Adénomyose : à quoi correspond cette anomalie utérine ?
L’adénomyose est une pathologie utérine qui désigne une anomalie du tissu reliant l’endomètre et le myomètre. Ce trouble chronique peut être détecté par échographie ou IRM pour un diagnostic médical précis. Les patientes ressentent souvent des douleurs et nécessitent des soins adaptés, avec l’accompagnement d’un gynécologue expert.
Qu’est-ce que l’adénomyose ? (définition)
L’adénomyose, également appelée « l’endométriose interne », est une maladie gynécologique fréquente et bénigne. Elle révèle la présence anormale de cellules d’endomètre (tissu muqueux qui tapisse l’intérieur de l’utérus) dans le myomètre et peut entraîner des atteintes à la fertilité et augmenter le risque d’infertilité.
L’utérus, parasité par des kystes de tissu endométrial, augmente, pouvant doubler, voire tripler de volume. Cette hypertrophie peut nécessiter une intervention invasive, comme l’ablation ou l’embolisation des vaisseaux utérins pour soulager la douleur chronique des patientes.
Quelques éléments à noter sur l’adénomyose :
- L’adénomyose est intimement liée à l’endométriose (6 à 20 % des cas), mais pas systématiquement. Une patiente peut avoir de l’adénomyose sans endométriose, et vice versa, impactant parfois la fertilité et le risque d’infertilité.
- Les techniques d’imagerie actuelles, comme l’échographie pelvienne et l’IRM, permettent un diagnosticstrong> efficace de cette pathologie.
- L’adénomyose est fréquemment associée à la présence de fibromes utérins.
- Selon les facteurs de risque identifiés, cette anomalie utérine toucherait 11 à 13% de la population féminine, dont 25 % des femmes de 36 à 40 ans. Les complications peuvent interférer avec l’implantation embryonnaire et nécessiter des options de soins adaptés, voire une prise en charge en FIV.
Quelles sont les différentes formes d’adénomyose ?
Tout comme les fibromes utérins, il existe différents types d’adénomyose. Notons tout d’abord que celle-ci peut être superficielle ou profonde, avec des atteintes tissulaires plus ou moins invasives, influant sur le choix des traitements et des options d’intervention.
Les autres types d’adénomyose sont :
- L’adénomyose diffuse : de nombreux foyers sont disséminés sur l’ensemble du myomètre et exposent à un risque accru de douleur pelvienne chronique ;
- L’adénomyose focale : un ou plusieurs foyers sont localisés sur le myomètre, ce qui peut entraîner des symptômes localisés et nécessiter une intervention ciblée.
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Est-ce que l’adénomyose est grave ?
L’adénomyose est une pathologie bénigne, qui n’a pas vocation à devenir maligne, ni conduire à un cancer. Néanmoins, certaines formes peuvent entraîner des symptômes extrêmement douloureux et invalidants, requérant des soins de support et une prise en charge par un gynécologue spécialisé.
Quelle différence entre adénomyose et endométriose ?
L’adénomyose et l’endométriose se rejoignent par la présence anormale de cellules endométriales à certains endroits, qui migrent pendant les règles. Elles se différencient par la localisation de ces tissus.
Pour l’adénomyose, ces derniers évoluent dans le myomètre, alors que pour l’endométriose, on les retrouve en dehors de l’utérus, sur les trompes de Fallope, les ovaires (favorisant parfois une infertilité), le péritoine, la vessie…
Quels sont les signes de l’adénomyose ?
Il est important de noter que chez 2 femmes sur 3, l’adénomyose n’entraîne pas de symptôme.
Chez celles pour qui la maladie se manifeste, les symptômes sont similaires à ceux de l’endométriose. On observe :
- Des ménorragies, des règles très abondantes et longues, qui durent plus de 7 jours (dans 50% des cas) ;
- Des dysménorrhées, des douleurs liées aux cycles menstruels (dans 30% des cas) ;
- Des métrorragies, des pertes de sang en dehors des cycles menstruels (dans 20% des cas) ;
- Des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunies).
À noter que l’adénomyose peut indirectement être à l’origine d’une fatigue importante, notamment en cas de douleur chronique et d’anémie, même avec des pertes de sang parfois faibles mais durables.
Est-ce que l’adénomyose fait gonfler le ventre ?
L’envahissement de l’endomètre (muqueuse utérine) dans le myomètre provoque une augmentation du volume global de l’utérus qui se gorge de sang.
La prise de poids induite en cas d’adénomyose est minime.
Causes et complications de l’adénomyose
Qu’est-ce qui provoque l’adénomyose ?
À l’heure actuelle, les causes de l’adénomyose demeurent encore mystérieuses. Plusieurs facteurs sont néanmoins identifiés : antécédents de grossesses multiples, hyperplasie endométriale, manipulations intra-utérines ou autres interventions invasives favorisant cette pathologie.
Quelles sont les conséquences de l’adénomyose ?
Au-delà des symptômes gênants à vivre au quotidien, l’adénomyose peut considérablement perturber les projets de grossesse, en impactant la fertilité et en augmentant le risque d’infertilité.
En effet, cette anomalie utérine peut provoquer une inflammation du tissu musculaire, réduisant la vascularisation et empêchant l’implantation de l’embryon dans l’utérus.
De plus, lorsqu’une femme atteinte d’adénomyose parvient à tomber enceinte, les risques de fausses couches sont multipliés par 2, même lors d’une prise en charge en FIV (fécondation in vitro), et les soins obstétricaux doivent être renforcés.
Diagnostic et traitement de l’adénomyose
L’adénomyose étant asymptomatique dans la majorité des cas, on la découvre souvent de manière fortuite, lors d’un examen gynécologique de routine ou une échographie prescrite par votre gynécologue.
L’échographie pelvienne et l’IRM pelvienne sont les deux examens d’imagerie de référence pour diagnostiquer l’adénomyose. Le diagnostic précoce permet d’ajuster les traitements médicaux et de planifier les soins avec votre gynécologue.
Quel traitement pour soigner l’adénomyose ?
Les traitements de l’adénomyose sont prescrits aux femmes symptomatiques. Ils peuvent inclure des options médicales ou chirurgicales, selon l’intensité de la douleur et la volonté de préservation de la fertilité.
Ces traitements sont soit médicamenteux (contraception hormonale bloquant l’ovulation et limitant la prolifération de l’endomètre), soit invasifs, comme l’embolisation des artères utérines, ou chirurgicaux (traitement localisé ou hystérectomie chez les patientes de plus de 40 ans n’ayant plus de désir de grossesse).
Dans le détail, en l’absence d’un désir de grossesse :
- Une contraception adaptée à l’adénomyose, comme la prise d’une pilule en continu pour stopper les règles, bloquer l’ovulation et empêcher la prolifération de l’endomètre. La pose d’un SIU hormonal type Miréna permet de stopper l’anémie, diminuer les ménorragies et le volume utérin, tout en offrant des soins préventifs.
- L’analogue GnRH + add back therapy, ce traitement médical permet de réduire les symptômes et de préserver la fertilité.
- Un traitement chirurgical conservateur ou radical (une hystérectomie, qui consiste à retirer l’utérus), ou une intervention d’ablation ciblée des lésions pour minimiser le risque d’infertilité et soulager la douleur chronique.
Dès les premiers symptômes, demandez un avis médical
Quand l’adénomyose est symptomatique, elle doit être traitée. Prenez RDV en ligne avec un gynécologue ou specialite=midwife »>une sage-femme pour un suivi médical et discuter des options de diagnostic et de traitements.
Quelle contraception en cas d’adénomyose ?
Le choix de la contraception est à déterminer avec le médecin ou la sage-femme qui vous suit. En fonction de vos symptômes, de votre désir de fertilité ou de vos projets en cas d’infertilité, il peut s’agir d’une pilule ou d’un stérilet approprié.
Est-ce que l’adénomyose peut disparaître ?
L’adénomyose, étant grandement liée aux variations hormonales, peut régresser spontanément à la ménopause quand le taux d’oestrogènes chute, mais d’autres facteurs individuels peuvent influencer cette évolution.
L’adénomyose est intimement liée à l’endométriose (6 à 20 % des cas), mais pas systématiquement. Une femme peut avoir de l’adénomyose sans endométriose, et vice versa.
Les techniques d’imagerie actuelles permettent de diagnostiquer efficacement l’adénomyose.
L’adénomyose est fréquemment associée à la présence de fibromes utérins.
Selon les statistiques, cette anomalie utérine toucherait 11 à 13% de la population féminine, de 36 à 40 ans dans 25% des cas (chiffres SCGP, 2016).
L’adénomyose est intimement liée à l’endométriose (6 à 20 % des cas), mais pas systématiquement. Une femme peut avoir de l’adénomyose sans endométriose, et vice versa.
Les techniques d’imagerie actuelles permettent de diagnostiquer efficacement l’adénomyose.
L’adénomyose est fréquemment associée à la présence de fibromes utérins.
Selon les statistiques, cette anomalie utérine toucherait 11 à 13% de la population féminine, de 36 à 40 ans dans 25% des cas (chiffres SCGP, 2016).
L’adénomyose diffuse : de nombreux foyers sont disséminés sur l’ensemble du myomètre ;
L’adénomyose focale : un ou plusieurs foyers sont localisés sur le myomètre.
L’adénomyose diffuse : de nombreux foyers sont disséminés sur l’ensemble du myomètre ;
L’adénomyose focale : un ou plusieurs foyers sont localisés sur le myomètre.
Des ménorragies, des règles très abondantes et longues, qui durent plus de 7 jours (dans 50% des cas) ;
Des dysménorrhées, des douleurs liées aux cycles menstruels (dans 30% des cas) ;
Des métrorragies, des pertes de sang en dehors des cycles menstruels (dans 20% des cas) ;
Des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunies).
Des ménorragies, des règles très abondantes et longues, qui durent plus de 7 jours (dans 50% des cas) ;
Des dysménorrhées, des douleurs liées aux cycles menstruels (dans 30% des cas) ;
Des métrorragies, des pertes de sang en dehors des cycles menstruels (dans 20% des cas) ;
Des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunies).
Une contraception adaptée à l’adénomyose, comme la prise d’une pilule en continu pour stopper les règles, bloquer l’ovulation et empêcher la prolifération de la muqueuse utérine (endomètre). La pose d’un SIU hormonal, type Miréna (stérilet) permet de stopper l’anémie grâce à un arrêt des saignements, diminuer les ménorragies, ainsi que le volume utérin.
L’analogue GnRH + add back therapy, ce traitement permet de réduire les symptômes associés à l’adénomyose.
Un traitement chirurgical conservateur ou radical (une hystérectomie, qui consiste à retirer l’utérus).
Une contraception adaptée à l’adénomyose, comme la prise d’une pilule en continu pour stopper les règles, bloquer l’ovulation et empêcher la prolifération de la muqueuse utérine (endomètre). La pose d’un SIU hormonal, type Miréna (stérilet) permet de stopper l’anémie grâce à un arrêt des saignements, diminuer les ménorragies, ainsi que le volume utérin.
L’analogue GnRH + add back therapy, ce traitement permet de réduire les symptômes associés à l’adénomyose.
Un traitement chirurgical conservateur ou radical (une hystérectomie, qui consiste à retirer l’utérus).
Foire aux questions
Peut-on mourir d’un fibrome ?
Tout comme l’adénomyose, les fibromes utérins sont bénins et n’ont pas vocation à évoluer vers des pathologies malignes, qui peuvent être potentiellement mortelles.
Qu’est-ce que la dyspareunie ? (définition)
La dyspareunie se caractérise par des douleurs pelviennes lors des rapports sexuels.
Il existe plusieurs sortes de dyspareunies, qui ne se situent pas nécessairement au niveau du vagin. 7 à 10% des femmes sont concernées par cette affection.
https://www.institutendometriose.com/lendometriose/quest-ce-que-ladenomyose/
https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/adenomyose-endometriose/
FAQ
Est-ce que l’adénomyose est grave ?
L’adénomyose n’est pas une maladie grave mais elle peut fortement impacter la qualité de vie. Elle provoque souvent des douleurs pelviennes intenses, des règles très abondantes et parfois de l’infertilité. Dans certains cas, les symptômes sont invalidants et nécessitent un traitement adapté.
Quels sont les symptômes d’une adénomyose ?
L’adénomyose provoque des règles très abondantes et prolongées (ménorragies), des douleurs pelviennes intenses lors des menstruations (dysménorrhées), des saignements en dehors des règles (métrorragies), une sensation de pesanteur abdominale, des douleurs pendant les rapports sexuels et un ballonnement abdominal.
Quelle est la différence entre l’endométriose et l’adénomyose ?
L’endométriose correspond à la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus, touchant parfois d’autres organes. L’adénomyose, elle, est une forme d’endométriose interne : le tissu endométrial s’infiltre dans le muscle utérin (myomètre), sans atteindre d’autres organes.
Comment guérir d’une adénomyose ?
Le seul moyen de guérir définitivement l’adénomyose est l’ablation chirurgicale de l’utérus (hystérectomie). Pour les symptômes, on utilise souvent des médicaments comme les anti-inflammatoires, les progestatifs, ou le DIU hormonal, ainsi que des traitements conservateurs comme l’embolisation des artères utérines. Des traitements naturels et des gestes moins invasifs peuvent soulager, mais ne guérissent pas la maladie.
