Qare

Article validé médicalement

Syndrome prémenstruel (SPM) : symptômes, causes et traitements

Femme assise, tenant son ventre.

L’essentiel en 30 secondes

Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne un ensemble de symptômes physiques et psychiques survenant dans la phase lutéale du cycle menstruel, avant les règles.

  • Le SPM concernerait 20 à 40 % des femmes en âge de procréer, avec une intensité variable d’une femme à l’autre. (Inserm)
  • Les symptômes apparaissent dans les jours qui précèdent les règles, de quelques heures à plusieurs jours avant, et disparaissent généralement peu après leur arrivée. (Inserm, Ameli.fr)
  • Le traitement de première intention inclut les antalgiques (ibuprofène, paracétamol) et, selon prescription, la pilule contraceptive ou les inhibiteurs de recapture de la sérotonine (ISRS).
  • Les formes sévères, qualifiées de trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), justifient une prise en charge médicale ; le TDPM est reconnu par l’OMS dans sa classification internationale des maladies (CIM-11). (OMS)
  • Les médicaments remboursés par l’Assurance Maladie dépendent de la prescription et du diagnostic posé par le médecin.

Le conseil clé : Consultez un médecin si vos symptômes prémenstruels altèrent significativement votre qualité de vie sur au moins deux cycles consécutifs.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : Inserm, Ameli.fr, OMS, Anses, Assurance Maladie

Vous sentez-vous plus à fleur de peau quelques jours avant vos règles ? Vous expérimentez sûrement le syndrome prémenstruel (SPM). Il s’agit d’une série de symptômes physiques et psychologiques qui apparaît quelques jours avant les règles et peut significativement impacter la vie quotidienne. Heureusement, des solutions existent pour mieux le comprendre et le soulager.

Besoin d’un avis médical ?

Échangez en vidéo avec un médecin généraliste pour faire le point sur votre situation et être orienté si nécessaire.

Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel ?

Définition médicale du SPM

Le syndrome prémenstruel concernerait 20 à 40 % des femmes en âge de procréer, selon l’Inserm. Il se caractérise par un ensemble de manifestations physiques et émotionnelles qui surviennent durant la phase lutéale du cycle menstruel, dans les jours qui précèdent les règles.

Ces symptômes, qui varient en intensité d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre, disparaissent généralement quelques heures après le début des menstruations. Le SPM peut affecter significativement la qualité de vie, impactant aussi bien la vie professionnelle que personnelle.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un état d’esprit mais d’un véritable ensemble de manifestations physiologiques liées aux variations hormonales du cycle menstruel.

Par ailleurs, les douleurs au moment des règles constituent l’un des symptômes physiques les plus fréquemment rapportés dans le cadre du SPM.

Différence entre SPM et trouble dysphorique prémenstruel

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme sévère du syndrome prémenstruel qui touche environ 5% des femmes. Il se distingue par des symptômes émotionnels intenses qui perturbent significativement la vie sociale et professionnelle.

Le TDPM nécessite un diagnostic précis car il peut être confondu avec d’autres troubles de l’humeur. Les critères diagnostiques incluent la présence d’au moins cinq symptômes spécifiques, dont au moins un symptôme émotionnel majeur comme une dépression sévère, une anxiété marquée, ou des sautes d’humeur importantes. Ces symptômes doivent être présents de manière récurrente pendant la majorité des cycles menstruels de l’année.

Les symptômes du syndrome prémenstruel

Symptômes physiques courants

Les principaux signes physiques du SPM incluent :

Symptômes émotionnels et psychologiques

Les manifestations psychologiques comprennent :

  • Irritabilité et sautes d’humeur
  • Anxiété et tension nerveuse
  • Troubles de la concentration
  • Sensibilité émotionnelle accrue
  • Sentiment de tristesse ou de déprime
  • Changements d’humeur soudains

Les causes du syndrome prémenstruel

Facteurs hormonaux

Les variations hormonales jouent un rôle central dans l’apparition du syndrome prémenstruel. La diminution des taux d’œstrogènes et de progestérone après l’ovulation déclenche de nombreux symptômes. Une sensibilité particulière à ces changements hormonaux explique pourquoi certaines femmes sont plus touchées que d’autres.

Autres facteurs déclenchants

Plusieurs éléments peuvent aggraver le SPM :

  • Le stress
  • Le manque de sommeil
  • Une alimentation déséquilibrée
  • La sédentarité
  • Les carences en magnésium et calcium
  • Une prédisposition génétique

Le diagnostic du syndrome prémenstruel

Critères de diagnostic

Le diagnostic repose principalement sur l’observation des symptômes et leur chronologie par rapport au cycle menstruel. Un suivi quotidien des manifestations sur plusieurs cycles permet d’établir un diagnostic précis.

Consultation médicale et suivi

Il est important de consulter un professionnel de santé si les symptômes perturbent significativement votre quotidien. Le médecin pourra évaluer la sévérité du SPM et proposer une prise en charge adaptée.

Les traitements du syndrome prémenstruel

Traitements médicamenteux

Selon la sévérité des symptômes, différents traitements peuvent être prescrits :

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens pour les douleurs, à commencer dès les premiers signes
  • Diurétiques en cas de rétention d’eau importante, notamment la spironolactone qui agit sur les mécanismes hormonaux
  • Contraception hormonale, particulièrement les pilules contenant de la drospirénone qui peuvent réduire significativement les symptômes
  • Antidépresseurs de type ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) pour les formes sévères, qui peuvent être prescrits uniquement pendant la phase lutéale
  • Anxiolytiques dans certains cas spécifiques, sous surveillance médicale stricte

Le choix du traitement dépend de la nature et de l’intensité des symptômes, ainsi que des antécédents médicaux de chaque patiente. Un suivi régulier permet d’ajuster le traitement si nécessaire.

Lorsque des nausées accompagnent les symptômes du SPM, elles peuvent persister pendant les menstruations et nécessitent une prise en charge adaptée des nausées liées aux règles.

Solutions naturelles et alternatives

Des approches naturelles peuvent soulager les symptômes :

  • Compléments en magnésium (apport satisfaisant : 300 mg/j pour une femme adulte selon l’Anses, alimentation incluse ; la dose de supplément doit être déterminée par un professionnel de santé en fonction de vos apports alimentaires réels, sans dépasser la limite de sécurité fixée par l’Anses, 250 mg/j de magnésium apporté par les compléments) et calcium (apport journalier recommandé : 950 à 1 000 mg/j selon l’Anses, alimentation incluse ; tout supplément calcique ne doit être envisagé qu’en cas de carence avérée et sous avis médical, un excès pouvant entraîner des effets indésirables)
  • Phytothérapie avec le gattilier (Vitex agnus-castus), reconnu pour son action sur l’équilibre hormonal
  • Vitamine B6 (la limite supérieure de sécurité a été abaissée à 12 mg/j chez l’adulte par l’EFSA en 2023, reprise par l’Anses ; toute supplémentation au-delà de ce seuil expose à un risque de neuropathie périphérique et nécessite impérativement un avis médical) qui peut aider à réguler l’humeur
  • Activité physique régulière, notamment le yoga et la marche rapide
  • Techniques de relaxation comme la méditation pleine conscience
  • Acupuncture, qui montre des résultats prometteurs selon certaines études

Comment prévenir et soulager le syndrome prémenstruel

Habitudes de vie recommandées

Pour réduire l’intensité des symptômes, privilégiez :

  • Une alimentation équilibrée riche en fruits, légumes et protéines maigres
  • Des repas réguliers pour maintenir un taux de sucre sanguin stable
  • Une activité physique modérée d’au moins 30 minutes par jour
  • Un sommeil de qualité (au moins 7h par nuit) avec des horaires réguliers
  • Une bonne hydratation (1,5 à 2 litres d’eau par jour)
  • Des techniques de gestion du stress comme le yoga ou la respiration profonde
  • Une exposition régulière à la lumière naturelle qui aide à réguler l’humeur

Conseils pratiques au quotidien

Adoptez ces mesures simples :

  • Limitez la consommation de café et d’alcool, particulièrement pendant la phase prémenstruelle
  • Réduisez les apports en sel pour diminuer la rétention d’eau
  • Pratiquez des exercices de relaxation quotidiens de 10-15 minutes
  • Tenez un journal de vos symptômes pour identifier les déclencheurs
  • Adaptez vos activités aux jours les plus difficiles
  • Privilégiez les vêtements confortables en cas de ballonnements
  • Utilisez des méthodes naturelles de soulagement comme les bouillottes ou les compresses chaudes
  • Planifiez les activités importantes en dehors des périodes prémenstruelles intenses

Questions fréquentes

Réponses relues par un médecin.

Comment savoir si on a un syndrome prémenstruel ?

Le SPM se caractérise par l’apparition régulière de symptômes physiques et émotionnels dans les jours précédant les règles, qui s’atténuent avec le début des menstruations.

Quand commence la période prémenstruelle ?

Les symptômes débutent dans les jours qui précèdent les règles, de quelques heures à plusieurs jours avant selon les femmes, et disparaissent peu après leur arrivée.

Comment calmer le syndrome prémenstruel ?

Une combinaison d’approches incluant une bonne hygiène de vie, une activité physique régulière et parfois un traitement médical permet de soulager efficacement les symptômes.

Quels sont les symptômes prémenstruels ?

Les signes les plus fréquents comprennent l’irritabilité, les douleurs mammaires, les ballonnements, la fatigue et les changements d’humeur.

  • Relecture médicale

    Cet article a été relu par un médecin.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

    Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.