
Eczéma aux oreilles, comment s’en débarrasser ?
Comment reconnaître et soigner l'eczéma dans les oreilles ? Consultez un dermatologue en téléconsultation pour recevoir un traitement
Article validé médicalement
7 min de lecturePublié le 21/08/26

La dyshidrose (ou eczéma dyshidrosique) est une forme d’eczéma des mains et des pieds : de petites cloques remplies de liquide apparaissent surtout sur les côtés des doigts, les paumes ou les plantes des pieds. Elles provoquent souvent des démangeaisons importantes. La maladie évolue fréquemment par poussées récidivantes.
Le conseil clé : évitez de percer vous-même les cloques. Séchez soigneusement les mains et les pieds et limitez les contacts prolongés avec l’eau et les produits irritants. En cas de doute sur le diagnostic, un médecin peut vérifier qu’il ne s’agit pas notamment d’une mycose, d’une dermatite de contact, d’un psoriasis ou d’une autre maladie de peau.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : Manuels MSD, DermNet, Fondation Eczéma, Association Française de l’Eczéma, Assurance Maladie.
De petites cloques transparentes apparaissent sur les côtés des doigts ou les paumes et démangent fortement ? Il peut s’agir d’une dyshidrose, une forme d’eczéma qui touche les mains et parfois les pieds. Elle peut être très gênante pendant les poussées, mais elle n’est pas contagieuse. L’équipe médicale de Qare vous explique comment la reconnaître, les facteurs qui peuvent favoriser les poussées, les traitements utilisés et les gestes à éviter.
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La dyshidrose — également appelée eczéma dyshidrosique ou pompholyx dans de nombreuses sources médicales — est une forme d’eczéma caractérisée par l’apparition de petites vésicules sur les mains et/ou les pieds. Elles siègent principalement sur les paumes, les côtés des doigts et les plantes des pieds.
Son nom est trompeur : la dyshidrose a longtemps été attribuée à un dysfonctionnement des glandes sudoripares, mais ce mécanisme n’est pas démontré. Une transpiration importante, la chaleur ou l’humidité peuvent toutefois être associées à une aggravation des poussées chez certaines personnes. La dyshidrose n’est pas contagieuse.
La dyshidrose provoque typiquement de petites vésicules fermes et profondes, c’est-à-dire de petites cloques situées dans l’épaisseur de la peau et remplies d’un liquide clair. Elles apparaissent principalement sur les côtés des doigts et les paumes.
Elles peuvent entraîner des démangeaisons importantes et parfois une sensation de brûlure. Lorsque les mains sont très atteintes, les gestes du quotidien ou certaines activités professionnelles peuvent devenir inconfortables.
La dyshidrose peut également toucher les plantes des pieds et les côtés des orteils, seule ou en même temps que les mains. Les lésions peuvent rendre la marche ou le port de certaines chaussures inconfortables. L’humidité, la chaleur et l’occlusion dans les chaussures peuvent également majorer l’irritation chez certaines personnes.
Les petites vésicules peuvent parfois se regrouper et former des bulles plus importantes. Elles finissent ensuite par s’assécher ou peuvent se rompre spontanément.
Au bout de quelques semaines, la peau peut desquamer, c’est-à-dire peler, puis devenir sèche et parfois se fissurer. Les vésicules disparaissent souvent en environ 2 à 3 semaines, mais la récupération complète de la peau peut prendre davantage de temps.
La dyshidrose peut être récidivante : certaines personnes ne connaissent qu’un épisode, tandis que d’autres présentent régulièrement de nouvelles poussées.
La cause exacte de la dyshidrose reste mal connue. Plusieurs situations ou facteurs sont associés à la maladie ou peuvent aggraver un eczéma des mains et des pieds :
Il est souvent impossible d’identifier un déclencheur précis. Une poussée peut donc survenir même en l’absence de facteur évident.
Une poussée évolue généralement sur plusieurs semaines. Les vésicules apparaissent puis s’assèchent, avant une phase durant laquelle la peau peut peler et se fissurer.
Chez certaines personnes, les épisodes se répètent plusieurs fois. Les irritants, une dermatite de contact, une mycose des pieds, la chaleur, l’humidité ou le stress peuvent parfois être associés aux récidives, mais il n’est pas toujours possible d’en déterminer la cause.
Le diagnostic repose principalement sur l’examen de la peau et sur l’histoire des symptômes. Plusieurs maladies peuvent toutefois provoquer des lésions ressemblantes :
Si le diagnostic n’est pas évident, un médecin peut proposer des examens complémentaires. Un prélèvement mycologique peut notamment être réalisé lorsqu’une mycose est suspectée.
Une infection bactérienne secondaire peut également compliquer des lésions d’eczéma. Une douleur qui augmente, du pus, une rougeur qui s’étend ou de la fièvre justifient un avis médical rapide.
Les dermocorticoïdes, c’est-à-dire des corticoïdes appliqués directement sur la peau, constituent le principal traitement médicamenteux des poussées de dyshidrose.
La peau des paumes et des plantes étant épaisse, des dermocorticoïdes d’activité importante sont souvent utilisés. La puissance, la forme — crème ou pommade —, la quantité et la durée du traitement doivent être adaptées aux lésions et déterminées par le médecin.
Dans certaines formes importantes, des techniques comme les enveloppements humides peuvent être proposées sous encadrement médical. Des antihistaminiques peuvent parfois soulager les démangeaisons, mais ils ne traitent pas l’inflammation responsable de l’eczéma.
Lorsque les poussées sont très étendues, particulièrement gênantes ou résistent à un traitement correctement suivi, un avis dermatologique peut être nécessaire.
Selon les situations, le dermatologue peut notamment discuter des patch tests pour rechercher une allergie de contact, une photothérapie ou d’autres traitements réservés aux formes plus sévères ou résistantes.
Il n’existe pas de remède maison dont l’efficacité soit démontrée pour faire disparaître la dyshidrose.
Le vinaigre, les huiles essentielles ou les bains de Javel préparés à domicile ne constituent pas des traitements standards de la dyshidrose. Ces produits peuvent irriter une peau déjà fragilisée et, lorsqu’ils sont mal dosés, provoquer des réactions supplémentaires.
Les gestes simples les mieux établis consistent surtout à réduire l’exposition aux irritants, maintenir la peau hydratée, la sécher correctement et utiliser du froid pendant quelques minutes lorsque cela soulage les démangeaisons.
Ces mesures complètent le traitement médical lorsque celui-ci est nécessaire ; elles ne le remplacent pas.
Réponses relues par un médecin.
Non. La dyshidrose est une maladie inflammatoire de la peau et ne se transmet pas d’une personne à l’autre.
Si plusieurs personnes vivant ensemble développent simultanément des démangeaisons, notamment nocturnes, un médecin pourra rechercher une autre cause contagieuse comme la gale.
Les vésicules disparaissent généralement en quelques semaines. Elles s’assèchent souvent en environ 2 à 3 semaines, puis la peau peut peler et se fissurer avant de retrouver progressivement son aspect habituel.
Chez certaines personnes, les poussées récidivent.
Il est préférable de ne pas percer soi-même les petites vésicules. Cela n’accélère généralement pas leur disparition et la rupture de la peau augmente le risque d’irritation ou d’infection.
Lorsqu’une grosse bulle devient particulièrement tendue ou douloureuse, demandez conseil à un professionnel de santé : elle peut parfois être drainée dans des conditions adaptées sans retirer inutilement la peau qui la recouvre.
La dyshidrose provoque typiquement de petites vésicules très prurigineuses sur les côtés des doigts, les paumes ou les plantes des pieds.
Une mycose des pieds touche fréquemment les espaces entre les orteils et peut provoquer une peau blanchâtre, squameuse ou fissurée. Cependant, les deux situations peuvent être difficiles à différencier et peuvent parfois être associées.
En cas de doute, un examen médical et, si nécessaire, un prélèvement mycologique permettent de préciser le diagnostic.
Le stress est rapporté comme un facteur aggravant possible chez certaines personnes, mais il n’est ni la cause unique ni une explication systématique de la dyshidrose.
D’autres facteurs, comme une dermatite de contact, certains irritants, une mycose ou une transpiration importante, peuvent également être associés aux poussées.
Il n’existe pas de traitement garantissant que la dyshidrose ne reviendra jamais. La prise en charge vise à traiter les poussées, restaurer la barrière cutanée et identifier, lorsque cela est possible, les facteurs susceptibles de les favoriser.
Si les poussées deviennent fréquentes ou résistantes au traitement habituel, un dermatologue peut rechercher une allergie de contact ou proposer d’autres traitements.
La dyshidrose est généralement sans gravité mais peut être très gênante lorsqu’elle récidive. Un diagnostic correct permet surtout d’utiliser un traitement adapté et d’éviter de confondre les lésions avec une mycose, une dermatite de contact, un psoriasis ou une autre affection cutanée.
Sources officielles consultées le 21/08/2026.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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