Été 2020 : les IST toujours dans le viseur

Par Zoé Falgarone · Rédactrice web santé · Mis à jour le 10 septembre 2020, publié le 22 juillet 2020

Contenu validé par la Direction médicale de Qare.

Cet été, les vacances sont un peu différentes. Les déplacements sont limités et les gestes barrières pour empêcher la recrudescence du Covid-19 ne facilitent pas les rapprochements. Pourtant, même si les réunions entre amis se font plus rares, les rencontres sont toujours possibles, et le risque d’attraper une IST reste le même ! Selon une étude récente, celles-ci sont en hausse depuis plusieurs années. Alors, comment passer ses vacances sereinement tout en faisant de nouvelles rencontres ? Le point avec l’équipe médicale de Qare.

Le préservatif, toujours la seule protection efficace

Les vacances d’été restent particulièrement propices à la transmission des infections sexuellement transmissibles (IST). Ces dernières années, une recrudescence de ces maladies a été constatée, et celle-ci ne concerne pas uniquement le VIH. Selon Santé Publique France, ce sont les jeunes entre 15 et 24 ans qui sont les plus touchés par la hausse des cas, la raison principale reste le non port du préservatif lors des rapports intimes.

Continuer à lutter contre le VIH

Le VIH est loin d’avoir disparu, et pour s’en prémunir, le préservatif reste le meilleur rempart. Même si le nombre de nouveaux cas annuel a légèrement diminué en France – il est passé de 6 400 à 6 200 entre 2017 et 2018 – cela ne signifie pas que l’on peut baisser la garde, au contraire ! D’autant plus que le dépistage se fait encore souvent de façon trop tardive : dans 30 % des cas, l’infection est déjà bien avancée.

Pour rappel : le préservatif ne protège pas uniquement du VIH, mais aussi de la majorité des autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que des grossesses non-désirées.

Faire face à la recrudescence des autres IST

La dernière enquête de Santé Publique France a également mis en lumière la hausse d’un certain nombre d’IST dont les complications peuvent être nuisibles pour votre santé. La bonne nouvelle c’est que ces infections peuvent être facilement évitées grâce à l’usage du préservatif.

  • L’infection à gonocoque a touché plus de 49 000 personnes en 2016 en France, un chiffre qui a triplé en 4 ans.
  • Le nombre de diagnostics de chlamydiae a également été multiplié par trois. Cela peut s’expliquer par l’amélioration et l’intensification du dépistage, mais aussi par une hausse des rapports non-protégés. Les jeunes femmes entre 15 et 24 ans sont les principales concernées et représentent 38 % des cas. La chlamydiae peut entraîner une baisse de la fertilité chez les femmes.
  • En Europe, le nombre de cas de syphilis a augmenté de 70 % en une dizaine d’années (2010-2017).
  • En France, il y a trois fois plus de diagnostics de syphilis qu’il y a 10 ans. Donc, même si le nombre de cas est encore faible par rapport aux autres IST, il ne faut pas prendre ce risque à la légère.

Si vous voulez rester serein pendant les vacances et dans vos rapports, il n’y a qu’une seule règle : se protéger. Homme ou femme, pensez à prendre des préservatifs avec vous cet été !

Sources :