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Variants covid-19 : anglais, sud-africain et brésilien

Une femme portant un masque consulte son téléphone dans la rue.

L’essentiel en 30 secondes

Les variants du SARS-CoV-2 — dont les variants Alpha (anglais), Beta (sud-africain) et Gamma (brésilien) — sont des souches mutées du coronavirus présentant des caractéristiques de transmission ou d’échappement immunitaire modifiées.

  • Les variants sont classés en variants préoccupants (VOC) ou variants d’intérêt selon leur impact épidémique, selon l’OMS.
  • Le variant Alpha (B.1.1.7), détecté au Royaume-Uni, présente une transmissibilité estimée 50 à 70 % plus élevée que la souche initiale.
  • Le variant Beta (B.1.351), identifié en Afrique du Sud, réduit partiellement l’efficacité de certains vaccins contre l’infection symptomatique.
  • Les vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech, Moderna) restent efficaces contre les formes graves, selon l’ANSM et les autorités sanitaires européennes.
  • Pour limiter les infections respiratoires, le port d’un masque chirurgical ou FFP2 est recommandé en cas de symptômes, au contact d’une personne malade ou auprès de personnes fragiles. Les FFP2 peuvent être utilisés par le grand public. Le masque complète l’aération et les autres gestes barrières.

Le conseil clé : Consultez votre médecin ou un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes évocateurs afin d’obtenir un diagnostic et un suivi adaptés au contexte variant en cours.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : HCSP, ANSM, Ameli.fr, OMS

Voir aussi : symptômes de fièvre liés au covid

Certaines mutations du virus SARS-CoV-2 ont donné lieu à l’apparition de ce qu’on appelle des variants. Les trois principaux sont apparus en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud et au Brésil. La présence de ces variants en France fait redouter une nouvelle flambée de l’épidémie. Les symptômes sont-ils les mêmes qu’avec la souche classique du coronavirus ? Que faire pour réduire la progression et la transmission des variants ? Pouvez-vous savoir si vous êtes contaminé par l’un deux ? L’équipe médicale de Qare répond à toutes vos questions.

Dans ce contexte, il peut être difficile de différencier grippe et covid-19, car ces deux infections partagent plusieurs symptômes respiratoires communs.

Gorge, nez, toux : des symptômes qui s'installent ?

Un praticien peut évaluer vos symptômes en vidéo et vous prescrire un traitement si nécessaire.

Coronavirus : c’est quoi un variant de la covid-19 ?

Un variant est par définition un virus qui dérive du virus originel par mutation. Les mutations du virus de la covid-19 n’ont eu, pour la grande majorité, aucun impact significatif, mais lorsqu’elles donnent un avantage au virus, de nouveaux variants apparaissent. Le coronavirus SARS-CoV-2 a déjà connu des milliers de mutations sans conséquence. Cependant, un nouveau variant de la covid-19 peut supplanter en quelques mois le variant d’origine et devenir le variant dominant.

Différences entre mutation, nouvelle souche et variant

Vous avez du mal à vous y retrouver entre toute cette terminologie scientifique ? Faisons le point pour mieux comprendre de quoi il s’agit.

  1. Mutation : lorsqu’un virus se réplique, il crée des copies de lui-même mais celles-ci peuvent comporter des erreurs. On parle alors de mutations. Elles peuvent n’avoir aucun effet sur le virus, mais il arrive qu’elles modifient le fonctionnement des protéines du virus.
  2. Variant : il peut naître suite à des mutations qui lui apportent un avantage et modifient la réplication du virus, permettant une multiplication plus diffuse au sein de la population.
  3. Souche : ce terme désigne la même chose qu’un variant, mais cette désignation est plus ancienne.

Les variants du SARS-CoV-2 augmentent le risque d’infection et de transmission de la covid-19. Leurs mutations permettent notamment au virus de pénétrer dans les cellules humaines et de s’y répliquer plus facilement.

Quels sont les variants de la covid-19 qui circulent en France ?

Le premier variant à avoir circulé en France est le variant anglais. Le premier cas lié au variant anglais détecté en France a été signalé le 25 décembre 2020. Il reste encore minoritaire face à la souche classique de la covid-19. Toutefois, au début d’année 2021, ce variant représentait près de 25 % des tests PCR positifs en Île-de-France, et environ 10 % pour toute la France. Note : ces données sont historiques et se rapportent au contexte épidémique de début 2021. Le variant Alpha (dit « anglais ») ne circule plus depuis 2022, ayant été supplanté par Delta puis par les sous-variants Omicron.

Deux autres variants en provenance d’Afrique du Sud, mais aussi du Brésil ont également été détectés dans certaines régions françaises. Quelques cas ont déjà été répertoriés en France, mais les contaminations dus à ces variants restent encore faibles au début d’année 2021.

D’autres variants sont apparus à travers le monde, notamment en Californie, en Allemagne, plus précisément en Bavière, ou encore en Italie.

Pourquoi de nouveaux variants sont-ils apparus ?

Pour certains chercheurs, cela pourrait être à cause de contaminations chez des personnes immunodéprimées, recevant des transfusions d’anticorps pour assister leur système immunitaire. Leur organisme aurait développé des résistances lors de l’infection à la covid-19 et provoqué la naissance de ces variants.

Quels sont les symptômes des nouveaux variants covid-19 ?

Si vous avez été infecté par la covid-19, sachez qu’il est assez difficile de distinguer les symptômes présents dans le variant anglais du virus de ceux du variant dominant, car ils sont assez similaires. Certains sont néanmoins plus fréquents avec la souche britannique, tandis que d’autres le deviennent moins. Voici la liste des symptômes du variant anglais les plus fréquents :

  • la toux ;
  • la fatigue ;
  • les douleurs musculaires ;
  • la fièvre ;
  • le mal de gorge ou la gorge sèche ;
  • les éternuements.

Selon l’Office National de Statistiques du Royaume-Uni, les symptômes du variant anglais diffèrent un peu des autres variants sans être plus virulents. On en retrouve certains plus souvent que dans l’infection avec la covid-19 « classique ».

La toux est plus souvent présente, 32 % avec ce variant contre 29 % avec le variant dominant, tout comme la fatigue qui est présente chez 32 % des patients contaminés par ce variant contre 29 % avec la souche classique. Note : ces chiffres sont issus d’études britanniques de 2021 portant sur le variant Alpha, qui ne circule plus. Les profils symptomatiques des variants Omicron actuellement en circulation diffèrent de ces données. Les douleurs musculaires et la fièvre sont également plus souvent présentes. En revanche, la perte des sens du goût et de l’odorat est toujours présente mais moins fréquemment qu’avec le coronavirus classique.

Personne masquée toussant dans son coude.

Symptômes des variants sud-africain et brésilien

Il y a beaucoup moins de données existantes sur ces nouveaux variants. Le variant sud-africain, aussi présents en France, provoquerait des symptômes assez similaires à ceux du variant anglais, sans générer plus de formes graves. Concernant le variant brésilien, découvert en janvier 2021, il y a encore peu de données disponibles, mais a priori les patients présenteraient le même type de symptômes qu’avec les autres variants.

Symptômes covid-19 : comment savoir si j’ai été contaminé par un variant ?

Depuis le 30 juin 2023, la surveillance des variants en France repose sur le séquençage. Le criblage systématique après chaque test positif n’est plus le dispositif en vigueur. Le séquençage est organisé sur des prélèvements sélectionnés pour la surveillance ou certaines indications ; il ne correspond pas à un second test automatiquement demandé à chaque patient.

Par ailleurs, bien que les symptômes et leur fréquence puissent différer entre les nouveaux variants et la souche dominante du coronavirus, il semble qu’il n’y ait pas de nouveaux symptômes. Il est donc difficile de savoir si une infection est due à l’un ou l’autre des variants ou bien à la souche classique sans faire de test.

Variant britannique de la Covid-19 : quelles sont ses spécificités ?

Variant anglais : une contagiosité plus élevée

Le premier variant de la covid-19 à avoir suscité des inquiétudes est le variant anglais (appelé souche B.1.1.7), car il a été détecté dans cette région pour la première fois courant septembre 2020, mais il a pu naître ailleurs. Le variant anglais de la covid-19 était estimé 30 % à 70 % plus contagieux que la souche originelle Wuhan, selon les données disponibles en 2020-2021. Note : cette estimation est historique. Le variant Alpha ne circule plus depuis 2022 ; les sous-variants Omicron en circulation en 2026 présentent une transmissibilité nettement supérieure. Cela peut donc accélérer la progression de l’épidémie de façon très rapide. D’ailleurs, au Royaume-Uni, ce variant représente la majorité des contaminations.

La charge virale chez les personnes contaminées serait plus élevée. Ainsi, si vous toussez ou éternuez alors que vous êtes infecté par ce variant, vos excrétions pourraient contenir plus de virus. On sait d’ailleurs que le variant anglais fait davantage tousser, ce qui augmente encore le risque de contamination. Cela pourrait expliquer pourquoi le virus est plus contagieux.

Une autre hypothèse avancée pour expliquer la surcontagiosité serait que ce variant produirait désormais des protéines de surface qui permettraient de pénétrer plus facilement au sein des cellules infectées. Ce sont en tout cas les deux hypothèses pouvant expliquer pourquoi ce virus se propage plus rapidement.

Pas plus de formes graves avec le variant britannique

Bien que la progression du variant anglais en France inquiète, il semble que cette souche du virus ne soit pas plus dangereuse. Si vous êtes porteur du variant anglais, vos symptômes ne seront donc pas plus graves ou plus virulents qu’avec la souche classique. La proportion de personnes infectées faisant des formes sévères du coronavirus reste la même. Cependant, avec une contagiosité plus élevée, le variant anglais peut entraîner une augmentation du nombre de cas, et donc in fine du nombre de cas graves, donc d’hospitalisations et de décès.

Variant sud-africain : causes, contagion, vaccin

Le variant d’Afrique du Sud est-il plus contagieux ?

Le variant sud-africain (baptisé 501.V2) présenterait des mutations très proches de celles du variant britannique, et serait peut-être encore plus contagieux. Sa contagiosité était estimée à 50 % plus élevée qu’avec la souche classique du coronavirus, selon les modélisations disponibles en 2021. Note : donnée historique relative au variant Beta (501.V2), qui ne circule plus en 2026. Les variants Omicron actuels présentent des niveaux de transmissibilité largement supérieurs à cette estimation.

Le variant Bêta a été étudié par des méthodes de caractérisation génétique. Pour la surveillance actuelle, le séquençage permet d’identifier précisément les lignées ; il ne s’agit pas d’un test complémentaire systématique demandé à chaque personne positive.

Les causes de l’apparition du variant sud-africain

Son apparition n’aurait pas de rapport avec le variant britannique. Certains chercheurs avancent qu’un variant est apparu dans cette région en raison du grand nombre de personnes infectées par le VIH et donc de patients immunodéprimés. Le virus se serait servi de cet avantage pour muter. Plusieurs cas d’infection avec le nouveau variant sud-africain ont également été rapportés en France.

La résistance du variant sud-africain au vaccin

Selon un rapport de l’ONU, le vaccin de Moderna serait moins efficace avec le variant sud-africain. Une étude sur les personnes vaccinées avec ce vaccin montre une réduction des anticorps neutralisant avec le variant sud-africain, par rapport aux autres variants. Cependant, cela ne veut pas dire que les vaccins sont totalement inefficaces.

Par ailleurs, l’Afrique du Sud a stoppé l’utilisation du vaccin AstraZeneca car il serait également moins efficace face au variant sud-africain. Toutefois, ces données n’ont pas encore été confirmées et l’on ignore encore si le vaccin reste efficace contre les formes graves. Les participants à l’étude étaient jeunes, et donc très peu à risque de développer une forme sévère de l’infection.

variant vaccin

Variant brésilien du coronavirus : ce qu’il faut retenir

Deux variants provenant du Brésil

Deux variants assez similaires du coronavirus ont émergé au Brésil. Le premier variant brésilien P1 viendrait de la ville de Manaus en Amazonie, qui connaît une flambée de l’épidémie. Il a été détecté pour la première fois au Japon, début janvier, chez quatre personnes revenant de cette région brésilienne. Le deuxième variant brésilien P2 est présent dans l’État de Rio, selon des chercheurs brésiliens qui l’auraient détecté dès le mois d’octobre 2020. Ces deux variants seraient issus d’une même souche brésilienne existant depuis le mois de février 2020.

Les mutations du variant brésilien

Ces variants suscitent beaucoup d’inquiétudes en raison de leurs mutations. Une de ces mutations aiderait le virus à échapper plus facilement aux anticorps. Ainsi, il pourrait contaminer plus facilement une personne qui a déjà été infectée ou vaccinée. L’immunité face à ce virus est donc beaucoup plus faible. La seconde mutation inquiétante concerne la transmissibilité. Tout comme leurs congénères anglais et sud-africain, les souches brésiliennes seraient effectivement plus contagieuses. Cependant, des données complémentaires sont attendues afin d’en savoir plus sur cette nouvelle souche.

Circulation du variant brésilien en Europe

Début 2021, seuls quelques cas isolés de contaminations avec le variant brésilien ont été détectés en France. Le virus circule également dans d’autres pays européens comme les Pays-Bas, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne. En tout, il a été repéré dans une dizaine de pays au début 2021, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Prévenir la propagation des variants covid-19 en France

Que faire en cas d’infection par un variant de la covid-19 ?

Les protocoles de dépistage et de suivi des variants décrits au début de 2021 ont évolué. Les règles actuelles de prévention du Covid-19 ne prévoient plus de durée d’isolement obligatoire différente selon le variant.

  1. Un résultat positif n’impose pas de réaliser un second prélèvement uniquement pour un criblage systématique des variants. Suivez les conseils du professionnel de santé pour votre prise en charge.
  2. Le choix d’un test dépend de la situation clinique. Le seul fait de revenir de voyage ou d’avoir rencontré un voyageur ne crée pas une obligation générale de PCR destinée à déterminer le variant.
  3. Depuis le 1er février 2023, un test positif au Covid-19 n’impose plus dix jours d’isolement, quel que soit le variant. Limitez les contacts, portez un masque et évitez les personnes fragiles.
  4. Il n’existe plus de test réglementaire de sortie d’isolement. Surveillez votre état et demandez conseil à votre médecin si les symptômes persistent, s’aggravent ou si vous présentez un risque de forme grave.

À l’école : les précautions à suivre

Si votre enfant a été en contact avec une personne ayant la Covid-19, surveillez l’apparition de symptômes et renforcez les gestes barrières. L’isolement systématique des cas positifs ou contacts n’est plus requis depuis le 1er février 2023. Cela ne supprime pas les précautions : limitez les contacts avec les personnes fragiles, aérez et demandez un avis médical si votre enfant est malade. Pour son accueil en collectivité et les éventuelles mesures locales, suivez les consignes de l’établissement et des autorités sanitaires.

Élèves assis dans une salle de classe.

Les vaccins fonctionnent-ils sur les variants de la covid-19 ?

Les premiers vaccins disponibles dans l’Union Européenne et la France semblent toujours efficaces contre le variant britannique de la covid-19. Il s’agit des vaccins à ARNmessager des laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna. Ce type de vaccin est beaucoup plus rapide à produire que les vaccins classiques. Ces deux laboratoires ont d’ailleurs confirmé être en mesure développer un nouveau vaccin en quelques semaines. Concernant le vaccin d’AstraZeneca, autorisé fin janvier 2021 en Union Européenne, il serait moins efficace contre le variant d’Afrique du Sud.

Pour faire face à ces variants, les stratégies vaccinales pourront aussi être adaptées. Plusieurs solutions sont possibles. Plusieurs vaccins pourraient être combinés pour offrir une plus grande protection, ou des doses supplémentaires pourraient être injectées avec un troisième rappel pour augmenter la production d’anticorps.

Questions fréquentes

J’ai des symptômes de la covid-19, comment consulter un médecin ?

Selon votre état et vos symptômes, un médecin peut vous recevoir en téléconsultation et vous orienter vers un examen en présentiel si nécessaire. Une téléconsultation pour le Covid-19 suit les règles habituelles de remboursement : généralement 70 % de la base conventionnelle lorsque les conditions sont respectées, ou 100 % dans certaines situations personnelles ouvrant ce droit. Le seul motif Covid-19 ne garantit pas une prise en charge intégrale.

J’ai besoin de faire un test de dépistage, comment obtenir une ordonnance ?

Un médecin peut prescrire un test RT-PCR de dépistage du Covid-19 si votre situation le justifie, notamment en cas de symptômes. Depuis le 1er mars 2025, l’Assurance Maladie prend ce test en charge à 60 % sur prescription médicale. La prescription ne garantit pas une priorité de passage ni un résultat plus rapide : le délai dépend du laboratoire. Une téléconsultation peut permettre un premier avis lorsque le médecin la juge adaptée.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

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