Apnée du sommeil : que faire pour mieux respirer la nuit ?

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Vous dormez mal, vous vous sentez fatigué en permanence et avez du mal à vous concentrer ? Vous pourriez être victime du syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), qui touche près de 4 % de la population adulte. Difficile de détecter l’apnée du sommeil qui peut avoir des conséquences importantes sur la santé. L’équipe médicale de Qare fait le point sur les causes de l’apnée du sommeil, ses effets et les solutions existantes.

Par ailleurs, les phases du sommeil perturbées par ces apnées affectent notamment le sommeil paradoxal, pourtant essentiel à la récupération cognitive.

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Syndrome d’apnée du sommeil : causes et risques pour la santé

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil est un trouble qui se caractérise par des pauses respiratoires fréquentes durant le sommeil. Elles durent entre 10 et 30 secondes et se produisent plusieurs fois par heure. Ces pauses sont provoquées par une obstruction partielle ou totale des conduits respiratoires de l’arrière-gorge. Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) entraîne des ronflements et des micro-réveils durant la nuit sans que le dormeur en ait conscience. Le SAHOS reste largement sous-diagnostiqué : de nombreuses personnes concernées ne sont pas repérées ni prises en charge.

Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil ?

Il existe plusieurs facteurs favorisants de l’apnée du sommeil :

  • l’âge est le premier facteur de risque en raison d’un manque de souplesse des voies aériennes respiratoires ;
  • le surpoids, en particulier l’obésité, vient ensuite, notamment à cause des dépôts de graisse qui se logent sur le pharynx et réduisent la taille du conduit ;
  • les hommes sont plus fréquemment touchés que les femmes, mais cette différence se réduit après la ménopause. Il y aurait donc peut-être un lien de causalité avec les hormones ;
  • il y a un facteur héréditaire qui semble jouer dans l’apparition des apnées du sommeil, même si aucun gène particulier n’a été mis en cause. Cependant, les personnes dont l’un des parents souffre de ce syndrome sont plus à risque de l’avoir également ;
  • une composante anatomique peut également entrer en jeu, comme le fait d’avoir une petite mâchoire.

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L’essentiel en 30 secondes

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est un trouble respiratoire nocturne caractérisé par des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil.

  • Le diagnostic repose sur une polysomnographie ou une polygraphie ventilatoire, prescrite par un médecin (HAS).
  • Le traitement de référence des formes modérées à sévères est la pression positive continue (PPC)HAS.
  • La prise en charge de la PPC par l’Assurance Maladie est soumise à un accord préalable et à une observance minimale (au moins 3 heures par nuit) — Ameli.fr.
  • Dans les formes légères à modérées, ou en cas d’intolérance à la PPC, une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) peut être proposée (également soumise à accord préalable) — HAS.
  • Les facteurs de risque principaux incluent le surpoids, l’obésité et le tabagisme, selon Ameli.fr.

Le conseil clé : Si vous présentez des ronflements importants, des pauses respiratoires nocturnes ou une fatigue diurne persistante, consultez un médecin pour bénéficier d’un bilan du sommeil adapté.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr

Quels sont les risques pour la santé ?

L’apnée du sommeil n’est pas un trouble anodin, car en plus de nuire au sommeil, il a de lourdes conséquences sur la santé. On ne peut pas mourir de l’apnée du sommeil durant la nuit, mais cela peut entraîner divers troubles cardiovasculaires comme :

  • hypertension ;
  • diabète de type 2 ;
  • athérosclérose ;
  • syndrome métabolique ;
  • etc.

Non traité, le SAHOS est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, troubles du rythme, maladie coronaire, accident vasculaire cérébral), en particulier dans les formes sévères et en présence d’autres facteurs de risque.

Symptômes et diagnostic de l’apnée du sommeil

Les symptômes du SAHOS

Durant le sommeil, le dormeur peut avoir divers symptômes dont il ne sera pas conscient mais qui auront un impact durant sa journée d’activité :

  • présence de ronflements, souvent très prononcés ;
  • pauses respiratoires qui peuvent être repérées par une personne extérieure ;
  • sommeil agité, entrecoupé de micro-réveils ;
  • réveils nocturnes en sursaut avec sensation d’étouffement ;
  • respiration haletante à plusieurs reprises ;
  • envie d’uriner plusieurs fois dans le courant de la nuit ;
  • cauchemars fréquents sur les thèmes de la suffocation, de chute ou de mort.

Si vous souffrez d’apnée du sommeil, vous pouvez également reconnaître certains signes durant la journée :

  • fatigue permanente ;
  • phase de somnolence dans la journée, voire endormissements involontaires ;
  • problème de concentration ou de mémorisation ;
  • changement d’humeur ;
  • irritabilité ;
  • céphalées (plus souvent le matin) ;
  • troubles de la libido ou de l’érection.

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symptôme apnée du sommeil

Comment savoir si l’on fait de l’apnée du sommeil ?

Le diagnostic d’apnée du sommeil repose sur un avis médical et, si nécessaire, sur un enregistrement du sommeil, comme une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie. Des questionnaires de dépistage peuvent aider à repérer un risque et à évaluer la sévérité d’un trouble du sommeil, mais ils ne remplacent pas ces examens : il existe des apnées du sommeil plus ou moins sévères.

STOP-BANG : un questionnaire pour repérer un risque d’apnée du sommeil

Le STOP-BANG est un questionnaire court utilisé pour repérer un risque d’apnée obstructive du sommeil. Il s’appuie sur 8 critères : ronflements, fatigue ou somnolence dans la journée, pauses respiratoires observées pendant le sommeil, hypertension artérielle, indice de masse corporelle élevé, âge, tour de cou et sexe.

Le score total va de 0 à 8. Plus le score est élevé, plus le risque d’apnée obstructive du sommeil est important. On distingue généralement un risque faible, intermédiaire ou élevé selon le score, mais le STOP-BANG ne permet pas, à lui seul, de poser un diagnostic.

Un score élevé doit conduire à demander un avis médical, surtout en cas de somnolence importante, de pauses respiratoires observées, de ronflements intenses, d’hypertension ou de baisse de vigilance au volant. Le diagnostic doit être confirmé par des examens adaptés du sommeil.

Qui consulter en cas de signes d’apnée du sommeil ?

Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, vous pouvez en premier lieu consulter un médecin généraliste qui pratiquera un examen ORL. En cas de suspicion de SAHOS, il pourra vous orienter vers un centre du sommeil pour réaliser des tests et examens complémentaires, et notamment un bilan de sommeil.

Le traitement de l’apnée du sommeil

Est-ce que l’apnée du sommeil se guérit ?

Beaucoup de personnes se demandent que faire s’ils souffrent d’apnée du sommeil, et surtout s’ils peuvent en guérir définitivement. Cela dépend des cas. Si le syndrome est lié à l’obésité, par exemple, il est possible d’y remédier en perdant du poids. Dans certains cas, une chirurgie peut être conseillée, notamment si le trouble est lié à un problème anatomique. Pour beaucoup de patients, l’apnée du sommeil reste néanmoins une pathologie chronique qui peut se traiter notamment avec l’utilisation d’appareil pendant la nuit.

Les traitements avec des appareils

Le traitement de référence des formes modérées à sévères utilise un appareil à pression positive continue (PPC). Le patient doit porter un masque nasal ou nasobuccal, relié à la machine par un tuyau, qui va lui éviter de faire des apnées du sommeil en propulsant de l’air dans ses voies respiratoires. Ce traitement de l’apnée du sommeil est efficace, mais le masque peut entraîner quelques effets secondaires :

  • irritation du visage ;
  • sécheresse dans le nez ou la bouche ;
  • rhinite ;
  • troubles digestifs.

Il existe également un nouvel appareil contre l’apnée du sommeil, il s’agit du propulseur mandibulaire ou orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), surtout utile dans les formes légères à modérées ou en cas d’intolérance à la PPC. Composé de deux gouttières, cet appareil pousse la mâchoire inférieure en avant pour que la langue ne se replie pas et ne bloque pas les voies respiratoires. Cela permet d’avoir plus d’espace entre la base de la langue et le pharynx, et de laisser passer l’air.

Bon à savoir : le traitement chirurgical est rarement préconisé sauf dans certains cas d’apnées liées à une anomalie anatomique.

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appareil apnée du sommeil

Comment éviter de faire de l’apnée du sommeil ?

Malheureusement, il n’existe pas de traitement naturel contre l’apnée du sommeil. Cependant, vous pouvez jouer sur les règles hygiéno-diététiques qui sont de toute façon indispensables pour améliorer votre état. Voici quelques astuces qui vous aideront à lutter contre l’apnée du sommeil, et qui doivent être accompagnées d’un suivi et d’un traitement médical :

  • pratiquer une activité physique régulière ;
  • perdre du poids en cas de surpoids ou d’obésité ;
  • arrêter de fumer ;
  • boire moins, en particulier le soir ;
  • arrêter les traitements médicamenteux s’ils aggravent l’apnée du sommeil (anxiolytiques, médicaments à base de morphine ou relaxant musculaire), sur avis médical favorable ;
  • dormir sur le côté plus que sur le dos (des dispositifs peuvent être conseillés par un médecin pour vous aider).

Bon à savoir : le magnésium peut vous aider à vous endormir plus facilement. Couplé à la mélatonine, l’hormone naturelle du sommeil, ils peuvent avoir une action synergique pour une bonne qualité de sommeil mais ni l’un ni l’autre ne luttent contre l’apnée du sommeil.

Lire aussi : nos conseils pour améliorer son sommeil durant le confinement. En effet, une hausse des troubles du sommeil a été observée durant les périodes de confinement, et en raison de la crise sanitaire qui éprouve la santé mentale de la population.

Foire aux questions

Je fais de l’apnée du sommeil : suis-je plus à risque pour la covid-19 ?

Le fait de faire de l’apnée du sommeil n’est pas un facteur de risque particulier concernant la covid-19. En revanche, ce syndrome est souvent associé à des pathologies ou comorbidités comme le diabète et l’obésité qui, elles, sont des facteurs de risque vous rendant plus vulnérables à une infection Covid-19.

Les bébés peuvent-ils faire de l’apnée du sommeil ?

Les bébés ne font pas d’apnée du sommeil. Ce syndrome ne peut donc pas expliquer les morts subites du nourrisson car plusieurs facteurs sont à prendre en compte. En revanche, certains enfants peuvent souffrir de ce syndrome. Cela est souvent dû à une hypertrophie, plus précisément un gonflement des adénoïdes et des amygdales qui vont bloquer le passage de l’air. Parfois, cela est causé par de l’asthme ou encore des infections des voies respiratoires. Si vous remarquez ce problème chez votre enfant, il est conseillé de consulter rapidement.

Le STOP-BANG permet-il de diagnostiquer une apnée du sommeil ?

Non, pas à lui seul. Le STOP-BANG est un questionnaire de dépistage qui aide à repérer un risque d’apnée obstructive du sommeil. Un score élevé doit être discuté avec un professionnel de santé et peut conduire à réaliser un examen du sommeil, comme une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie.

Références scientifiques et recommandations officielles

  • HAS – Apnées du sommeil : recommandations de prise en charge (PPC, orthèse d’avancée mandibulaire) – Voir la recommandation (2014)
  • Assurance Maladie (Ameli) – Apnée du sommeil : traitement, PPC, OAM et accord préalable – Voir la ressource
  • Inserm – Syndrome d’apnées du sommeil – Voir le dossier
  • OMS – Obésité et surpoids (facteur de risque) – Voir la fiche (2024)
  • STOP-Bang – Questionnaire officiel de dépistage du risque d’apnée du sommeil – Voir l’outil