
Hépatite A : tout savoir sur les symptômes, le diagnostic et le vaccin
Hépatite A : symptômes, transmission et impact sur le foie. Comprenez les risques et protégez-vous efficacement par la vaccination.
Article validé médicalement
5 min de lecturePublié le 29/12/22

La trichomonase est une infection sexuellement transmissible (IST) causée par le parasite Trichomonas vaginalis, fréquemment asymptomatique mais traitable.
Le conseil clé : En cas de symptômes évocateurs ou de rapport non protégé, consultez un médecin sans délai pour un diagnostic et un traitement adaptés, afin d’éviter toute complication ou transmission.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
La trichomonase est une infection vaginale causée par le parasite Trichomonas vaginalis. Très fréquente, elle se transmet principalement par voie sexuelle. Quels sont les symptômes ? Les hommes peuvent-il aussi la contracter ? Et quel test permet de dépister la trichomonase ? L’équipe médicale de Qare vous en dit plus sur cette infection à prendre très au sérieux.
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Chez la femme, les symptômes de la trichomonase surviennent dans 50% des cas, l’autre moitié est asymptomatique. Cette infection se manifeste le plus souvent par une vulvo-vaginite (inflammation des lèvres et/ou du vagin), accompagnée :
À noter : les douleurs sont davantage marquées en début et en fin de cycle, en raison de l’augmentation du pH vaginal, dont le Trichomonas vaginalis est très friand pour se développer. Il en va de même au moment de la ménopause.
Le plus souvent, la trichomonase est asymptomatique chez l’homme et passe inaperçue (80% des cas). Lorsque des symptômes surviennent, on observe :
Après la contamination, la période d’incubation du Trichomonas vaginalis s’étend de 5 à 30 jours, avec une moyenne de 7 jours.
Certaines personnes restant asymptomatiques, l’infection peut perdurer sur plusieurs mois, voire plusieurs années.
Voir aussi : des gynécologues, des sages-femmes
L’examen clinique réalisé lors d’une consultation médicale permet de différencier les différents agents à l’origine de l’infection.
Les sécrétions mousseuses et aérées font davantage penser à un Trichomonas vaginalis, alors que les sécrétions blanches en « lait caillé », s’apparentent à une mycose vaginale. En cas de vaginose bactérienne, causée par Gardnerella vaginalis, par exemple, on observe des sécrétions grisâtres et nauséabondes.
À la base de cette infection se trouve Trichomonas vaginalis, un parasite de l’être humain appartenant à la famille des protozoaires. Il est à l’origine d’une infection sexuellement transmissible (IST), le plus souvent bénigne, la trichomonase.
La trichomonase, tout comme une infection à chlamydia n’est pas grave en soi. C’est son caractère latent qui peut s’avérer dangereux, car susceptible de donner lieu à des complications, ainsi qu’à une propagation des contaminations.
En effet, quand l’infection est asymptomatique, elle peut persister pendant des années et entraîner des séquelles, notamment sur le système reproducteur. Chez la femme enceinte, la trichomonase peut être responsable d’accouchement prématuré.
Le seul moyen de prévenir ces éventuelles complications est de se protéger lors des rapports sexuels avec un préservatif bien utilisé.
La première voie de transmission de la trichomonase est sexuelle (sexe vaginal, anal ou oral), elle appartient donc à la famille des Infections sexuellement transmissibles (IST).
Pour rappel, il est nécessaire d’utiliser des préservatifs, correctement, lors des rapports sexuels, d’autant plus lorsque vous ne connaissez pas le statut infectiologique de votre/vos partenaire(s).
Plus rarement, la trichomonase peut se contracter sans rapport sexuel, par l’intermédiaire d’un linge de toilette humide, des lunettes de WC contaminées ou encore l’eau du bain. Si les conditions lui sont favorables, le parasite peut en effet survivre jusqu’à 24 heures dans le milieu extérieur.
Le dépistage de la trichomonase s’effectue par le biais d’un examen PCR. Il n’existe pas de test sanguin.
Chez la femme :
Chez l’homme :
Bon à savoir : on recommande de rechercher la présence de Trichomonas vaginalis chez les personnes atteintes d’autres IST, car le parasite peut être à l’origine d’une augmentation de la transmission d’autres agents infectieux.
La trichomonase est causée par Trichomonas vaginalis, un parasite protozoaire. Elle nécessite un traitement antiparasitaire sur prescription, le plus souvent du métronidazole par voie orale ; un simple traitement symptomatique sans ordonnance ne permet pas d’éliminer le parasite.
Le traitement de la trichomonase repose sur un antibiotique antiparasitaire, à ingérer par voie orale. Celui-ci peut être monodose ou à prendre sur plusieurs jours (en fonction des symptômes ressentis).
L’abstinence totale est fortement recommandée pendant toute la durée du traitement.
À noter attentivement : si vous avez été diagnostiqué(e) avec une trichomonase, vo(s) partenaire(s) doi(vent) être traité(es) impérativement, même sans symptôme, pour éviter toute récidive.
Le métronidazole peut être prescrit pendant la grossesse, quel que soit le terme, lorsque le traitement est indiqué. Pour la trichomonase, la HAS préfère 500 mg matin et soir pendant sept jours à une prise unique. Les données disponibles sont rassurantes sur le risque de malformation. Le tinidazole et le secnidazole sont à éviter pendant la grossesse, car ils ont été moins bien évalués. Un traitement local seul n’est pas le traitement standard de la trichomonase pendant la grossesse.
Chez les femmes allaitantes, il est préconisé de ne plus nourrir son bébé au sein pendant la durée du traitement, puis 24 heures après la fin de ce dernier.
Réponses relues par un médecin.
Une mycose vaginale se caractérise par des démangeaisons, des rougeurs et des pertes blanches épaisses. Une infection à chlamydia est très souvent asymptomatique (près d’une fois sur deux), mais lorsqu’elle entraîne des symptômes, ceux-ci sont caractéristiques :
Chez la femme :
Chez l’homme :
Plusieurs facteurs peuvent favoriser le développement d’infections génitales, comme le manque d’hygiène, des sous-vêtements trop serrés ou peu absorbants, des douches vaginales, des lésions ou des irritations…
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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