
Placenta prævia : quelles sont les causes et comment le traiter ?
Le placenta prævia est une anomalie de la grossesse liée à un mauvais positionnement du placenta qui concerne 1 accouchement sur 250.
Article validé médicalement
5 min de lectureMis à jour le 13/06/26

Les pertes vaginales jaunes pendant la grossesse peuvent être physiologiques ou révéler une infection nécessitant une prise en charge médicale rapide.
Le conseil clé : En cas de doute sur la nature de vos pertes, consultez votre médecin ou sage-femme sans attendre votre prochain rendez-vous prénatal.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
On le sait, au cours de la grossesse, le corps d’une femme est l’objet de nombreux bouleversements. Mais si certains sont prévisibles (on pense au ventre rond, aux nausées matinales du 1er trimestre, à la fatigue…), d’autres peuvent surprendre voire inquiéter. De quelle manière la grossesse influe-t-elle sur les pertes vaginales ? Doit-on consulter en cas de pertes jaunes ? L’équipe médicale de Qare est là pour vous guider.
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Les sécrétions vaginales (aussi appelées glaire cervicale ou leucorrhées) font partie intégrante du cycle menstruel. Elles sont produites au niveau du col de l’utérus et leur rôle est de maintenir l’équilibre de la flore vaginale, protégeant le corps des potentielles infections.
Les pertes sont considérées comme saines quand elles sont de couleur blanche et ne génèrent pas de désagréments particuliers. Cependant, étant soumises aux variations hormonales, leur apparence, leur odeur ou encore leur quantité peuvent être amenées à évoluer au cours du cycle (notamment au moment des règles ou de l’ovulation), sans que cela ne doive causer d’inquiétude.
La grossesse s’accompagne de changements hormonaux, notamment des niveaux d’oestrogène et de progestérone. Ces hormones provoquent des modifications au niveau des pertes vaginales qui deviennent plus abondantes qu’avant la grossesse. Même si cela peut surprendre au début ou être inconfortable, c’est tout à fait normal.
En revanche, si les pertes changent de couleur pour devenir jaunes ou marrons, cela peut être le signe d’un problème. Mieux vaut donc le mentionner à la sage-femme ou au médecin qui suit la grossesse afin d’éviter des complications.
À savoir : des pertes anormales qui surviennent au cours du 3ème, du 6ème ou même du 9ème mois ne sont pas forcément associées à un risque de fausse-couche, même si elles nécessitent un avis médical.
Voir aussi : des sages-femmes
Sur le plan médical, les changements hormonaux de la grossesse peuvent entraîner divers signes physiques dès les premières semaines, au-delà des seules modifications vaginales.
Des pertes jaunâtres ou jaunes ne sont pas forcément le signe d’une infection pendant la grossesse. Lorsque les pertes blanches sont exposées au contact de l’air, elles peuvent prendre une teinte jaune. De plus, en fin de grossesse, il est courant d’avoir des pertes jaunâtres. En l’absence d’autres symptômes, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter.
C’est différent si cette coloration s’accompagne d’autres signes comme :
On peut alors craindre une infection sexuellement transmissible (IST) comme la trichomonase, qui est une infection vaginale répandue. Celle-ci pouvant causer des accouchements prématurés, il vaut mieux traiter rapidement cette IST.
La bartholinite durant une grossesse provoque des symptômes comme les pertes jaunes abondantes.
Par ailleurs, les pertes blanches vaginales normales jouent un rôle protecteur essentiel pour l’équilibre de la flore vaginale, et leur modification de couleur peut signaler un déséquilibre.
Il peut être délicat de faire le tri entre les changements normaux induits par la grossesse et ceux qui doivent être signalés à un professionnel de santé.
En cas de doute, voici les signes à observer :
À savoir : certaines infections vaginales sont asymptomatiques et ne se manifestent pas par des pertes inhabituelles.
Voir aussi : une sage-femme
Dans ce contexte, la mycose vaginale pendant la grossesse est favorisée par les modifications hormonales qui perturbent l’équilibre naturel de la flore vaginale.
Pendant ou après la grossesse, le bon réflexe en cas de pertes vaginales inhabituelles est de solliciter l’avis d’un professionnel de santé. Il peut s’agir d’une sage-femme, d’un médecin généraliste ou d’un gynécologue.
Même si le sujet peut vous sembler gênant, il n’y a aucune honte à avoir. Les professionnels de santé sont là pour vous accompagner et ont l’habitude. De plus, il est important d’en parler afin que la grossesse et l’accouchement se passent dans les meilleures conditions.
En cas de doute sur une possible infection, un professionnel de santé peut prescrire un prélèvement vaginal pour confirmer le diagnostic ainsi qu’un traitement médicamenteux adapté.
Afin de limiter les déséquilibres de la flore vaginale pouvant mener à des infections, mieux vaut avoir une bonne hygiène intime.
Cela passe par des habitudes simples :
Une bonne hygiène intime à elle seule n’est cependant pas suffisante pour éviter les déséquilibres de la flore vaginale : les habitudes alimentaires, la fréquence des rapports sexuels, l’utilisation de lubrifiant et de préservatifs ou encore le stress peuvent aussi avoir un rôle à jouer.
Afin d’éviter les désagréments, mieux vaut donc être attentive à ses pertes et signaler toute anomalie à un professionnel de santé.
Réponses relues par un médecin.
Si vos leucorrhées vous semblent inhabituelles et vous inquiètent, il est important de solliciter rapidement un avis médical, notamment si vous êtes enceinte. La téléconsultation peut vous permettre de parler avec un professionnel de santé par vidéo dans la journée et d’obtenir des conseils et une ordonnance (pour un prélèvement vaginal par exemple), si nécessaire.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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