
Dyspnée d’origine cardiaque : causes, symptômes et traitements
La dyspnée est une difficulté à respirer au repos. Elle peut être due à une maladie cardiaque qui engendre un manque d'oxygène du coeur.
Article validé médicalement
5 min de lecturePublié le 21/04/23

La dyspnée (essoufflement ou difficulté à respirer) peut être déclenchée ou aggravée par le stress et l’anxiété, sans cause physique sous-jacente.
Le conseil clé : Face à une difficulté à respirer liée au stress, pratiquez immédiatement une expiration lente et prolongée — et consultez un médecin si les épisodes se répètent.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
Lorsque l’on subit une situation de stress, une sensation de manquer d’air, voire de suffoquer peut survenir. Ce phénomène de gêne respiratoire se nomme la dyspnée. Comment l’expliquer ? Comment se traduit-elle ? Que faire en cas de crise ? Enfin, quelles sont les méthodes pour soigner la dyspnée due au stress ? Chez Qare, on répond à toutes vos interrogations.
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Lorsque notre cerveau perçoit une situation de stress, le système nerveux limbique, qui gère nos fonctions vitales, prend le contrôle. Une réponse au stress se met en place automatiquement. Notre organisme se met dans un stade d’alerte. Cela implique notamment que l’apport sanguin est redirigé vers nos organes vitaux. Divers symptômes apparaissent tels que :
L’accélération des battements du cœur engendre une augmentation de la fréquence respiratoire.
Dans ce contexte, certains aliments sont connus pour amplifier ces réactions physiologiques, tandis qu’une alimentation pour réduire le stress peut contribuer à limiter leur intensité.
La dyspnée est un terme désignant une gêne respiratoire provoquant une sensation d’inconfort. Ce phénomène peut survenir en cas de stress intense, d’anxiété ou de crise de panique.
Notre psychisme et notre respiration sont liés. Plus notre cerveau émotionnel s’emballe, et plus notre corps réagit avec notamment une accélération de la respiration. Un sentiment d’essoufflement voire d’étouffement peut s’installer. On va donc intuitivement accélérer notre respiration, c’est ce qu’on appelle l’hyperventilation. Dans ce cas de figure, la respiration, bien que très rapide, devient dysfonctionnelle.
Le phénomène de dyspnée liée au stress est une mécanique qui s’auto-alimente par le sentiment d’angoisse provoqué par la sensation de manquer d’air.
A noter : Au delà du facteur stress, la survenue d’une dyspnée peut être due à un problème cardiaque ou pulmonaire.
Voir aussi : des psychiatres
Cette situation peut parfois favoriser une peur irrationnelle d’une maladie grave, caractéristique de l’hypocondrie, qui amplifie encore l’anxiété respiratoire.
L’hyperventilation se traduit par une dyspnée, gêne respiratoire, mêlée à une tachypnée, une augmentation de la fréquence et du volume respiratoire. Lorsqu’elle se manifeste, les échanges gazeux pulmonaires sont altérés :
La chute du gaz carbonique sanguin peut engendrer divers symptômes tels que :
La respiration thoracique se distingue de la respiration abdominale, aussi appelée diaphragmatique. Cette dernière représente le mode respiratoire au repos.
Lors d’un effort ou en cas de stress, on a tendance à adopter une respiration thoracique. La poitrine se gonfle et les épaules se surélèvent. Les mouvements respiratoires ne descendent pas jusqu’au diaphragme. La respiration reste superficielle. Notre corps ne reçoit pas l’intégralité de ses besoins en oxygène.
Les causes des crises d’asthme sont souvent pluri-factorielles. Parmi celles-ci, on retrouve notamment le facteur stress. Dès lors, une dyspnée survient, accompagnée de sifflements respiratoires. La crise d’asthme peut s’aggraver rapidement avec une gêne respiratoire particulièrement sévère. Dans ce cas, il est nécessaire de se rendre à l’hôpital pour une prise en charge rapide.
En cas d’asthme, un suivi médical permet de comprendre les causes des crises afin d’avoir le traitement adéquat, généralement à base d’anti-corticoïdes.
La dyspnée ressentie durant un moment stressant agit comme un cercle vicieux. La sensation de manquer d’air peut augmenter la sensation d’angoisse et mener à une crise de panique. Environ 25% des personnes souffrant d’hyperventilation souffrent d’un trouble panique.
Lorsque l’on a vécu un premier épisode de dyspnée liée à un stress intense ou une crise d’angoisse, certains vont développer une anxiété liée à la survenue de ces épisodes. L’anxiété n’est donc plus seulement liée à un sujet extérieur, mais aussi à la survenue de la crise en elle-même. La conscience de son anxiété nous rend plus anxieux.
Voir aussi : des psychiatres
Dès les premiers symptômes d’une crise d’angoisse, si vous êtes dans un lieu public, mettez-vous à part, dans un endroit calme le temps que les symptômes s’atténuent. Si vous le pouvez, restez avec une personne de confiance.
Si vous souffrez d’hyperventilation, vous pouvez utiliser un sac en papier afin de respirer dedans. Cela permettra d’augmenter son apport en gaz carbonique, de façon à pallier le manque.
L’utilisation d’un sac en papier doit se faire seulement pendant quelques minutes, et doit être arrêtée dès lors que la respiration retrouve un rythme normal.
Le suivi psychologique est essentiel. Il permet de comprendre la cause de l’anxiété et d’apporter des méthodes pratiques afin de diminuer l’intensité et la fréquence des crises.
En parallèle, des exercices de respiration chez un kinésithérapeute peuvent être envisagés. Enfin, certaines pratiques de sophrologie, comme la cohérence cardiaque, ou encore le yoga et la méditation peuvent aider à calmer l’anxiété et à mieux gérer sa respiration.
Enfin, le mode de vie joue un rôle essentiel. Pensez à :
Par ailleurs, des techniques de gestion du stress, comme la relaxation progressive ou la respiration diaphragmatique, contribuent à réduire la fréquence des épisodes de dyspnée anxieuse.
Réponses relues par un médecin.
Pour calmer une difficulté à respirer liée au stress, s’asseoir, relâcher les épaules, ralentir l’expiration et respirer doucement par le ventre peut aider. L’objectif n’est pas de prendre de grandes inspirations, mais de retrouver un rythme régulier.
Le stress de la respiration diminue souvent avec des exercices simples : inspirer doucement par le nez, expirer plus longuement par la bouche, poser une main sur le ventre et compter les respirations. Réduire la caféine et améliorer le sommeil peut aussi limiter les crises.
Pendant une crise d’angoisse, respirer lentement, avec une expiration plus longue que l’inspiration, aide à réduire l’hyperventilation. Par exemple : inspirer 3 secondes, expirer 5 à 6 secondes, plusieurs minutes. La respiration doit rester souple, sans forcer.
Une crise d’anxiété respiratoire correspond à une sensation de manquer d’air liée à l’angoisse. Elle peut s’accompagner d’oppression, palpitations, tremblements, fourmillements ou vertiges. Ces sensations sont impressionnantes, mais souvent liées à l’hyperventilation et à la tension corporelle.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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