Les gestes à adopter pour diminuer les symptômes allergiques du rhume des foins

Par Océane Mignien · Rédactrice web santé et psychologie · Mis à jour le 20 avril 2022

Contenu validé par la Direction médicale de Qare.

De février à avril, le bouleau bourgeonne et avec lui le fameux rhume des foins. Y compris en milieu urbain et en plein Paris. C’est le retour de la rhinite allergique saisonnière, cette allergie épisodique qui concerne de plus en plus de personnes chaque année.

Vous avez remarqué une irritation de vos yeux, nez ou votre gorge, vous avez le nez qui coule? Cette sensation d’un rhume qui dure, et revient chaque année à la même période ? Vous êtes peut être touché sans le savoir par une sensibilité à certains pollens, comme 25% des Français. Un chiffre en constante hausse puisqu’il était quatre fois moins élevé il y a trente ans, selon l’INSERM.

Si ces symptômes peuvent paraître anodins, il n’en sont pas moins gênant voire handicapants lorsqu’ils sont trop prononcés. Voici comment avec des gestes simples, vous pouvez les atténuer et vous faciliter la vie : une partie de cache-cache avec le pollen en perspective, que vous remporterez haut la main grâce à ces conseils pratiques !
Le plan : minimiser l’exposition à la substance allergisante, et donc son inhalation. C’est parti !

Actions possibles en extérieur

A vous le look de star et les lunettes de soleil, bloquant l’accès des particules de pollen à vos yeux. Le masque peut également minorer les maux de gorge, ainsi que la diminution du tabac, déjà irritant.

La pluie, un nouvel allié de choix ! Préférez les sorties après les averses, le pollen sera bien moins présent dans l’air.
N’hésitez pas à vous moucher aussi souvent que possible afin de ne pas accumuler de pollen, cela évitera les complications.

Gestes applicables à la maison

Aérez stratégique : fenêtres fermées au maximum la journée et la nuit pour ne pas laisser rentrer l’allergène, et décalez les aérations du logement tôt le matin ou tard le soir (lorsque le soleil est couché). Des filtres et toiles de protection anti-pollen peuvent être installées pour les plus sensibles, et existent aussi pour la voiture.

L’allergène s’est logé sur vos vêtements et dans vos cheveux durant la journée. En vous lavant les cheveux le soir et déposant vos vêtements d’extérieur, vous éviterez de contaminer votre habitat. Efficace pour passer de meilleures nuits dans une literie saine.

Le séchage des vêtements à l’extérieur durant les périodes de floraison est également déconseillé pour les mêmes raisons.
N’hésitez pas à vous moucher aussi souvent que possible afin de ne pas accumuler de pollen, cela évitera les complications. Oui, c’est aussi efficace en intérieur !

Privilégiez les activités adaptées

L’exposition directe aux végétaux par du jardinage et la tonte de la pelouse est réservée aux plus aventureux, là où les précautionneux pourraient y trouver la parfaite occasion pour déléguer ces tâches quotidiennes !

Les vacances et autres promenades peuvent être choisies en fonction des zones les moins touchées. La page du Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) vous aidera à trouver un lieu où l’air est moins contaminé par le pollen ou vous serez plus à votre aise. Vous voyez poindre ces beaux week-end dépaysants dans des régions insoupçonnées ? A visée thérapeutique, bien entendu…

Pour aller plus loin et traiter votre allergie au bouleau à la racine

Afin de poser un réel diagnostic sur cette allergie et envisager des traitements, l’idéal est de consulter un médecin. Si ce rhume est récurrent aux saisons de pollinisation, il est fort probable que vous souffrez d’une allergie à une ou plusieurs substances polliniques. Cependant d’autres pistes inflammatoires peuvent être explorées.
Le médecin pourra vous proposer plusieurs types de traitements médicamenteux en fonction de vos besoins et de l’intensité des symptômes.

Vers une disparition totale de vos allergies

L’allergologue quant à lui reste la meilleure option pour stopper l’allergie si le diagnostic est confirmé. Le but à présent n’est plus de prendre des médicaments chaque année, mais d’ atténuer les symptômes irritants et jusqu’à vous débarrasser définitivement. Il saura d’ailleurs déterminer avec précision quelles sont les substances qui vous rendent allergique et vous en désensibiliser.

En effet, même si les saisons peuvent être un excellent indicateur (pollen d’arbre pour février à mai, graminées (dont foin) de mai à juillet, et herbacées d’août à octobre), l’allergologue effectue des tests et examens plus poussés.

N’hésitez pas à vous adresser à eux, en particulier si vous êtes plus à risque (asthme, bronchite chronique…), ou si les crises apportent des symptômes graves tels que des difficultés respiratoires, conjonctivites, toux très importante et que votre qualité de vie est vraiment altérée.
Les solutions qu’ils vous apporteront seront efficaces et ce n’est pas parce que vous vous êtes habitués aux allergies qu’il n’est pas possible de vous en débarrasser.