
Symptômes de la narcolepsie : comment reconnaître la maladie ?
La narcolepsie-cataplexie est un trouble du sommeil rare, qui provoque des endormissements brutaux, soudains et incontrôlables.
Article relu
4 min de lecturePublié le 16/09/22

La narcolepsie est une maladie neurologique chronique du sommeil reconnue comme Affection de Longue Durée (ALD), ouvrant droit à une prise en charge spécifique.
À retenir : Consultez un neurologue ou un médecin spécialiste du sommeil pour obtenir un diagnostic confirmé et un traitement adapté à votre forme de narcolepsie.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, ANSM, Ameli.fr, Sécurité Sociale
Alors que certains cherchent à trouver le sommeil, d’autres cherchent à en maîtriser son déclenchement. C’est le cas des personnes narcoleptiques. Cette maladie neurologique provoque des phases d’endormissement non contrôlées. Un symptôme qui s’avère parfois très handicapant dans son quotidien. Comment guérir de la narcolepsie ? Chez Qare, on vous dévoile les dernières avancées sur le sujet.
Faites le point avec un médecin
Parlez de vos symptômes et de vos questions à un médecin généraliste en vidéo. Il pourra vous conseiller et vous orienter vers une prise en charge adaptée.
Les troubles du sommeil se classent en deux catégories. D’un côté se trouve la parasomnie, qui inclut des phénomènes comportementaux inconscients. De l’autre on retrouve la dyssomnie. Ce trouble agit sur la quantité ou la qualité du sommeil.
La narcolepsie est une dyssomnie. Sa principale caractéristique est que le sommeil peut survenir à tout moment sans que la personne ne le souhaite.
Les personnes concernées par ce trouble ne représentent que 0,02% de la population. Ils ont généralement entre 10 ans et 30 ans.
La narcolepsie se divise en 2 catégories :
Aussi appelée maladie de Gélineau, la narcolepsie est une maladie neurologique. Bien que les études sur le sujet progressent, les origines de ce trouble sont à ce jour encore incertaines.
Dans le cas de la narcolepsie de type 1, l’hypothalamus subit une dégénérescence progressive des neurones. Cela conduit à une carence en protéine hypocrétine et altère le bon fonctionnement du sommeil.
La narcolepsie peut aussi survenir suite à un problème d’ordre psychologique. Un état de choc post-traumatique, des épisodes de stress intenses et prolongés ou encore un syndrome dépressif peuvent déclencher une narcolepsie. Dans ce cas, un accompagnement psychologique est à intégrer au traitement.
Cette maladie étant une dyssomnie, le sommeil est altéré dans sa quantité et sa qualité. Les symptômes qu’entraîne la narcolepsie sont donc du type :
Dans certains cas, le réveil peut être accompagné de symptômes du type :
Les crises de cataplexie sont provoquées par notre émotionnel. Lorsqu’il nous submerge, le système nerveux provoque la suppression instantanée de notre force musculaire.
Lorsqu’on subit une crise de cataplexie, on se retrouve dans l’incapacité de bouger. Cela peut provoquer une certaine anxiété. La cataplexie et la narcolepsie sont liées dans près de 80% des cas.
Un avis médical pour vous orienter
Parlez de vos symptômes et de vos questions à un médecin généraliste en vidéo. Il pourra vous conseiller et vous orienter vers une prise en charge adaptée.
Si vous pensez souffrir de narcolepsie, la première étape est de se pencher de près sur la qualité de votre sommeil. Pour cela, certaines méthodes peuvent vous aider. Vous pouvez tenir un journal dans lequel vous notez la durée de vos nuits de sommeil et le nombre de fois où vous vous êtes endormis de façon soudaine.
Un actimètre peut aussi vous aider dans l’analyse de votre sommeil. Il s’agit d’une machine que vous mettez à votre poignet et qui va mesurer la qualité et la durée des différentes phases de sommeil :
Si vos doutes se confirment, vous pouvez effectuer un examen dans un centre d’études du sommeil. Deux types de test peuvent y être réalisés par un neurologue :
A ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique à la narcolepsie. Les prescriptions concernent les symptômes associés.
Contre la somnolence diurne, un stimulant du système nerveux central de type :
Pour diminuer les crises de cataplexie :
L’oxybate de sodium en première intention
Un inhibiteur de la recapture de la sérotonine, en deuxième intention
En parallèle du traitement, un accompagnement par un psychologue est vivement recommandé. Ce dernier pourra vous aider à mieux vivre votre quotidien en vous donnant des conseils et des méthodes à appliquer.
En cas de narcolepsie, il est important de garder de bonnes habitudes de vie afin de ne pas aggraver les symptômes.
Autant que possible, veillez à vous coucher à heures fixes, de préférence avant minuit. Cela permet de protéger son rythme circadien. Pour faciliter l’endormissement, évitez les écrans 2 heures avant le coucher. Supprimez les boissons excitantes de type caféine après 18h.
La narcolepsie n’est pas dangereuse en tant que telle, mais certaines situations du quotidien peuvent devenir dangereuses pour une personne qui en souffre. Par exemple, le fait de conduire est contre-indiqué, ainsi que toutes les activités demandant une certaine vigilance.
Enfin, l’un des symptômes sous-jacents peut être dangereux pour la personne selon son degré de sévérité. Il s’agit de la dépression.
Si vous ressentez l’un des symptômes, vous pouvez consulter un médecin en ligne dès aujourd’hui sur Qare. Vous recevrez ainsi un premier diagnostic et si besoin une prescription.
Sources officielles consultées le 16/09/2022.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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