4 conseils pour faire face à l’anxiété alimentaire

Par Laura Talmasson · Rédactrice web santé · Mis à jour le 1 juin 2022

Contenu validé par la Direction médicale de Qare.

Si on connaît bien les troubles du comportement alimentaire (comme l’anorexie ou la boulimie), qu’en est-il de l’anxiété alimentaire, cette zone grise où l’alimentation devient petit à petit une source de préoccupation excessive ? Selon l’étude IPSOS pour Qare, elle concerne ou a concerné 44% des françaises au cours de leur vie, avec des impacts négatifs sur leur santé physique et mentale. Nous vous donnons 4 conseils pour en sortir et retrouver un rapport positif à l’alimentation.

Faire la paix avec son corps

Notre corps évolue avec nous. La puberté, la grossesse ou la ménopause sont bien-sûr des périodes de grands bouleversements. Mais de manière plus large, il y a tout simplement la vie et les changements qu’elle implique. Le corps est ainsi amené à changer : on perd du poids, on en prend, on voit apparaître de la cellulite, des cicatrices ou des vergetures. Tout cela est normal et ne doit pas inquiéter outre mesure, car ce qui compte c’est avant tout c’est d’être en bonne santé.

Faire la paix avec notre corps nous encourage généralement à mieux en prendre soin, ce qui contribue à notre bien-être général. De plus, cela facilite l’atteinte de son poids de forme, c’est-à-dire le poids que l’on peut maintenir sur le long-terme tout en respectant ses signaux de faim et de satiété.

Sortir du silence et parler de son anxiété alimentaire

Quand le rapport à l’alimentation devient une source d’anxiété, le fait d’en parler peut être libérateur. Ce conseil peut sembler paradoxal parce que l’alimentation est au cœur de toutes les discussions, qu’il s’agisse d’émissions tv, de publicités, d’articles de magazines ou de publications sur les réseaux sociaux. Mais en réalité le sujet reste encore tabou, particulièrement quand on parle de troubles du comportement alimentaire.

L’anxiété alimentaire fait tellement partie de notre quotidien qu’elle est parfois banalisée, voire totalement ignorée, y compris par les personnes qui en souffrent. Être au régime en permanence ou compter les calories de chaque aliment est considéré comme normal alors que cela ne devrait pas être le cas. Discuter avec une personne de confiance peut permettre de mettre le doigt sur un malaise qui s’exprime à travers le rapport à l’alimentation.

Travailler sur sa confiance en soi

L’anxiété alimentaire est souvent l’arbre qui cache la forêt et le fait de se préoccuper de manière excessive de son apparence physique peut révéler un manque de confiance en soi. Certaines habitudes et activités permettent heureusement d’inverser la tendance et d’apprendre à se valoriser et par extension à lâcher prise sur son corps et son alimentation.

Les pratiques “feel good” qu’on vous recommande :

  • Apprendre à dire non : en communiquant clairement ses limites, on fait des choix qui nous ressemblent avec lesquels nous sommes en accord ce qui favorise l’estime de soi.
  • Parler en public : cela permet de sortir de sa zone de confort et de se découvrir des talents d’orateurs, profitez-en pour essayer le théâtre par exemple.
  • Utiliser l’application Mon Sherpa afin de bénéficier gratuitement d’un soutien psychologique, notamment à travers les parcours “Confiance en soi” et “Nutrition”.
  • L’activité physique : qu’il s’agisse de la danse, du yoga ou d’une autre pratique sportive. En bougeant on relâche les tensions, on est plus à l’aise dans son corps et on apprend à l’apprécier pour ce qu’il peut faire et pas juste pour son apparence.

Cette liste est bien-sûr non exhaustive. L’important est d’aller vers les activités et les pratiques qui vous font vous sentir bien dans votre corps et votre tête et vous valorisent sur le long terme.

Solliciter de l’aide auprès d’un professionnel de santé

Lorsque l’anxiété alimentaire devient trop forte ou dès que vous en ressentez le besoin, il est bénéfique de consulter un professionnel de santé :

  • Un nutritionniste ou un diététicien peut vous donner des conseils alimentaires simples et faciles à appliquer.
  • Un psychologue ou un psychiatre peut quant à lui évaluer votre anxiété alimentaire et vous accompagner vers un rapport à l’image du corps plus sain et à une meilleure confiance en vous.

Si vous n’osez pas pousser la porte d’un cabinet ou tout simplement si cela est plus pratique dans votre situation, vous pouvez recourir à la téléconsultation afin de bénéficier d’un suivi avec un médecin ou professionnel de santé depuis chez vous.