
Traitement de l’endométriose : comment mieux vivre avec ?
Le traitement hormonal, via la contraception, est la première solution proposée pour soulager et soigner l'endométriose chez les femmes.
Article validé médicalement
8 min de lecturePublié le 06/08/21

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique touchant environ 1 femme sur 10 en âge de procréer, selon la HAS.
Le conseil clé : Consultez un médecin dès l’apparition de douleurs menstruelles invalidantes pour ne pas retarder le diagnostic et la prise en charge.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
L’endométriose est une maladie gynécologique, longtemps méconnue, mais dont près de 10 % des femmes sont atteintes. Elle est provoquée par la présence de tissu endométrial, issue de la muqueuse utérine (endomètre), en dehors de l’utérus. Cette maladie est responsable de douleurs régulières, plus ou moins importantes, mais pouvant être très invalidantes. L’équipe médicale de Qare vous en dit plus sur l’endométriose pour mieux la comprendre et apprendre à vivre avec.
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Définition : l’endométriose est une maladie gynécologique caractérisée par la présence de tissu de la muqueuse de l’utérus (tissu endométrial) en dehors de la cavité utérine, et qui réagit aux variations hormonales provoquant divers symptômes.
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Les causes de l’endométriose sont encore méconnues et sujettes à plusieurs hypothèses. Une des plus connues est la « théorie de l’implantation ». Durant les menstruations, du sang (fragments de muqueuses) est régurgité dans les trompes et arriverait jusqu’à la cavité abdomino-pelvienne à cause des contractions utérines provoqués par les règles.
C’est un phénomène qui concerne toutes les femmes, mais chez celles atteintes d’endométriose, ce tissu n’est pas éliminé par l’organisme. Il réagit ensuite aux modifications hormonales et s’implante sur les organes voisins (trompe, ovaire, diaphragme, intestin, vessie, uretère…).
Auparavant, l’endométriose était classée en plusieurs stades de 1 à 4, mais, aujourd’hui, on n’utilise plus cette classification. L’endométriose a été séparée en 3 types :
Le type d’endométriose n’a pas d’impact sur l’intensité de la douleur ressentie. Ainsi, une endométriose superficielle peut être aussi douloureuse et invalidante qu’une endométriose profonde. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’endométriose et avoir des informations sûres, vous pouvez consulter les sites de l’Inserm, d’endofrance ou encore de la HAS (Haute Autorité de Santé), plutôt que Wikipédia. Vous pouvez également poser vos questions directement à un gynécologue.
Les symptômes de l’endométriose varie d’une femme à une autre, mais la douleur est sa manifestation la plus fréquente. Voici les principaux signes de l’endométriose :

L’endométriose peut se développer au niveau des organes digestifs (intestin, colon, rectum). Elle peut alors provoquer divers troubles qui reviennent assez régulièrement. Cela comprend la diarrhée, la constipation, mais aussi des douleurs au moment d’évacuer les selles. Il peut également y avoir la présence de sang dans les selles. Ces symptômes s’accentuent généralement au moment des règles.
La plupart de ces symptômes sont liés à une inflammation provoquée par une endométriose superficielle dans la zone rectale. D’autres part, beaucoup de patientes atteintes d’endométriose connaissent des symptômes digestifs à cause d’une autre maladie digestive. Ces problèmes peuvent mener (toutefois rarement) à une occlusion intestinale dans l’intestin grêle ou le colon qui doit être traitée chirurgicalement. Cette opération étant complexe, elle doit être menée par des experts de plusieurs disciplines.
Par ailleurs, identifier et détecter l’endométriose digestive nécessite un bilan clinique approfondi, car ses symptômes peuvent mimer d’autres pathologies gastro-intestinales.
L’endométriose est une maladie dite « bénigne » car elle n’entraîne pas de conséquences graves, et encore moins mortelles. Cependant, cette maladie peut être extrêmement invalidante pour les femmes atteintes, et certaines complications peuvent survenir. La qualité de vie s’en voit fortement impactée et dans certains cas, les douleurs empêchent de vivre et travailler normalement.
Autre conséquence importante, c’est la stérilité. Beaucoup de femmes qui vivent avec l’endométriose sont infertiles. C’est d’ailleurs, souvent lors d’un bilan de fertilité que le diagnostic de l’endométriose est posé.
Bon à savoir : l’endométriose n’augmente pas le risque de cancer. La muqueuse endométriale qui s’implante en dehors de l’utérus est légèrement différente de l’endomètre, mais elle ne contient pas de cellules cancéreuses.
Il convient de noter que le cancer de l’endomètre chez la femme est une pathologie distincte, sans lien établi avec les lésions endométriosiques.
Pour savoir si vous êtes atteinte d’endométriose, vous devez consulter un gynécologue. La description des symptômes peut orienter le diagnostic mais ne suffit pas à le confirmer. Le médecin pourra vous prescrire différents tests d’analyse et examens afin de vérifier l’hypothèse d’une endométriose.
Généralement, une échographie peut suffire à confirmer le diagnostic d’endométriose. Il s’agit d’une échographie pelvienne par ultrason qui permet notamment de détecter les kystes ovariens. Un examen d’imagerie par résonance magnétique, ou IRM pelvienne, peut également être nécessaire, mais ce n’est pas systématique. Il permet de repérer les autres atteintes comme les kystes, les nodules et les lésions et permet de compléter l’échographie.
L’arrivée d’Endotest® en 2025 révolutionne le diagnostic de l’endométriose. Cette méthode d’analyse salivaire, développée en France, offre une fiabilité supérieure à 90% et s’intègre au parcours de soin après les examens classiques.
L’examen radiologique est plutôt rare pour diagnostiquer l’endométriose, mais il est courant pour les bilans d’infertilité. Il peut aider à déceler les déformations ou malformations utérines.
Une fois le diagnostic posé, votre médecin peut vous prescrire des examens complémentaires afin d’explorer les lésions comme :
Enfin, des examens chirurgicaux peuvent également compléter le diagnostic comme la cœlioscopie (ou laparoscopie). Il s’agit d’un examen de référence pour obtenir un diagnostic complet de l’endométriose.
Les traitements médicamenteux sont nécessaires lorsque les douleurs et lésions ont des répercussions sur le quotidien ou sur un organe. Le traitement est adapté à chaque patiente atteinte d’endométriose. Trois approches complémentaires sont possibles :

Le médecin peut vous prescrire un dispositif de contraception visant à supprimer les règles et donc à réduire les saignements à l’origine des lésions de l’endométriose. Cette méthode permet de réduire progressivement les douleurs et de résorber les lésions. En premier recours, on utilise :
En deuxième recours, on peut utiliser les méthodes de contraception suivantes :
Les contraceptifs contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel sont concernés par une information sur le risque rare de méningiome. Ils ne doivent pas être utilisés en cas de méningiome actuel ou passé. Signalez cet antécédent au médecin ou à la sage-femme qui vous suit. En l’absence de symptôme, n’interrompez pas votre contraception de votre propre initiative : abordez ce sujet lors du suivi. Des maux de tête inhabituels persistants ou des troubles visuels nécessitent un avis médical.
L’objectif de ces moyens de contraception est le même : supprimer les règles et réduire les lésions.
L’endométriose provoque des douleurs à cause de l’inflammation des organes touchés mais aussi à l’irritation des nerfs. Pour calmer vos douleurs, votre médecin peut vous prescrire des antalgiques :
Des approches complémentaires avec la médecine douce et traditionnelle peuvent vous permettre d’améliorer votre gestion de la douleur et de mieux vivre avec l’endométriose. Vous pouvez voir avec votre médecin quelles pourraient être les méthodes les plus adaptées pour vous :
Vous pouvez également faire appel à un centre anti-douleurs qui pourra vous proposer d’essayer la neurostimulation électrique (le TENS). Cette méthode efficace permet de détourner le message douloureux envoyé par les nerfs et fonctionne très bien dans le cas des douleurs pelviennes (mal au bas du ventre) ou neuropathiques (douleurs liées à l’atteinte du système nerveux).
Bon à savoir : les douleurs neuropathiques se manifestent de façon particulière par des sensations de brûlures, des douleurs lancinantes, des chocs électriques, des fourmillements, picotements, démangeaisons, une sensibilité accrue, etc.
Une intervention chirurgicale est nécessaire dans certains cas d’endométriose, notamment en fonction de la douleur, du risque d’infertilité, des organes touchés ou d’endométriome (lésions à l’ovaire). La chirurgie est envisagée lorsqu’elle peut apporter plus de bénéfices (réduction de la douleur, amélioration de la fécondité) que d’inconvénients (risque d’incontinence, par exemple).
La grossesse peut dans certains cas apporter une amélioration des symptômes chez certaines femmes, pendant un certain temps. Généralement, cette phase de rémission est suivie par une reprise des symptômes après l’accouchement à cause des changements hormonaux. Elle ne permet donc pas d’en guérir !
Réponses relues par un médecin.
Si vous avez besoin d’informations et de conseils, vous pouvez facilement consulter un médecin en vidéo sur Qare. Des gynécologues seront plus à même de vous répondre. Vous pourrez leur décrire vos symptômes et obtenir un premier avis médical qui devra être complété par des examens. Ces derniers peuvent être prescrits en téléconsultation. Vous pourrez poser toutes vos questions en toute confiance et être orienté afin de bénéficier d’une prise en charge médicale.
Si vous souffrez d’endométriose ou d’un autre problème, des médecins généralistes ou gynécologues peuvent vous délivrer une ordonnance en ligne, si nécessaire (ex : pour des antalgiques). Vous pouvez décrire vos symptômes et vos antécédents au médecin en vidéo. Si nécessaire, vous pouvez également envoyer des documents comme des résultats d’examens à travers l’application. Vous recevrez votre ordonnance sur votre compte patient et pourrez l’utiliser directement en pharmacie.
Le plus simple pour parler d’un problème gynécologique ou de contraception, par exemple, c’est de vous adresser à un médecin gynécologue ou une sage-femme sur Qare. Les consultations sont possibles avec un délai d’attente réduit. Il vous suffit de quelques clics pour prendre rendez-vous sur Qare.
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
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Le diagnostic de l'endométriose reste encore parfois long et difficile. Comment faire pour détecter la maladie ?

L'endométriose peut avoir des conséquences digestives (diarrhée, constipation...). Symptômes, troubles et traitements existants.

Quels sont les symptômes des kystes dus à l'endométriose ? Quels sont les risques ? Pour quel traitement opter ? L’équipe médicale de Qare vous répond.

L'endométriose profonde se traduit par des lésions qui dépassent les 5mm de profondeur. Plusieurs organes peuvent être touchés.

Les symptômes de l'endométriose sont principalement les douleurs, qui sont plus fréquentes lors des règles, et parfois des signes digestifs.