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Article validé médicalement

Quels traitements choisir contre les hémorroïdes ?

Une femme prend un comprimé avec un verre d'eau.

L’essentiel en 30 secondes

  • La régularisation du transit fait partie du traitement et aide à limiter les récidives.
  • Les crèmes, suppositoires et médicaments par voie orale visent les symptômes ; ils ne conviennent pas tous à toutes les situations.
  • La ligature et le traitement par infrarouge concernent les hémorroïdes internes. Une chirurgie peut être discutée en cas de gêne importante ou d'échec des autres options.
  • Un saignement anal ne doit pas être attribué automatiquement aux hémorroïdes : un examen peut être nécessaire.

Il n'existe pas un traitement des hémorroïdes adapté à toutes les situations. Des saignements, une gêne, une boule douloureuse ou un prolapsus — des hémorroïdes internes qui ressortent par l'anus — ne conduisent pas forcément à la même prise en charge. Le choix repose sur un diagnostic, l'intensité des symptômes et leur retentissement au quotidien.

Besoin d’un avis médical sur vos symptômes ?

Un médecin peut vous conseiller et vous orienter. Un examen en présentiel peut être nécessaire, notamment en cas de saignement ou de douleur importante.

Comment choisir un traitement adapté ?

Cette page présente les principales options et leurs indications. Pour les gestes à adopter pendant une crise et les délais d'amélioration, consultez notre guide pour soulager une crise d'hémorroïdes.

Le médecin recherche l'origine des symptômes et examine la région anale. Il peut réaliser une anuscopie pour voir les hémorroïdes internes. Selon les saignements et votre situation, d'autres examens peuvent être indiqués. Une téléconsultation permet un premier avis et une orientation, mais ne remplace pas cet examen lorsqu'il est nécessaire.

Des hémorroïdes présentes sans aucun symptôme ne nécessitent pas de traitement. Lorsqu'elles deviennent gênantes, les options diffèrent notamment selon leur localisation. [1] [2] [3]

Saignements ou prolapsus d'hémorroïdes internes

Régulariser le transit, puis discuter un traitement instrumental si les troubles persistent ; une chirurgie peut être indiquée pour certaines formes plus importantes. [1] [2] [3]

Boule externe douloureuse

Faire confirmer la cause, notamment une thrombose hémorroïdaire. Le traitement est souvent médical ; un geste local est réservé à certaines situations évaluées par un professionnel. [1] [2] [3]

Pour comprendre cette seconde situation, consultez notre article sur les hémorroïdes externes.

Quand consulter sans attendre ?

Consultez sans attendre en cas de douleur anale intense apparue soudainement, de douleur avec fièvre, de saignement abondant ou de selles noires. Un premier saignement anal, ou des saignements qui se répètent, nécessite également un avis médical, même si vous pensez avoir des hémorroïdes. [2]

Réguler le transit pour limiter les récidives

La constipation et les efforts de poussée peuvent favoriser les symptômes. Une diarrhée répétée peut aussi les entretenir : l'objectif est donc un transit régulier, avec des selles faciles à évacuer.

Augmentez progressivement les fibres alimentaires, buvez suffisamment en tenant compte d'éventuelles restrictions médicales et gardez une activité physique adaptée. Évitez de pousser longtemps ou de rester assis sur les toilettes.

Si ces mesures ne suffisent pas, un professionnel peut proposer un laxatif adapté. Le choix dépend de votre situation et des autres médicaments pris. Notre page sur le traitement de la constipation détaille cette prise en charge. [2] [3] [4]

Quels médicaments peuvent être proposés ?

Les médicaments servent à réduire les symptômes pendant un épisode. Leur utilisation doit rester adaptée au produit et à votre situation ; un traitement prolongé sans réévaluation n'est pas la solution à des troubles qui reviennent. [1] [4]

Crèmes et suppositoires : un traitement local

Les traitements locaux peuvent protéger ou lubrifier la zone anale ; certains contiennent un anesthésique local pour atténuer la douleur. Les produits à base de corticoïdes sont disponibles sur ordonnance. Les autres peuvent être délivrés sans ordonnance, avec les conseils du pharmacien.

Ils s'utilisent sur une courte période, selon la notice ou la prescription. Une application prolongée peut notamment favoriser une irritation ou une allergie. Leur effet sur les symptômes ne supprime pas un prolapsus. [1] [4]

Veinotoniques : une place limitée à la crise

Un veinotonique peut être proposé en traitement court d'un épisode symptomatique. Les études suggèrent un bénéfice sur certains symptômes, mais leur qualité est variable. Ces médicaments ne sont pas destinés à prévenir durablement les récidives ; il n'est pas utile d'en associer plusieurs. [1] [4]

Antalgiques : tenir compte des contre-indications

Un antalgique, notamment le paracétamol, peut être envisagé si la douleur le justifie. Respectez la notice et vérifiez que vos autres médicaments n'en contiennent pas déjà.

Les anti-inflammatoires comme l'ibuprofène peuvent être utilisés dans certaines situations, notamment une thrombose douloureuse, après vérification de leurs contre-indications. Ils présentent des risques digestifs, rénaux et d'interactions, notamment avec les anticoagulants : demandez conseil avant d'en prendre. [1] [4] [9] [10]

Pendant la grossesse

Demandez conseil avant tout médicament. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'ibuprofène, sont contre-indiqués dès le début du sixième mois, même pour une seule prise. Avant cette période, ils ne doivent être utilisés que sur prescription médicale. Consultez aussi notre page sur les hémorroïdes pendant la grossesse. [8]

Quand proposer une ligature ou un traitement par infrarouge ?

Ces gestes concernent les hémorroïdes internes lorsque les saignements ou le prolapsus persistent malgré une prise en charge médicale adaptée. Ils provoquent une cicatrice qui contribue à fixer les tissus : ils ne retirent pas les hémorroïdes externes.

Le traitement par infrarouge est surtout proposé pour de petits saignements internes. La ligature élastique consiste à placer un anneau à la base du tissu à traiter ; elle peut être adaptée à certains prolapsus. Le choix dépend de l'examen, et plusieurs séances peuvent être nécessaires.

Avant un geste, signalez tous vos traitements, en particulier ceux qui modifient la coagulation. Ne les interrompez pas de votre propre initiative. Le spécialiste explique le bénéfice attendu, les risques et les consignes à suivre. [5] [6] [7]

Dans quels cas une opération est-elle envisagée ?

Une chirurgie peut être discutée si la gêne reste importante malgré les autres traitements, ou d'emblée pour certaines formes sévères. Le prolapsus, les épisodes répétés, la composante externe et leur retentissement comptent dans la décision.

L'hémorroïdectomie retire les tissus concernés. D'autres techniques cherchent à réduire l'apport sanguin et/ou à remonter les tissus internes. Elles ne sont pas interchangeables : certaines peuvent avoir des suites moins douloureuses, mais exposer davantage à une récidive.

Le chirurgien vous aide à comparer les résultats attendus, les douleurs et soins après l'intervention, les complications possibles et le risque de récidive. Aucune technique ne doit être présentée comme une guérison définitive garantie. [5] [11]

Quel suivi après le traitement ?

Si les symptômes persistent, changent ou reviennent, faites réévaluer le diagnostic et le traitement. La régularisation du transit reste utile après un médicament, un geste instrumental ou une chirurgie.

Après une intervention, suivez les consignes du spécialiste pour les soins et les médicaments. Un saignement important, une fièvre, une douleur inhabituelle ou une difficulté à uriner doivent conduire à contacter l'équipe soignante sans attendre. [4] [6] [7] [11]

Questions fréquentes

Réponses relues par un médecin.

Existe-t-il un meilleur traitement des hémorroïdes ?

Le meilleur choix dépend de la cause des symptômes, de leur fréquence et de l'examen. Un traitement local peut convenir à un épisode gênant, tandis qu'un prolapsus persistant peut nécessiter un geste spécialisé. Demander une réévaluation est plus utile que multiplier les produits. [3] [5]

Quels traitements sont disponibles sans ordonnance ?

Certains traitements locaux sans corticoïde peuvent être obtenus en pharmacie. Leur disponibilité sans ordonnance ne signifie pas qu'ils conviennent à tout le monde. Demandez conseil au pharmacien et faites examiner des symptômes nouveaux, persistants ou accompagnés de saignements. [1] [2]

Les traitements des hémorroïdes sont-ils remboursés ?

Selon l'Assurance Maladie, les médicaments anti-hémorroïdaires locaux et les veinotoniques ne sont pas remboursés. Pour un geste instrumental ou une opération, demandez au professionnel les tarifs et les informations de prise en charge correspondant à votre situation ; la maladie hémorroïdaire ne justifie pas une promesse générale de remboursement à 100 %. [1]

  • Relecture médicale

    Cet article a été relu par un médecin.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

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