
Torsion ovarienne : que faire face à cette anomalie douloureuse ?
Il peut arriver que l’un des deux ovaires se torde sur lui-même. Si cette situation reste plutôt rare, plusieurs facteurs augmentent les risques.
Article validé médicalement
6 min de lecturePublié le 14/02/22

Le kyste de l’ovaire est une poche liquidienne bénigne qui se forme sur ou dans un ovaire, très fréquente chez la femme en âge de procréer.
Le conseil clé : Consultez un médecin dès l’apparition de douleurs pelviennes persistantes ou inhabituelles pour bénéficier d’un diagnostic rapide par échographie.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Au cours de leur vie, 5 à 7% des femmes développent un kyste ovarien, soit à l’ovaire droit, soit à l’ovaire gauche, parfois sur les deux côtés. S’ils sont le plus souvent bénins, ils peuvent cependant occasionner de vives douleurs dans le bas ventre, entre autres. Comment diagnostique-t-on un kyste au niveau des ovaires ? Est-ce grave ? L’équipe médicale de Qare fait le point sur les kystes ovariens.
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Un kyste est une grosseur anormale contenant du liquide. Il se développe parfois sur l’un des ovaires ou les deux. Le plus souvent sans gravité, sa présence à cet endroit n’est toutefois pas normale.
Il en existe plusieurs types :
Les kystes se développent majoritairement chez les femmes, mais peuvent également toucher les jeunes filles, de 10 à 16 ans. Dans ces cas-là, il s’agit généralement de kystes fonctionnels.
Ils sont appelés « kystes fonctionnels », en raison de leur disparition spontanée en quelques semaines. Leur développement est causé par un dérèglement hormonal, qui a pour conséquence la transformation d’un follicule ou d’un corps jaune en kyste.
Il existe deux types de kystes fonctionnels de l’ovaire :
Contrairement aux kystes fonctionnels, les kystes organiques ne disparaissent pas seuls. Le plus souvent bénins, eux aussi, ils nécessitent toutefois d’être enlevés pour éviter toute complications (hémorragie intra-kystique, torsion de l’ovaire, etc).
Il existe quatre types de kystes organiques de l’ovaire :
À noter qu’une opération chirurgicale est souvent nécessaire pour retirer un kyste de l’ovaire organique.
Voir aussi : un gynécologue
Par ailleurs, les kystes endométriosiques s’inscrivent dans le cadre d’une maladie systémique dont les symptômes digestifs de l’endométriose peuvent inclure douleurs abdominales, diarrhées ou constipation.
Les kystes ovariens fonctionnels peuvent se développer :
Les kystes fonctionnels de l’ovaire surviennent principalement avant la ménopause.
Pour ce qui est de l’origine des kystes organiques, elle demeure inconnue à ce jour.
Dans la plus grande majorité des cas, avoir un kyste ovarien n’est pas grave. Des milliers de femmes vivent très bien avec, sans qu’il soit question de les retirer. Parfois, le kyste est même totalement asymptomatique et sa découverte est faite fortuitement lors d’une consultation gynécologique de routine.
C’est lorsqu’ils deviennent trop volumineux qu’une opération pour les extraire est indispensable. En effet, en devenant trop gros, un kyste de l’ovaire peut occasionner une torsion de l’ovaire (le faire tourner sur lui-même). N’étant plus irriguée correctement, l’organe se nécrose progressivement.
On envisage également une chirurgie lorsque les kystes ovariens sont trop nombreux.
Les symptômes d’un kyste de l’ovaire sont divers :
Il peut arriver qu’un kyste ovarien n’engendre aucun symptôme. Sa présence n’est alors détectée qu’à l’occasion d’une échographie abdomino-pelvienne réalisée pour un autre motif ou un examen clinique (découverte d’une masse latéro-utérine).
Une complication aiguë peut également guider le diagnostic. En effet, le kyste ovarien est susceptible de provoquer des douleurs intenses. C’est le cas lors d’une torsion de l’ovaire ou une rupture du kyste, notamment.
A noter : Le kyste aux ovaires est à distinguer du syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK.
Pratiqué par un médecin généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme, l’examen médical se compose :
Réalisée soit par voie endovaginale (la sonde est insérée dans le vagin), soit par voie abdominale (la sonde circule sur la paroi de l’abdomen), l’échographie abdomino-pelvienne est un examen essentiel dans le diagnostic.
Dans un premier temps, elle permet de visualiser le kyste, l’analyser, mettre en évidence s’il est bénin ou non, observer les ovaires et l’utérus… Les critères recherchés sont l’union bilatérale, sa taille, ses contours, ses paroies et son contenu.
Si cela s’avère pertinent, une deuxième échographie peut être planifiée trois mois plus tard, pour permettre au médecin de se prononcer précisément sur la nature du kyste ovarien (fonctionnelle ou organique).
Si lors de ce nouvel examen, le kyste ovarien a disparu, c’est qu’il était fonctionnel (et organique s’il est toujours présent).
On procède à un examen d’imagerie par résonance magnétique, ou IRM sur la zone pelvienne lorsqu’un kyste de l’ovaire est volumineux, par exemple, ou si la masse semble complexe à l’échographie.
Le scanner, qui est réalisé plus rarement, est utile dans le cadre d’une recherche d’autres maladies.
Le dosage sanguin peut parfois être demandé quand on soupçonne le kyste ovarien de ne pas être bénin, mais malin. C’est surtout le cas après la ménopause, puisque 15% des kystes qui se développent après 50 ans sont composés de cellules cancéreuses. Il s’agit du dosage des marqueurs tumoraux.
Le médecin généraliste ou le gynécologue peut également demander un bilan biologique sanguin lorsqu’un kyste ovarien organique est diagnostiqué chez une jeune fille de 10 à 16 ans.
Enfin, cette méthode est utilisée pour éliminer une grossesse extra-utérine.
Réponses relues par un médecin.
Oui, c’est possible. En règle générale, les kystes ovariens chez une femme enceinte sont découverts par hasard, lors d’une échographie de contrôle, comme l’échographie du premier trimestre.
Ils sont le plus souvent fonctionnels au cours du premier trimestre de grossesse et disparaissent tout seuls. À ce stade, il est question d’une persistance du corps jaune. Au 2e et au 3e trimestre, en revanche, ils peuvent être soit fonctionnels, soit organiques et doivent donc faire l’objet d’une surveillance échographique renforcée. Si le kyste est non suspect et d’une taille inférieure à 6 cm , on s’abstiendra de tout traitement. En revanche, en cas de symptômes (douleurs) et d’aspect inhabituel, la chirurgie sera proposée.
Ils ne présentent pas de danger pour la future maman ni pour son enfant si leur diamètre est inférieur à 6 cm.
La chirurgie se fait par coelioscopie. Le but est de faire un diagnostic, un pronostic et d’établir une prise en charge thérapeutique .
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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