
Trichomonase : quels sont les symptômes, les causes et les traitements ?
La trichomonase est une IST. Souvent asymptomatique chez l'homme, elle provoque des symptômes gênants chez la femme (odeur, pertes jaunes...)
Article validé médicalement
6 min de lectureMis à jour le 27/06/26

La trichomonase est une infection sexuellement transmissible (IST) causée par le parasite Trichomonas vaginalis, traitable efficacement par antibiotiques.
Le conseil clé : Consultez un médecin pour obtenir une prescription adaptée et informez systématiquement votre partenaire afin qu’il soit traité en même temps que vous.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
Vous avez des pertes vaginales abondantes et d’une couleur inhabituelle ? Vous sentez une odeur particulière au niveau de vos parties intimes ? Vous avez possiblement contracté une trichomonase. Cette infection sexuellement transmissible peut provoquer des symptômes particulièrement gênants. Lorsqu’elle n’est pas prise en charge, une surinfection peut survenir et engendrer des rapports sexuels particulièrement douloureux. Pour éviter cela, voici comment dépister et soigner une trichomonase.
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La trichomonase fait partie des infections sexuellement transmissibles. Elle est causée par un parasite du nom de Trichomonas vaginalis. Selon l’OMS, 156 millions de personnes ont été infectées en 2020.
Les deux sexes peuvent la contracter. Chez l’homme, elle est généralement asymptomatique, ce qui rend le dépistage plus difficile. En revanche, chez la femme la trichomonase provoque des symptômes parfois très gênants.
Lorsque le parasite contamine la région vaginale, il peut provoquer des irritations, des pertes jaunes ou vertes plus abondantes qu’à l’accoutumée. Une odeur de poisson, caractéristique de l’infection, peut se dégager des parties intimes. Une inflammation vulvaire peut se déclencher provoquant une envie de se gratter la vulve. Dans ce cas, une douleur apparait et les rapports sexuels deviennent douloureux.
Par ailleurs, les symptômes de la trichomonase varient selon le sexe et peuvent être absents ou discrets, rendant le diagnostic parfois tardif.
Comme toutes les IST, la trichomonase se transmet à travers les rapports sexuels non protégés. Même en l’absence de symptômes, une personne peut être porteuse du parasite et le transmettre à son ou ses partenaires. Le dépistage de cette IST est donc essentiel pour éviter sa transmission.
Certaines situations sont plus à risque, notamment dans le cas de rapports sexuels non protégés réguliers avec un ou plusieurs partenaires ou avec un changement de partenaire fréquent.
Au-delà de la transmission sexuelle, la trichomonase peut se contracter par le contact d’un tissu ayant touché les parties intimes d’une personne infectée. En effet, le parasite est capable de survivre plusieurs heures à l’air libre.
Il y a donc un risque de transmission si vous partagez une serviette de bain, un gant de toilette, des sous-vêtements ou encore un maillot de bain.
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Lorsqu’elle n’est pas prise en charge, la trichomonase peut causer des complications chez les deux sexes. Le parasite peut s’étendre et contaminer les zones internes de l’appareil génital.
L’infection urogénitale peut se traduire par :
Chez l’homme, lorsqu’une urétrite survient, certains symptômes peuvent apparaître, comme une forte envie d’uriner et de façon plus fréquente, des brûlures urinaires et un écoulement écumeux à l’extrémité du pénis.
L’urétrite peut évoluer en épididymite ou en prostatite, mais cela reste relativement rare.
Votre médecin peut effectuer un dépistage de la trichomonase s’il détecte une inflammation du vagin, aussi appelée vaginite, ou une urétrite.
Pour diagnostiquer la trichomonase, il existe plusieurs examens. Généralement, le médecin va effectuer un prélèvement de sécrétions vaginales ou urétrales.
Dans certains cas, il prélève un échantillon d’urine (le premier jet de la journée). Il va ensuite l’envoyer en laboratoire pour une analyse microscopique.
Il peut arriver que le parasite soit difficilement détectable, notamment chez l’homme. Dans ce cas, le médecin demande une mise en culture du prélèvement pendant une semaine. Une autre alternative est d’effectuer la technique d’amplification des acides nucléiques (TAAN). Il s’agit d’une infime extraction d’ADN qui est reproduite jusqu’à pouvoir identifier la présence du micro-organisme.
Lorsqu’on contracte une IST, il n’est pas rare qu’une seconde s’ajoute au tableau. Dans le cas de la trichomonase, elle s’accompagne souvent de :
Par conséquent, le médecin va effectuer un dépistage simultané de plusieurs IST. L’analyse microscopique est idéale pour détecter plusieurs micro-organismes pathogènes.
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Lorsque le médecin diagnostique une trichomonase, il est fort probable que le ou les partenaire(s) sexuel(s) soient eux aussi infectés. Pour cela, il est essentiel qu’ils effectuent eux aussi le traitement.
Si le ou les partenaires ne sont pas suivis médicalement, le médecin peut dédier une ordonnance à leur intention. Pour éradiquer le parasite, il n’existe pas de traitement naturel contre la trichomonase.
Le traitement de première intention de la trichomonase est le métronidazole par voie orale, 500 mg matin et soir pendant sept jours, sur prescription. Une prise unique est réservée à certaines situations, notamment lorsque le suivi d’un traitement de plusieurs jours paraît difficile. Le médecin vérifie les contre-indications et les interactions. L’abstinence sexuelle ou des rapports protégés sont recommandés jusqu’à la fin du traitement et de celui des partenaires.
Chez la femme, le traitement de première intention est également le métronidazole, 500 mg matin et soir pendant sept jours. Une prise unique n’est pas le schéma systématique ; le choix dépend de la situation clinique et des possibilités de suivre le traitement.
Néanmoins, il est primordial pour la femme de s’abstenir de rapport sexuel avec son ou ses partenaires masculins jusqu’à ce qu’ils aient terminé leur traitement.
Si l’infection persiste après le traitement, consultez de nouveau : le médecin recherche notamment une réinfection, une difficulté de prise ou une résistance et adapte la prise en charge. Ne renouvelez pas seul l’antibiotique.
Le métronidazole peut être prescrit pendant la grossesse, quel que soit le terme, lorsque le traitement est indiqué. Pour la trichomonase, la HAS préfère 500 mg matin et soir pendant sept jours à une prise unique. Les données disponibles sont rassurantes sur le risque de malformation. Le tinidazole et le secnidazole sont à éviter pendant la grossesse, car ils ont été moins bien évalués.
La prise de Métronidazole ou de Tinidazole peut entrainer une candidose chez la femme. Cela s’explique par le dérèglement du microbiote vaginal provoqué par l’antibiotique. Parmi les autres effets secondaires, on retrouve :
Certains gestes préventifs peuvent réduire les risques de transmission d’une IST du type trichomonase :
Réponses relues par un médecin.
La trichomonase est le plus souvent sans gravité lorsqu’elle est diagnostiquée et traitée. Non traitée, elle peut toutefois durer longtemps, provoquer des symptômes gênants et faciliter la transmission d’autres infections sexuellement transmissibles.
Le traitement repose sur un antiparasitaire prescrit selon la situation. Il est important que les partenaires soient informés et traités si nécessaire, car une nouvelle contamination peut survenir après un traitement efficace.
Une trichomonase est causée par un parasite transmis lors des rapports sexuels. Une mycose est causée par un champignon. Les symptômes peuvent se ressembler, mais l’odeur, l’aspect des pertes et les examens permettent de les différencier.
Une amélioration temporaire des symptômes ne signifie pas toujours que l’infection a disparu. Sans traitement adapté, la trichomonase peut persister et continuer à se transmettre.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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