
IRM pelvienne : l’essentiel à savoir sur cet examen
L'IRM pelvienne est une technique d'imagerie médicale sans danger. Elle permet d'observer les tissus et organes du bas-ventre.
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5 min de lectureMis à jour le 27/06/26

L’imagerie par résonance magnétique lombaire (IRM lombaire) est un examen d’imagerie médicale non irradiant permettant d’explorer les vertèbres lombaires, les disques intervertébraux et la moelle épinière.
Le conseil clé : Signalez systématiquement à votre médecin et au radiologue tout implant, allergie ou antécédent chirurgical avant de passer une IRM lombaire.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM, Sécurité Sociale
L’IRM lombaire est une technique d’imagerie médicale permettant d’observer la structure osseuse ainsi que les tissus mous situés dans le bas du dos. Elle est fréquemment prescrite en cas de lombalgie ou de sciatique. Sans danger pour l’organisme, sa technologie permet d’obtenir des images d’une grande précision. Comment se déroule l’examen ? Quelles pathologies permet-il de détecter ? Quelles sont les contre-indications ? Voici ce qu’il faut savoir sur cet examen.
Un examen à prévoir ou un compte rendu à comprendre ?
Un praticien peut vous expliquer l'examen, vous le prescrire si besoin et vous aider à lire les résultats.
Comme son nom l’indique, l’IRM lombaire (imagerie par résonance magnétique) est un examen permettant d’observer la région du rachis lombaire, qui se situe dans le bas du dos. Elle se compose des cinq vertèbres lombaires, constituant une partie de la colonne vertébrale, ainsi que des muscles et des tissus mous environnant.
Cet examen permet notamment :
A noter: l’IRM permet d’observer d’autres zones du corps, comme le cerveau ou encore la zone pelvienne.
L’IRM fait partie des examens d’imagerie médicale. La technique utilisée est fondée sur les propriétés magnétiques des protons d’hydrogène contenus dans nos cellules. L’appareil émet un champ magnétique qui engendre une réaction de nos cellules. Celle-ci est alors analysée et retranscrite en images via un ordinateur. Cette technique permet un rendu d’une grande précision et est sans danger pour le corps.
Par ailleurs, cette même technique d’imagerie par résonance magnétique est utilisée pour explorer d’autres articulations, comme lors d’une IRM du genou, afin d’analyser précisément les structures internes.
Dans certains cas, en amont de la réalisation d’une IRM lombaire, un produit de contraste à base de gadolinium peut être injecté. Cela s’avère utile pour visualiser le contours des vaisseaux ou identifier une inflammation par exemple.
Comme tout médicament, le produit de contraste peut causer quelques effets secondaires passagers, tels que des nausées, une sensation de chaleur et un goût métallique dans la bouche.
Si vous effectuez une IRM incluant une injection, nous vous recommandons de bien vous hydrater après l’examen. Cela permettra d’évacuer plus rapidement le produit de contraste de votre organisme.
Dans ce contexte, une échographie doppler peut compléter l’exploration en permettant de visualiser les vaisseaux sanguins et d’évaluer la circulation du flux sanguin.
L’IRM lombaire joue un rôle important dans le diagnostic de certaines pathologies. Il permet de cerner l’origine d’une douleur dorsale, et donc d’apporter une réponse au patient souffrant d’une lombalgie (mal de dos), ou d’une sciatique, une douleur partant du nerf sciatique qui irradie dans la jambe.
L’IRM lombaire aiguille le médecin dans sa prise de décision quant au traitement à prescrire. Enfin, il permet d’évaluer ce dernier durant le suivi d’une pathologie.
Lorsqu’un patient souffre d’une douleur dans le bas du dos ou que sa mobilité dorsale est réduite, le médecin recherche l’origine de ces symptômes pour identifier l’anomalie ou la pathologie sous-jacente. L’IRM permet de détecter :
En amont de l’examen, le radiologue vous explique comment celui-ci va se dérouler. Puis vous êtes invité à retirer vos vêtements et tout objet métallique comme les bijoux et piercings.
Dans la salle d’examen se trouve une table sur laquelle vous êtes installé sur le ventre. Le radiologue quant à lui se place dans une salle adjacente séparée par une vitre transparente.
Lorsque vous êtes en place, la table s’insère dans un tunnel d’environ 2 mètres de long. A l’intérieur se trouve l’appareil émettant le champ magnétique.
Un bruit assez assourdissant et répétitif survient au démarrage de l’appareil. Pour éviter toute gêne, le radiologue vous remet en amont des protections auditives.
Durant l’intégralité de l’examen, il est important de rester immobile afin que les images soient exploitables. En cas d’inconfort, vous pouvez communiquer avec le radiologue à travers un interphone. L’examen dure entre 15 et 30 minutes.
Selon la zone analysée, le compte rendu de l’IRM peut vous être fourni à la fin de l’examen ou dans les jours qui suivent.
Les résultats peuvent également être communiqués à votre médecin traitant via une messagerie sécurisée afin qu’il poursuive le suivi.
Il existe certaines situations ne permettant pas la réalisation d’un IRM lombaire. Parmi elles, on retrouve :
Les prothèses médicales (hanche, genou ou autre) ne constituent pas une contre-indication absolue à la réalisation de l’IRM, mais ces matériels modifient l’image obtenue en IRM, l’analyse peut en être altérée.
L’IRM nécessite d’être immobile pendant plusieurs dizaines de minutes dans un tube relativement étroit. C’est pourquoi il est déconseillé aux personnes souffrant de claustrophobie.
Sauf indication particulière de votre médecin, l’IRM lombaire ne nécessite pas de condition particulière avant l’examen.
Lorsqu’il est réalisé chez un radiologue conventionné secteur 1, l’IRM lombaire coûte 69 euros. En respectant le parcours de soins coordonnés, 70% du prix est remboursé par l’assurance maladie.
Une IRM lombaire se fait allongé sur le dos, sur une table qui glisse dans l’appareil. L’examen est bruyant, mais indolore. Il dure souvent entre 15 et 30 minutes. Il faut rester immobile pour obtenir des images nettes.
Des vêtements confortables sans métal sont préférables. Les bijoux, montres, ceintures, piercings, cartes bancaires et objets métalliques doivent être retirés avant l’examen. Selon le centre, une tenue d’examen peut être fournie.
Une IRM lombaire peut montrer une hernie discale, une discopathie, une arthrose, un rétrécissement du canal lombaire, une inflammation, une fracture ou une atteinte des nerfs. Le résultat doit toujours être comparé aux douleurs ressenties, car certaines anomalies peuvent exister sans symptôme.
Dans la région lombaire, l’IRM peut aider à identifier des causes de douleurs du bas du dos ou de sciatique. Elle peut aussi rechercher une inflammation, une infection, une tumeur ou une compression nerveuse lorsque le contexte le justifie.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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