
Mycoplasma genitalium : tout comprendre sur cette IST silencieuse
Mycoplasma genitalium : découvrez les symptômes, modes de transmission, dépistage par PCR et traitements antibiotiques de cette IST méconnue.
Article relu
5 min de lecturePublié le 04/10/26

Chez la femme, l’infection à Mycoplasma genitalium est souvent asymptomatique.
Mycoplasma genitalium est une bactérie responsable d’une infection sexuellement transmissible (IST). Son absence de paroi explique l’inefficacité des pénicillines contre elle. Cette résistance naturelle est différente des résistances qu’elle peut acquérir à d’autres antibiotiques. [4]
Il ne faut pas la confondre avec Mycoplasma hominis ou les Ureaplasma, qui peuvent faire partie de la flore urogénitale. Leur détection ne signifie pas qu’ils provoquent une IST et ne justifie pas, à elle seule, un traitement. [1] [2]
Consultez les recommandations de la HAS pour distinguer ces espèces.
La transmission se fait lors de contacts sexuels entre muqueuses, notamment pendant les rapports vaginaux ou anaux. Elle est possible même en l’absence de symptômes. [5]
Le préservatif réduit le risque de transmission. La présence de la bactérie dans la gorge est rare et le rôle du sexe oral dans sa transmission semble faible ; cela ne signifie pas que le sexe oral est sans risque pour les autres IST. [3] [5]
Les symptômes éventuels sont peu spécifiques : ils peuvent ressembler à ceux d’autres infections. Leur présence, leur intensité ou leur absence ne permettent pas de confirmer ou d’exclure Mycoplasma genitalium. [3] [4]
Lorsqu’elle provoque des symptômes, l’infection peut se manifester par des pertes vaginales inhabituelles, des douleurs ou brûlures en urinant, des saignements entre les règles ou après les rapports. Une cervicite est une inflammation du col de l’utérus ; elle peut rester peu symptomatique. [3] [4] [5]
Une douleur dans le bas-ventre, notamment pendant les rapports, peut faire évoquer une infection génitale haute. Elle justifie un examen médical. Une douleur intense ou associée à de la fièvre doit conduire à consulter sans attendre. [6]
Des pertes blanches inhabituelles ne prouvent pas une infection à Mycoplasma genitalium. L’aspect ou l’odeur des pertes ne suffit pas au diagnostic : une évaluation médicale recherche les autres causes possibles. [3]
Oui. L’infection est souvent asymptomatique, avec des proportions variables selon les populations étudiées. Elle peut persister sans symptôme et n’évolue pas systématiquement vers une complication. [3] [4]
La HAS déconseille le dépistage systématique chez les personnes sans symptôme. En revanche, les partenaires sexuels actuels d’une personne infectée doivent être testés. Si leur test est positif, un traitement est indiqué, même sans symptôme. [1] [2]
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Le diagnostic repose sur un test d’amplification des acides nucléiques (TAAN), qui recherche du matériel génétique de Mycoplasma genitalium. La PCR est une de ces techniques, mais pas la seule. La culture n’est pas utilisée pour le diagnostic courant. [1] [3]
Chez la femme, l’auto-prélèvement vaginal est privilégié. Un prélèvement vaginal peut aussi être réalisé par un professionnel. Le prélèvement endocervical, effectué au niveau du col de l’utérus, est réalisé par un professionnel de santé : ce n’est pas un auto-prélèvement. [1] [3]
Comme la PCR chlamydia, ce test cible un agent précis. Un résultat négatif pour la chlamydia n’exclut donc pas Mycoplasma genitalium si la recherche de cette bactérie n’a pas été effectuée. Un bilan d’IST ne l’inclut pas automatiquement. [1] [7]
Aucun délai universel après un rapport ne garantit à lui seul la fiabilité du résultat. Le médecin choisit le moment du prélèvement selon les symptômes et l’exposition ; il ne faut pas retarder une consultation en attendant un nombre fixe de jours. [3]
En France, la recherche de Mycoplasma genitalium peut être prise en charge par l’Assurance Maladie dans les indications prévues par la nomenclature des actes de biologie médicale. Le remboursement ne signifie pas nécessairement une gratuité totale : vérifiez les modalités et le reste à charge éventuel auprès du laboratoire. [7]
Le traitement est choisi selon les recommandations françaises, après confirmation de l’infection et, autant que possible, recherche de résistance aux macrolides. Le médecin tient compte des symptômes, des autres IST, des traitements déjà reçus et d’une éventuelle grossesse. En cas de co-infection, les autres IST sont prises en charge en premier. [2]
Consultez les recommandations HAS 2025 sur le choix des antibiotiques. L’azithromycine à 1 g en dose unique n’est pas recommandée. Respectez l’ordonnance et ne reprenez pas d’antibiotiques de votre propre initiative. [2] [4]
Mycoplasma genitalium peut être associé à une infection génitale haute, touchant l’utérus ou les trompes. Une atteinte des trompes peut avoir des conséquences sur la fertilité, mais le risque d’infertilité spécifiquement attribuable à cette bactérie reste mal établi. Un test positif ne signifie donc pas que vous deviendrez infertile. [4] [6]
Pendant la grossesse, certaines études rapportent une association avec la prématurité, sans établir formellement un lien de causalité. La grossesse seule ne justifie pas un dépistage systématique. En cas de symptômes ou de partenaire actuel infecté, demandez un avis médical ; le choix des antibiotiques doit tenir compte de la grossesse. [1] [2] [3] [4]
Les partenaires sexuels actuels doivent être informés, testés et traités si leur test est positif, même sans symptôme. Pendant la prise en charge, utilisez un préservatif ou abstenez-vous de rapports selon les consignes médicales. La reprise des rapports non protégés tient compte de la fin du traitement des personnes concernées et de la disparition des symptômes. [2] [5]
Le contrôle microbiologique n’est pas systématique après un traitement bien suivi avec disparition des symptômes. Selon la HAS, il est réservé à leur persistance au-delà de trois semaines après la fin du traitement. Une aggravation ou de nouveaux symptômes nécessitent un avis plus tôt : ce délai ne doit pas retarder une consultation. [1] [2]
| Étape | Délai | Action requise |
|---|---|---|
| Traitement initial | Durée du traitement | Prise rigoureuse des antibiotiques |
| Prévention partenaire | Pendant la prise en charge | Test des partenaires actuels ; traitement si positif ; protection des rapports |
| Test de contrôle | Si symptômes persistants plus de 3 semaines après la fin du traitement | Test moléculaire ciblé, non systématique |
En cas de symptômes compatibles ou si un partenaire sexuel actuel est infecté, consultez pour déterminer les examens utiles. Le diagnostic et le traitement doivent être adaptés à votre situation : un résultat positif ne s’interprète pas indépendamment des symptômes et du contexte. [1] [2]
La bactérie se transmet lors de contacts sexuels, notamment vaginaux ou anaux, y compris lorsqu’aucun symptôme n’est présent. Le préservatif réduit le risque de transmission. [5]
L’infection est souvent asymptomatique. Les signes possibles comprennent des pertes vaginales inhabituelles, des brûlures urinaires et des saignements entre les règles ou après les rapports. Des douleurs pelviennes justifient une consultation, mais aucun de ces signes n’est spécifique de cette bactérie. [3] [4] [5] [6]
Le diagnostic repose sur un test moléculaire ciblant Mycoplasma genitalium, par PCR ou une autre technique d’amplification des acides nucléiques. Chez la femme, l’auto-prélèvement vaginal est privilégié. Un prélèvement endocervical nécessite un professionnel ; la culture n’est pas utilisée en routine. [1] [3]
Le médecin choisit l’antibiotique selon l’infection, les résistances recherchées et votre situation, notamment une éventuelle grossesse. Une réévaluation peut être nécessaire en cas de persistance des symptômes. L’azithromycine à 1 g en dose unique n’est pas recommandée contre Mycoplasma genitalium. [2] [4]
Les partenaires sexuels actuels doivent être informés et testés. Si leur test est positif, ils doivent être traités, même sans symptôme. Un traitement antibiotique systématique de tous les partenaires sans tenir compte du résultat n’est pas la règle. Un test de contrôle négatif n’est pas systématiquement requis après une bonne évolution clinique. [2]
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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Mycoplasma genitalium : découvrez les symptômes, modes de transmission, dépistage par PCR et traitements antibiotiques de cette IST méconnue.

Mycoplasma genitalium peut provoquer une urétrite, une cervicite et être associé à une infection génitale haute. L’infection est souvent asymptomatique. En cas de symptômes compatibles, de symptômes persistants ou récurrents, ou si un partenaire actuel est infecté, un professionnel de santé peut proposer un TAAN (test d’amplification des acides nucléiques). Lorsqu’un prélèvement urogénital est positif, la recherche de mutations de résistance aux macrolides est recommandée en France pour guider le traitement.

Le traitement de Mycoplasma genitalium n’est pas identique pour tous. Les recommandations françaises de 2025 privilégient, lorsque l’antibiothérapie peut être différée, un traitement documenté après TAAN positif et recherche de résistance aux macrolides. Le traitement séquentiel avec doxycycline est surtout proposé lorsque l’antibiothérapie ne peut pas attendre, par exemple en cas de symptômes très invalidants.