Allergie solaire : que faire ?

Par Dr Valérie Dorizy-Vuong · Médecin Dermatologue · Mis à jour le 3 juillet 2020, publié le 16 août 2018

Contenu validé par la Direction médicale de Qare.

A l’arrivée des beaux jours, après un hiver difficile, l’envie de soleil est forte. Mais dès les premières expositions solaires, certaines personnes feront une réaction « d’allergie solaire » encore appelée lucite estivale bénigne. Cette réaction est fréquente, surtout chez les jeunes femmes à partir de 15 ans. Cela serait lié à une réaction immunologique aux UV (Ultra Violets).

allergie solaire

Les allergies solaires débutent aux premières expositions intenses souvent au 2ème ou 3ème jour de l’exposition, mais au fil des années, les réactions sont plus précoces (au printemps) et plus intenses. Les lésions caractéristiques sont des papules (boutons rouges) qui démangent, sur le décolleté, les épaules et les bras, sans atteinte du visage. Les lésions disparaissent progressivement en 7 à 10 jours.

La lucite estivale bénigne peut être gênante et parfois gâcher les vacances. Une exposition très progressive est recommandée mais n’est pas facile à réaliser.

Des mesures préventives simples permettront d’éviter une lucite.

  • Une protection solaire avec la mention très haute protection SPF 50+ (protection UVB) et surtout forte en UVA (mentionnée en petit sous l’indice UVB ou bien au dos du flacon)
  • La prise de compléments alimentaires riches en antioxydants. Ils sont à débuter au minimum 3 semaines avant l’exposition jusqu’à la fin de l’exposition.

Malgré ces mesures, en cas d’éruption après exposition solaire, des traitements sur prescription par le dermatologue pourront être évalués après un entretien pour éliminer d’autres maladies dont les allergies médicamenteuses pouvant être déclenchées par une exposition solaire. Des séances de photothérapie (UVA ou UVB) chez le dermatologue 2 mois avant l’exposition solaire à raison de 2 à 3 séances par semaine pourront être proposées. Il faut éviter les UV en cabine de bronzage cosmétiques où la dose d’UV et le type d’UV ne sont pas évalués. Un traitement par voie orale à prendre pendant l’exposition pourra être prescrit. Un examen ophtalmologique sera alors demandé en cas de traitement prolongé > 3 mois.

En cas de lucite avérée, il faudra éviter le soleil jusqu’à guérison. La prise d’antihistaminique (anti allergique en comprimés) et l’application de dermocorticoïdes peuvent raccourcir la durée de l’éruption et soulager les symptômes.

L’allergie solaire peut être inconfortable mais il s’agit d’une réaction cutanée bénigne, qui guéri spontanément en quelques jours et s’améliore avec l’âge.

Les mesures de protection solaire : https://www.who.int/uv/sun_protection/fr/