
3 étapes pour réguler nos émotions malsaines
Les émotions sont utilitaires. Elles nous aident à agir. Mais certaines peuvent être malsaines. Il est alors important d'apprendre à réguler.
Article relu
3 min de lecturePublié le 25/02/22

Les conseils de notre psychiatre Fanny Jacq pour utiliser les réseaux sociaux à bon escient dans cette actualité bouleversée.
Dans cette actualité bouleversée, notre psychiatre Fanny Jacq vous donner quelques conseils pour préserver votre santé mentale des effets néfastes que peut produire une utilisation excessive ou à mauvais escient des réseaux sociaux.
Avant toute chose, il faut se rappeler que les réseaux sociaux sont un outil. Comme un marteau que l’on peut utiliser pour taper sur son voisin… ou pour construire sa maison ! Les réseaux sociaux sont capables du meilleur (maintenir le contact avec ses proches, créer des liens nouveaux, initier des communautés d’intérêt), comme du pire. Et c’est pour vous aider à vous prémunir du pire que je vous propose 3 conseils simples.
Essayez d’établir quelques règles simples : limitez le temps passé sur les réseaux, n’allez pas les consulter systématiquement dès que vous avez 5 minutes de temps libre, ne postez pas tous les jours, laissez parfois votre téléphone à la maison quand vous sortez, et n’oubliez pas de savourer les paysages qui vous entourent avec vos yeux plus qu’à travers votre écran ;)
Il existe des systèmes qui bloquent le « scrolling » de votre téléphone au bout d’un temps défini. Vous pouvez vous-même configurer votre téléphone avec les modes « concentration », en enlevant les notifications, en bloquant le temps d’écran destiné aux réseaux, etc… L’idée est d’utiliser ses écrans en pleine conscience de leur utilisation, d’une façon qualitative plus que quantitative.
Inutile de lutter : les écrans sont là, ils font partie de notre quotidien à tous. En revanche, il est utile de guider l’enfant dans leur utilisation pour qu’ils se les approprient sans en devenir captif. Pour cela, on peut appliquer 4 règles simples recommandées par la psychologue Sabine Duflo* :
pas le matin, pour rester alerte et attentif à l’école
A l’écrit, et caché derrière un pseudo, il est facile d’aller loin dans ses propos, d’insulter, de critiquer etc. N’oubliez jamais qu’il y a une personne humaine qui va recevoir vos critiques de l’autre côté. Posez-vous toujours la question de ce que cela vous ferait si vous-même vous receviez ce type de messages.
A l’inverse, si vous êtes victime de propos négatifs ou agressifs sur les réseaux sociaux, ne restez pas seul.e, parlez-en autour de vous, prenez du recul et n’hésitez pas à contacter le 3018 et le 3020 qui sont des numéros d’appel d’urgence pour les personnes victimes de cyber-harcèlement.
N’oubliez pas non plus que ce qui est partagé sur les réseaux sociaux correspond à ce que l’on souhaite montrer, mais pas à la réalité. Un beau bébé, un joli sapin de Noël, une plage paradisiaque, un couple d’amoureux… ne sont souvent qu’une petite partie de notre quotidien. Comme disait Paul Valéry : « Les hommes se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent. »
Quand on se lance dans les réseaux sociaux, il est important d’être en paix avec son corps et d’assumer son apparence physique. Essayez de ne pas utiliser de filtres et de paraître naturel.le sur les photos, de ne pas refaire votre selfie des dizaines de fois pour avoir « la » bonne prise, forcez-vous à poster sans contrôler, et ne postez pas uniquement des photos de vous. La « dysmorphie snapchat » est un phénomène de plus en plus répandu. Il touche principalement les jeunes femmes qui demandent des interventions esthétiques à l’âge de 18 ou 20 ans pour « ressembler » à leurs photos retouchées car elles ne supportent pas leur apparence physique au naturel.
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Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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