
4 erreurs à éviter pour arrêter de fumer
Nous le savons tous, fumer est mauvais pour la santé. Le savoir n’est cependant pas toujours suffisant pour arrêter de manière durable.
Article relu
7 min de lecturePublié le 09/11/17

Sécheresse buccale, coloration dentaire... arrêter de fumer c'est non seulement bon pour la santé mais aussi bon pour votre sourire !
Le conseil clé : En tant « qu’équipier » praticien de santé, en l’occurence chirurgien-dentiste, je suis « embarquée » d’office avec vous dans cette grande aventure, ainsi que tous les médecins, sage-femmes, kinés et infirmiers.
S’il y a bien une chose qui donne envie à un fumeur « d’aller en griller une », c’est le discours moralisateur concernant tous les méfaits dus au tabac. Les fumeurs sont généralement plutôt bien informés, ils connaissent la théorie ! Mais connaître les dangers du tabac, même lorsque l’on souhaite arrêter de fumer, ne suffit pas pour stopper la consommation de tabac. C’est un fait.
Arrêter de fumer est en soi quelque chose d’extrêmement négatif : c’est renoncer à une habitude, à un plaisir, à une pause, à une certaine forme de convivialité, à un moment régressif, à quelquechose d’esthétique (le geste, la séduction, le personnage que l’on s’imagine être…), à sa jeunesse, à sa « coolitude », à un temps de partage, à sa « madeleine de Proust » (combien de souvenirs ressurgissent dans ce petit jet de fumée…). C’est renoncer à sa personnalité, à son côté aventurier voire rebelle ou non-conformiste. Bref, c’est se renier.
Personnellement, cela ne me fait pas du tout rêver ! C’est pourquoi je pense que le concept « d’arrêter de fumer » qui s’apparente finalement à une contrainte et à un renoncement, ce qui ne motive personne, pourrait avantageusement être remplacé par le concept de « devenir non-fumeur ».
Il ne s’agit pas seulement d’une subtilité de langage, mais bien du fond du problème. Devenir non fumeur n’est alors pas un renoncement, ni un deuil, ni une rupture. C’est plutôt un changement dans la continuité, que l’on souhaite positif. C’est une sorte de progrès, de pas en avant. On ne se renie pas, on essaie d’évoluer. C’est surtout une démarche qui permet de trébucher et de se relever sans punition ni auto-dévalorisation.
En effet, une personne qui « arrête de fumer » un jour, un mois, ou une année et qui rechute se considère en échec total : « J’ai recommencé à fumer ». Echec qui annule psychologiquement le bénéfice d’un jour, d’un mois, ou un d’an d’efforts, et décourage toute nouvelle tentative. Une personne qui commence à devenir non-fumeur va considérer toute journée sans tabac comme un succès : « J’ai été non-fumeur, un jour, ou un mois, ou un an ! ». Et la consommation de tabac indésirable pourra alors être perçue comme une interruption de cette démarche positive, comme un accident, mais n’empêchera pas de persévérer dans ce projet.
C’est bien beau de vouloir devenir non fumeur, même si l’on envisage cela comme une aventure, voire un rêve à réaliser, mais cela oblige à une bonne réflexion et à la mise en place d’une vraie politique de changement. Un peu comme si vous décidiez du jour au lendemain de partir faire un tour du monde en voilier; il vous faudrait alors environ un an de préparation !
Dans le cas du voilier,les pré-requis sont ; un chef de bord expérimenté, du vent, un objectif qui va déterminer le cap à suivre et un bateau parfaitement avitaillé. Dans le cas de votre aventure, (arrêter de fumer), les préparatifs seront moins longs, mais ils seront tout aussi exigeants.
Dans ce cas, le capitaine, c’est vous, l’expérience, c’est votre volonté (plus elle faiblira, plus il vous faudra des équipiers efficaces), le vent, c’est votre envie de ne plus fumer, l’objectif, c’est une vie sans tabac, le cap à tenir, c’est essayer chaque jour de vivre en non-fumeur.
Comme tout cap, il sera parfois difficile à tenir, et il faudra parfois tirer des bords pour y arriver. Et pour finir, l’avitaillement du bateau, c’est la mise en place pratico-pratique de votre nouvel environnement quotidien de non fumeur, à réaliser minutieusement après une vraie réflexion.
Prêt pour l’aventure ? Alors un dernier détail et non des moindres, veillez à vous entourer d’un équipage qui sera là, prêt à vous soutenir en cas de besoin, si la volonté flanche !
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Échangez en vidéo avec un médecin généraliste pour faire le point sur votre situation et être orienté si nécessaire.
Comme le capitaine recense son équipage, faites le point des soutiens sur lesquels vous pouvez compter :
Et enfin tout un panel de sites, réseaux sociaux et applis ludiques pour vous aider et rendre plus motivante et conviviale votre démarche, et vous faire réaliser que vous n’êtes pas seul dans votre cas! Vous pouvez même intégrer des groupes de personnes qui vous ressemblent et qui ont le même objectif que vous ! (Voir les liens ci-dessous)
En bref, il y a autant de méthodes pour devenir non fumeur qu’il y a de fumeurs. C’est donc à vous de vous connaître, et d’établir la méthode qui vous correspond.
En tant « qu’équipier » praticien de santé, en l’occurence chirurgien-dentiste, je suis « embarquée » d’office avec vous dans cette grande aventure, ainsi que tous les médecins, sage-femmes, kinés et infirmiers.
Les dentistes sont aux premières loges pour visualiser les effets du tabac sur la cavité buccale et ont donc un rôle de soutien essentiel à jouer pour vous accompagner dans votre démarche. N’hésitez pas à aller consulter votre dentiste pour faire un check-up, un détartrage-polissage et demander une prescription de produits de soins bucco-dentaires adaptés.
Comme expliqué précédement, je ne vous ferai pas un catalogue des pathologies liées au tabac. En revanche, je peux vous lister tous les bienfaits que vous ressentirez au fil des jours d’une vie sans tabac :
Tout ceci en plus d’une amélioration notable de votre capacité respiratoire, et de l’état de votre sphère ORL… Exit la toux du matin et autres bronchites hivernales ou chroniques. Sur ce, je vous souhaite un bon vent ! Gardez le cap !
Liens Tabac Info-Services :
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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