucléose infectieuse : des vaccins contre le virus d’Epstein-Barr sont à l’étude, mais aucun n’est disponible.

