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Surmenage : les signes d’alerte et les conseils pour aller mieux !

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Personne penchée sur son bureau devant un ordinateur, une main à la tête.

L’essentiel en 30 secondes

Le surmenage désigne un état d’épuisement lié à une surcharge prolongée, professionnelle ou personnelle. Ce n’est pas une maladie : la classification de l’OMS (CIM-10) le range parmi les facteurs qui influent sur l’état de santé.

  • Le surmenage se manifeste souvent par une fatigue persistante, des troubles du sommeil, de l’irritabilité et une baisse de concentration.
  • Une surcharge de travail prolongée est un facteur de risque d’épuisement professionnel (burn-out). (INRS)
  • Un arrêt de travail prescrit par un médecin est pris en charge par la Sécurité Sociale dès le 4e jour en cas d’affection ordinaire.
  • En cas de reconnaissance en maladie professionnelle, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières de 60 % du salaire journalier de base jusqu’au 28e jour, puis 80 % à partir du 29e jour, sans jamais dépasser votre salaire net. (Ameli.fr)
  • La prise en charge repose sur le repos, la psychothérapie et, si nécessaire, un traitement médicamenteux évalué par un médecin. (HAS)
  • Consulter un médecin généraliste est la première étape recommandée avant tout diagnostic ou traitement. (Ameli.fr)
  • Un médecin généraliste ou un psychiatre peut vous recevoir en téléconsultation ; un arrêt de travail prescrit à distance est limité à 3 jours, sauf par votre médecin traitant. (Ameli.fr)

À retenir : Consultez un médecin dès les premiers signes de surmenage pour éviter l’évolution vers un burn-out avéré.

Informations vérifiées en octobre 2026 — Sources : INRS, HAS, Ameli.fr

Comment définir le surmenage ? La définition du surmenage est caractérisée par un état d’épuisement qui s’installe dans l’organisme. Ce dernier n’arrive plus à faire face aux pressions. Une fatigue est ressentie lorsqu’on réalise les activités habituelles de la vie quotidienne. Elle devient envahissante et entraîne un épuisement physique, émotionnel et mental. Face à cela, un mal-être vous envahit de façon permanente. Pour savoir comment reconnaître les symptômes du surmenage et les soigner naturellement, lisez ce qui suit !

Un soutien dans la durée face à l’épuisement

Qare Mind propose aux adultes un accompagnement personnalisé, des exercices et un soutien par chat avec une équipe santé, en complément des consultations.

Voir aussi : si vous êtes étudiant, le dispositif Santé Psy Étudiant permet de consulter un psychologue partenaire ; pour les autres adultes, des séances peuvent être remboursées avec Mon soutien psy.

Quelles sont les causes du surmenage ?

Les causes du surmenage sont à chercher dans la vie professionnelle, familiale ou privée :

  • Cela peut-être un surmenage professionnel comme un burn-out lié au travail.
  • Mais cela peut également être le surmenage émotionnel, lorsqu’on est une maman débordée par les tâches ménagères à la maison, les enfants à gérer et la vie professionnelle. En effet, le surmenage des femmes est répandu, car elles gèrent souvent plusieurs activités de front sans interruption.
  • Le surmenage peut aussi survenir à la suite d’événements privés qui causent une inquiétude intense comme un divorce ou un deuil (précarité, difficultés à faire face à la vie quotidienne et à s’organiser, etc.).
  • Enfin, le surmenage peut aussi être un surmenage mental avec des symptômes liés à un état de tension et à une fatigue intellectuelle ou asthénie intense.
  • Dans la vie actuelle, le surmenage atteint aussi bien les adultes que les enfants. En effet, ces derniers ont des emplois du temps trop remplis pour leur jeune âge. Ils deviennent trop actifs et n’ont plus le temps de se reposer et de se détendre correctement.

Quels sont les signes du surmenage ?

Tout d’abord, le surmenage entraîne la baisse de la forme physique et mentale. C’est une véritable dégradation de votre état général qui peut devenir un handicap au quotidien.

Les signes physiques du surmenage

  • Lorsque vous êtes surmené, vous pouvez ressentir des symptômes du surmenage comme des douleurs diffuses, des tensions musculaires, mal de dos (lombalgie), etc.
  • D’autres symptômes du surmenage comme des vertiges ou des maux de tête peuvent apparaître.
  • Le surmenage entraîne également des troubles du sommeil avec la difficulté à s’endormir et à se reposer. Par conséquent, vous ressentez un manque de forme physique avec des difficultés à gérer votre emploi du temps habituel.
  • Le stress prolongé peut aussi s’accompagner d’une hausse de la tension artérielle ou de troubles de l’appétit (perte ou prise de poids), souvent liés au stress ou à l’anxiété.
  • Le sentiment de mal-être peut aussi entraîner des troubles psychosomatiques (troubles digestifs, par exemple) et aggraver certains problèmes de peau (eczéma, psoriasis).
  • Un sentiment de trop plein pouvant provoquer des crises de larmes sans raison apparente.

Tous ces signes doivent vous conduire à consulter votre médecin généraliste au plus vite. Pour les troubles de l’appétit, un diététicien peut vous aider. Une prise en charge psychologique peut également être mise en place si nécessaire pour traiter le stress lié au surmenage.

Personne allongée sur son lit, la tête cachée sous un oreiller, à côté d’un réveil.

Le surmenage mental

Vous ressentez une sensation d’irritabilité avec des idées noires et vous avez une mauvaise image de vous-même. Cette fatigue mentale entraîne des troubles de la concentration avec une sensation de découragement face aux tâches liées à votre journée de travail.

Un surmenage intellectuel vous envahit avec des difficultés d’organisation et des trous de mémoire fréquents. Vous avez même du mal à partager une conversation avec votre entourage familial ou professionnel. Vous avez peut-être aussi augmenté votre consommation d’alcool.

Cet état d’épuisement mental peut être lié à un trop plein de travail ou à la pression hiérarchique à laquelle vous n’arrivez plus à faire face. Par conséquent, vous déprimez de plus en plus et vous ne vous sentez pas à la hauteur. Votre confiance en vous diminue.

C’est pourquoi vous ressentez un sentiment d’épuisement qui vous rend vulnérable. Votre travail peut alors vous paraître répétitif et déprimant. Là aussi, un médecin peut vous aider à y voir plus clair et à prendre de la distance. Dans certains cas, un arrêt de travail pour surmenage peut être prescrit, surtout si le trouble entraîne un état dépressif.

Le surmenage chez la femme

Selon le programme de surveillance de Santé publique France, qui s’appuie sur des médecins du travail volontaires, la souffrance psychique liée au travail était en 2019 deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (5,9 % des salariées contre 2,7 % des salariés). Quand s’y ajoute la charge mentale du foyer (rendez-vous médicaux, scolarité des enfants, organisation de la maison), il peut rester peu de temps pour récupérer.

Certaines périodes demandent une attention particulière, car la fatigue peut alors avoir une autre cause qu’un surmenage :

  • après une naissance : un baby blues très marqué ou qui dure plus de deux semaines, un épuisement permanent, une grande tristesse ou une forte anxiété doivent faire consulter un médecin ou une sage-femme, pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une dépression du post-partum. Elle peut survenir dans l’année qui suit la naissance ;
  • autour de la ménopause : les bouffées de chaleur, surtout nocturnes, peuvent perturber le sommeil, et la fatigue ou l’irritabilité font partie des symptômes possibles de la ménopause.

Si vous vous sentez « au bout du rouleau », n’attendez pas pour en parler à votre médecin. Lorsque l’épuisement est lié au rôle de parent, on parle de burn-out parental.

Surmenage ou burn-out ?

Est-ce que je suis en burn-out ?

Le surmenage correspond à une surcharge qui dépasse vos capacités de récupération : il se manifeste par un état de tension permanente et une sensation de fatigue récurrente, et s’améliore en général avec du repos et une meilleure organisation. Le burn-out, lui, est un épuisement professionnel installé, qui associe épuisement, distance vis-à-vis du travail (cynisme) et sentiment d’inefficacité ; il ne passe pas avec quelques jours de repos. Surveillez notamment votre sommeil (insomnie). Face à la pression ressentie à votre travail, ne laissez pas la fatigue devenir chronique. Le burn-out ne figure dans aucun tableau de maladies professionnelles, mais une dépression ou un trouble anxieux lié au travail peut être reconnu au cas par cas.

Au début, un burn-out peut ressembler à un surmenage : fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration. Selon la HAS, ses manifestations s’installent progressivement, souvent de façon insidieuse, et tranchent avec votre état habituel. Si vous remarquez un désengagement progressif de votre travail, des doutes sur vos compétences ou un repli sur vous-même, parlez-en à un médecin. Retrouvez le détail de ces signes sur notre page consacrée aux symptômes du burn-out.

Comment ne pas faire de burn-out ?

Le meilleur moyen d’éviter le burn-out, c’est d’adapter votre rythme de vie et de savoir lâcher prise. En vous mettant moins de pression et en vous accordant des temps de repos, vous pouvez réduire progressivement votre surmenage professionnel.

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Le traitement du surmenage

Pour éviter la dégradation de votre état de santé, adoptez les conseils suivants :

Reprendre une activité physique

  • Ne négligez pas l’activité physique en pratiquant au moins 30 minutes d’activité physique par jour (course à pieds, marche, vélo, natation, salle de sport, etc.).
  • Vous n’avez pas forcément à choisir une activité sportive intense et épuisante.
  • Vous pouvez au contraire vous détendre en jardinant ou en vous oxygénant. En effet, le fait de renouer avec la nature (balades en forêt, contact avec les plantes, les animaux, promenades au grand air) peut vous apporter un meilleur équilibre intérieur et faire diminuer votre niveau de stress.

Surmenage au travail : signaux et premiers réflexes

Au travail, le surmenage peut s’installer lorsqu’un stress se prolonge et que plusieurs contraintes se cumulent. Parmi les facteurs de risque d’épuisement professionnel, la HAS et l’INRS citent notamment :

  • une surcharge de travail, une forte pression sur les délais ou des objectifs irréalistes ;
  • peu d’autonomie et de marge de manœuvre ;
  • un manque de soutien ou d’équité, des conflits dans les relations de travail ou un management délétère ;
  • des conflits de valeurs ou une insécurité de l’emploi.

Il n’est pas toujours facile de reconnaître son propre épuisement : la HAS souligne que le déni peut retarder la prise en charge. Selon l’INRS, un repli sur soi ou un désengagement inhabituel sont d’ailleurs des signaux qui doivent alerter l’entourage professionnel.

Premiers réflexes : prenez du recul pour repérer ce qui vous épuise le plus et ce qui pourrait être allégé ou réorganisé. Si vous êtes salarié, vous pouvez aussi demander à tout moment une visite au médecin du travail, sans avoir à obtenir l’accord de votre employeur : il peut proposer à votre employeur un aménagement de votre poste. Votre médecin traitant, lui, évalue vos symptômes et coordonne votre prise en charge ; avec votre accord, il peut échanger avec le médecin du travail.

En parler avec votre hiérarchie

  1. Au travail, vous pouvez discuter avec votre hiérarchie ou avec un responsable du personnel afin d’alléger votre planning trop chargé.
  2. Il est nécessaire de vous accorder une pause-détente quotidienne au travail.
  3. Si vous êtes en profession libérale et isolé(e) au travail, vous pouvez vous faire aider par un médecin généraliste ou par un psychologue pour vous réorganiser.
  4. Si la situation devient trop pesante, consultez un médecin généraliste ou un psychiatre pour qu’il évalue si vous avez besoin d’un temps de repos pour éviter le surmenage et le syndrome d’épuisement professionnel. Il pourra vous prescrire un arrêt de travail, plus ou moins long selon votre situation ; en téléconsultation, l’arrêt est limité à 3 jours, sauf par votre médecin traitant.
Femme qui s’étire à son bureau, devant un ordinateur portable.

Surmenage : consulter en téléconsultation

Vous pouvez parler de votre épuisement à un médecin généraliste ou à un psychiatre en vidéo, par exemple sur Qare, depuis chez vous. Le médecin fait le point sur vos symptômes, votre situation au travail, votre sommeil et votre moral, recherche des signes de dépression, puis vous propose une prise en charge adaptée : conseils, orientation vers un psychologue ou un psychiatre, traitement si besoin. En France, une prescription en ligne doit reposer sur un échange direct avec le médecin, en vidéo ou par téléphone, et non sur un simple questionnaire.

Bon à savoir : En téléconsultation, un arrêt de travail est limité à 3 jours, tout comme son premier renouvellement à distance ; les renouvellements suivants ne peuvent pas se faire à distance. Ces limites ne s’appliquent pas lorsque l’arrêt est prescrit ou renouvelé par votre médecin traitant.

Une téléconsultation avec un médecin généraliste de secteur 1 coûte 25 €. Elle est remboursée à 70 % par l’Assurance Maladie dans le parcours de soins et selon les conditions de la téléconsultation. Les séances chez un psychologue partenaire du dispositif Mon soutien psy sont aussi remboursées à 60 %, sans ordonnance, dans la limite de 12 séances par an. Pour être bien remboursé, consultez un psychiatre sur orientation de votre médecin traitant (accès direct possible entre 16 et 25 ans).

Reprendre votre hygiène de vie en mains

A la maison, reprenez votre hygiène de vie en mains.

  • Vous pouvez manger de façon plus diététique en évitant au maximum la nourriture industrielle, les plats trop gras ou trop sucrés.
  • Mieux vaut privilégier les légumes, les fruits frais et les aliments qui contiennent du fer et du magnésium.
  • La consommation d’excitants comme le café ou certains sodas est à limiter.
  • Pour trouver plus facilement le sommeil, ne veillez pas trop tard devant les écrans d’ordinateurs et de T.V qui retardent votre endormissement.
  • Au contraire, vous pouvez renouer avec la lecture qui permet à votre cerveau de s’évader .

Enfin, un traitement médicamenteux n’est en général pas nécessaire pour soigner un surmenage. Vous pouvez essayer des activités apaisantes comme la sophrologie, la méditation, le qi gong, le yoga ou la relaxation : trouvez celle avec laquelle vous vous sentez vraiment à l’aise. Si l’épuisement persiste malgré le repos, parlez-en à un médecin.

Photo : energepic.com / Pexels

Questions fréquentes

Quels sont les signes du surmenage ?

Le surmenage peut se manifester par une fatigue persistante, une irritabilité inhabituelle, des troubles du sommeil, des difficultés de concentration, une perte de motivation ou des douleurs physiques. Les signes varient selon les personnes, mais l’impression de ne plus récupérer est fréquente.

Quelle est la différence entre surmenage et burn-out ?

Le surmenage est un état de fatigue lié à une surcharge temporaire, au travail ou dans la vie personnelle : il s’améliore en général avec le repos et une meilleure organisation. Le burn-out est un épuisement professionnel installé, avec une distance vis-à-vis du travail et un sentiment d’inefficacité, qui demande une prise en charge médicale. Un surmenage qui dure peut conduire à un burn-out.

Comment savoir quand le corps dit stop ?

Quand le corps dit stop, il peut envoyer plusieurs signaux : épuisement, sommeil perturbé, anxiété, pleurs faciles, palpitations, douleurs répétées ou difficultés à effectuer les tâches habituelles. Ces signes montrent que les capacités de récupération sont dépassées.

Quels sont les risques d’un surmenage ?

Le surmenage peut favoriser l’épuisement professionnel, l’anxiété, les troubles du sommeil, les douleurs chroniques et une baisse de l’immunité ressentie. À long terme, il peut aussi augmenter le risque d’erreurs, d’isolement et de difficultés au travail ou dans la vie personnelle.

Comment obtenir un arrêt de travail pour surmenage ?

Consultez votre médecin traitant ou un autre médecin : il évalue votre état et vous prescrit un arrêt s’il le juge nécessaire. En téléconsultation, un arrêt de travail est limité à 3 jours, tout comme son premier renouvellement à distance ; les renouvellements suivants ne peuvent pas se faire à distance. Ces limites ne s’appliquent pas lorsque l’arrêt est prescrit ou renouvelé par votre médecin traitant. Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’arrêt de travail pour surmenage.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

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