
Symptômes de l’anorexie : comment les reconnaître ?
Pour repérer les symptômes de l'anorexie, plusieurs signes chez l'adulte ou l'adolescent peuvent alerter, comme le tri des aliments.
Article relu
4 min de lecturePublié le 02/11/22

Le mérycisme, ou trouble de la rumination, est un trouble du comportement alimentaire caractérisé par la régurgitation répétée et involontaire d’aliments ingérés.
Le conseil clé : Consultez un médecin généraliste ou un gastro-entérologue dès l’apparition de régurgitations répétées après les repas, afin d’écarter tout diagnostic différentiel et d’initier une prise en charge adaptée.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Le mérycisme est un trouble du fonctionnement de l’intestin, également associé aux troubles de la conduite alimentaire. Souvent méconnu, il consiste en des régurgitations d’aliments en provenance de l’estomac, qui peuvent ensuite être remâchés et ravalés. Bien qu’il soit surtout diagnostiqué chez les jeunes enfants, il concerne aussi les adolescents et les adultes. L’équipe médicale de Qare vous dit tout sur ce syndrome et sur les traitements permettant de le soigner.
Parlez à un spécialiste et en toute discrétion
Échangez avec un psychiatre en vidéo au sujet de vos difficultés liées au mérycisme, sans jugement et à votre rythme.
La définition du mérycisme tire son origine du grec mêrukisma qui signifie rumination. C’est un trouble gastro-intestinal (d’après la classification de Rome), lié à un dysfonctionnement des interactions entre le cerveau et les intestins.
Également rattaché à la famille des troubles de la conduite alimentaire (TCA), il se caractérise par :
Il implique 2 processus distincts : le relâchement du sphincter inférieur de l’œsophage et la propulsion du contenu de l’estomac par la gorge via l’alternance de phases de contraction et de relaxation du diaphragme.
Selon les critères du DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et psychiatriques de l’Association Américaine de Psychiatrie), le diagnostic de ce syndrome nécessite qu’il se manifeste pendant au moins 1 mois.
De plus, il ne doit pas être causé par la prise d’un médicament ou survenir uniquement dans le cadre d’un autre TCA (anorexie, boulimie, hyperphagie…)
Bien que souvent observé chez les nourrissons, le trouble de la rumination peut aussi concerner les adolescents et les adultes. Selon une étude réalisée en ligne en 2021 dans 26 pays par des chercheurs universitaires américains, belges, canadiens, suédois et israéliens, sa prévalence parmi la population adulte mondiale pourrait être largement sous-estimée.
Ainsi, parmi les 54 127 personnes ayant participé à l’étude (et dont l’âge moyen était de 44 ans), la prévalence du mérycisme était d’environ 3%. Il semble aussi concerner plus souvent les femmes, même si la différence reste faible (54,4% contre 45,5%).
Ce trouble reste cependant sous-diagnostiqué chez l’adulte, ce qui peut être dû à un sentiment de honte et au désir de le dissimuler à autrui. Dans les cas sévères, il peut cependant mener à la dénutrition, la déshydratation et d’autres complications.
Bien que les causes exactes du mérycisme de l’enfance soient difficiles à identifier, on l’associe souvent à :
Généralement présent chez les bébés et les jeunes enfants entre 3 et 12 mois, le trouble disparaît en général spontanément par la suite. Cette information reste cependant à nuancer dans la mesure où il fait l’objet de dissimulation chez l’adolescent et l’adulte.
À savoir : un mérycisme sévère du bébé ou de l’enfant doit être signalé rapidement à un pédiatre afin d’observer son évolution et de limiter les risques de complications (dénutrition, déshydratation, perte de poids, trouble de la croissance, problèmes dentaires, étouffement…)
Si on rapporte peu de cas de mérycisme de l’adulte, c’est parce que ce syndrome est souvent dissimulé par ceux qui en souffrent. Considéré comme tabou, il les laisse ainsi seuls face à leurs symptômes, qu’ils dissimulent à leur entourage.
Cette habitude, qui a souvent débuté dans l’enfance, est source de honte car elle n’est pas considérée comme un comportement socialement acceptable. Non prise en charge, elle peut mener à des problèmes de confiance en soi et à l’isolement relationnel. Elle peut cependant être révélée en situation de stress, car le méricole prête alors moins d’attention à dissimuler son comportement.
Parfois, le regard porté par son entourage est ce qui pousse le méricole à sortir de son silence et à solliciter l’aide d’un professionnel. Dans d’autres cas, cette démarche vient à la suite d’une multiplication de mauvais diagnostics de reflux œsophagiens (RGO) ou de vomissements dont la cause est trouble.
À savoir : dans ses formes sévères, le mérycisme de l’adulte peut, comme chez l’enfant, mener à des complications graves. Solliciter un avis médical auprès d’un médecin constitue la meilleure option face à des symptômes qui deviennent ingérables.
Des psychiatres à votre écoute
Consultez les profils des psychiatres pour trouver un interlocuteur avec qui aborder votre situation et votre besoin de suivi.
Pour soigner le mérycisme, les médicaments sont souvent peu efficaces. L’option privilégiée par les professionnels de santé est la psychothérapie, qui permet de :
La thérapie comportementale, par l’usage de plusieurs techniques (relaxation, rééducation diaphragmatique par la respiration, biofeedback…) donne de bons résultats. La thérapie familiale peut également permettre de soulager les symptômes en restaurant le lien du patient avec sa famille.
Le baclofène, un relaxant musculaire (ou myorelaxant) peut également être prescrit dans certains cas. Son innocuité (absence de toxicité) et son efficacité sur le long terme restent cependant à démontrer.
Le Pica fait partie des troubles de la conduite alimentaire et consiste à ingérer régulièrement des choses qui ne sont pas comestibles (papier, terre, craie, moquette…). Si ce phénomène est une étape normale du développement chez les jeunes enfants, il peut aussi concerner les adultes et notamment les femmes enceintes.
Dans les cas sévères, ce syndrome mène à des carences nutritionnelles et/ou des blocages du tube digestif. Néanmoins, il disparaît en général spontanément après quelques semaines ou quelques mois. En cas d’inquiétude, en parler à un médecin peut permettre de vous rassurer.
L’hyperphagie est également un trouble du comportement alimentaire, qui se manifeste par une consommation excessive d’aliments par rapport aux besoins du corps. Si ses causes exactes sont difficiles à identifier, on la rattache aux troubles anxieux, à la dépression et aux comportements addictifs. On la traite efficacement par des séances de psychothérapie, parfois accompagnées de médicaments antidépresseurs.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
À lire également sur ce sujet

Pour repérer les symptômes de l'anorexie, plusieurs signes chez l'adulte ou l'adolescent peuvent alerter, comme le tri des aliments.

L’équipe médicale de Qare décrypte pour vous le trouble du comportement alimentaire qu'est l'anorexie boulimie pour vous aider à en venir à bout.

L'anorexie mentale est une maladie psychiatrique potentiellement très grave dont les causes sont parfois difficiles à déterminer.