
4 solutions pour répondre aux freins à la consultation psy
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Article relu
3 min de lecturePublié le 16/01/23

Les émotions sont utilitaires. Elles nous aident à agir. Mais certaines peuvent être malsaines. Il est alors important d'apprendre à réguler.
Peur, colère, tristesse, honte et joie : voici les 5 émotions dites “ de base”, ou encore “universelles”, car innées chez tout être humain, quelle que soit sa culture, son âge, sa langue ou son genre.
Ces ressentis ont une fonction utilitaire. Ils nous aident à agir, comme fuir devant un danger ou nous protéger d’actes immoraux. Ils produisent des manifestations physiques. Parfois visibles sur le visage (rire, pleurs, grimace…), ils sont le plus souvent invisibles (cœur qui s’accélère, gorge serrée, excitation…). Enfin, ils produisent des sensations agréables ou désagréables selon qu’il s’agit d’émotions positives ou négatives.
Parmi les émotions négatives, il en existe des saines et des malsaines. Cinq critères permettent de reconnaître une émotion malsaine.
Si le fait d’éprouver de la tristesse à l’occasion d’une séparation est normal et sain, en éprouver de façon si intense et durable que cela nous empêche de travailler et nous fait perdre notre travail est particulièrement préjudiciable.
Pourtant, il ne s’agit pas de chercher à inhiber les émotions négatives. L’enjeu réside plutôt dans le fait de parvenir à transformer les émotions négatives malsaines en émotions négatives saines, de façon à réduire leur impact sur la vie de tous les jours et à favoriser un mieux-être.
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C’est un premier pas qui aide à recentrer son attention et à la diriger de façon plus objective et positive.
Pour aller plus loin, il peut être utile d’examiner comment cette émotion nous donne envie de réagir (ce qui ne correspond pas forcément à ce que nous allons faire concrètement). Exemple : je suis en colère, j’ai envie de crier et de rabaisser l’autre. Autre exemple : je me sens blessé.e, j’ai envie de faire la tête et de ne pas communiquer en mesure de représailles.
Une fois la tendance à l’action suscitée par l’émotion malsaine identifiée, essayez de réfléchir au comportement parallèle issu de l’émotion saine, et de le mettre en œuvre. Pour reprendre nos exemples précédents : au lieu de crier et de rabaisser l’autre, je communique de façon non violente et j’exprime mon désaccord de façon digne et ferme. Face à une blessure, j’exprime que je ressens de la déception et pourquoi.
Voici un tableau avec plus d’exemples pour vous aider.
| Emotion malsaine | Tendance à l’action associée à l’émotion malsaine | Emotion saine | Tendance à l’action associée à l’émotion saine |
|---|---|---|---|
| Colère, rage | Crier, rabaisser l’autre | Colère, contrariété | Exprimer son désaccord de façon digne et ferme |
| Blessure | Faire la tête, ne pas communiquer et attendre que l’autre le fasse | Déception | Exprimer ce que l’on ressent et pourquoi cela nous atteint |
| Tristesse | Isolement, replis sur soi | Tristesse | Communiquer sa tristesse et s’activer |
| Jalousie | Espionner, surveiller l’autre | Jalousie | Dialoguer et poser des questions franches et directes à l’autre |
| Culpabilité | Eviter l’autre | Remords | Affronter la situation et demander pardon |
Dernier conseil : gardez à l’esprit que rien n’est plus complexe pour l’être humain que de modifier ses comportements. Alors ne vous mettez pas la pression ! Être capable de nommer une émotion, c’est déjà reconnaître qu’elle existe, et se donner l’opportunité d’agir pour retrouver un équilibre intérieur.
Pour aller plus loin, voir le Tableau de nuances des émotions
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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