
Interruption volontaire de grossesse (IVG) : quel est le délai pour y recourir ?
L’IVG permet aux femmes d’interrompre leur grossesse de manière sécurisée. En 2022, le délai pour y recourir a été allongé.
Article validé médicalement
4 min de lectureMis à jour le 13/06/26

L’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse (IVG médicamenteuse) associe mifépristone et misoprostol et provoque des crampes et saignements pouvant nécessiter une prise en charge de la douleur.
Le conseil clé : Anticipez la douleur en prenant l’antalgique prescrit avant la prise de misoprostol, et contactez votre médecin si la douleur n’est pas soulagée dans les 2 heures suivantes.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Une Interruption volontaire de grossesse (IVG) peut se réaliser de manière médicamenteuse. En France, cette méthode consiste à prendre deux médicaments, chargés d’interrompre la grossesse. Parmi les symptômes observés post-IVG, figurent des douleurs pelviennes. À quoi correspondent-elles ? Et comment les soulager ? L’équipe médicale de Qare fait le point avec vous.
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Une Interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse repose sur la prise successive de deux médicaments, mieux connue du grand public sous le nom de « pilule abortive ». Ces comprimés entraînent l’interruption de la grossesse, puis l’expulsion du sac gestationnel.
La prise de ces comprimés se présente comme suit :
1. La mifépristone (antiprogestérone)
2. Le misoprostol (prostaglandine)
Si le premier médicament provoque généralement des saignements, c’est le deuxième qui peut être à l’origine de douleurs. Celles-ci résultent de contractions répétées de l’utérus, qui tente d’expulser son contenu.
À titre de comparaison, ces douleurs ressemblent à des règles douloureuses, en plus intenses.
Dans le cadre d’une IVG médicamenteuse, les douleurs pelviennes ne sont pas les seuls effets secondaires répertoriés. D’autres symptômes peuvent être observés. Parmi eux :
Ces symptômes sont les plus fréquents, mais chaque femme est différente. Ils durent généralement quelques heures, puis disparaissent spontanément.
Si vous observez ces symptômes sur une période anormalement longue, consultez rapidement un médecin ou rendez-vous dans le service d’urgences le plus proche de vous. L’idéal étant de contacter le professionnel de santé ayant pris en charge votre IVG.
Voir aussi : des gynécologues, des sages-femmes
Par ailleurs, des douleurs pelviennes chroniques persistant bien au-delà de l’IVG peuvent évoquer d’autres pathologies vasculaires, comme les douleurs pelviennes chroniques liées à une dilatation veineuse anormale.
Les risques de complications d’une IVG médicamenteuse reposent principalement sur les symptômes observés (vives douleurs pelviennes, nausées ou vomissements, diarrhées…).
À cela vient s’ajouter le risque d’échec, qui a lieu dans 5% des cas, ainsi qu’une hémorragie abondante. Ces deux complications imposent d’avoir recours à un avortement chirurgical (en urgence dans le cas d’une hémorragie).
Ces douleurs au moment de l’IVG étant connues, le médecin ou la sage-femme qui encadre l’acte médical les anticipe en prescrivant des médicaments antidouleurs.
Ils sont à prendre avant même d’avoir mal, afin de contrer au mieux la survenue des douleurs. Parmi les médicaments prescrits :
Le Spasfon n’est généralement pas prescrit pour un mal de ventre qui survient au cours d’une IVG, car pas suffisamment efficace.
À noter : si même en prenant ces médicaments, les douleurs sont persistantes et trop importantes, n’hésitez pas à contacter le professionnel de santé qui a encadré l’IVG.
Lorsque ces crampes abdominales ressemblent aux douleurs abdominales lors des règles, les mécanismes physiologiques en jeu sont effectivement comparables, liés aux contractions utérines.
En règle générale, les douleurs durent quelques heures, parfois un peu plus, selon les femmes.
Pour avoir un certain repère, partez du principe que si celles-ci durent plus de 24 heures, il vous faut contacter votre professionnel de santé, afin de vérifier qu’il n’y ait pas de complications.
Les symptômes de la grossesse, notamment les nausées, la fatigue persistante ou encore les seins sensibles, disparaissent quelques jours après la réalisation de l’IVG médicamenteuse.
S’ils persistent tout de même au-delà de sept jours, contactez le professionnel de santé qui a encadré l’acte médical.
Bon à savoir : les signes d’échec d’une IVG médicamenteuse reposent principalement par la persistance des symptômes de la grossesse. Mais attention, l’absence de symptômes ne signifie pas non plus que l’IVG a été efficace, d’où l’importance de réaliser de manière systématique la consultation post-IVG qui vous a été programmée.
Voir aussi : des gynécologues, des sages-femmes
Réponses relues par un médecin.
Deuxième médicament à prendre dans le cadre d’une IVG médicamenteuse, le misoprostol est chargé de provoquer l’expulsion du sac gestationnel.
Cette expulsion a généralement lieu dans les 4 heures suivant la prise du comprimé (60% des cas). Chez certaines femmes, cependant, elle survient 24 à 72 heures plus tard (40% des cas).
L’expulsion du sac gestationnel se distingue lorsque les saignements vaginaux sont plus importants. Ils sont également accompagnés de caillots de sang et de tissus brunâtres.
À noter que lors d’une IVG médicamenteuse, même si les saignements surviennent déjà après la prise du premier médicament, cela n’est certifie pas que la grossesse a été interrompue. Il est impératif de prendre le deuxième comprimé.
Les rapports sexuels doivent être évités jusqu’à l’arrêt des saignements, qui peuvent persister jusqu’à 14 jours après l’acte médical.
Par ailleurs, la piscine, la baignoire, les bains de mer, les douches vaginales, ainsi que les tampons ne sont pas autorisés pendant les 14 premiers jours.
Dans ce contexte, l’introduction d’eau ou de corps étrangers dans le vagin favorise le risque d’inflammation vaginale post-IVG, en perturbant la flore naturelle pendant la cicatrisation.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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