
Traitement de l’eczéma : comment s’en débarrasser ?
Il existe divers traitements et remèdes contre l'eczéma en fonction de son origine (eczéma atopique ou allergique) et de sa localisation.
4 min de lecturePublié le 25/10/26

Des plaques rondes qui démangent peuvent évoquer un eczéma nummulaire, aussi appelé eczéma discoïde. Mais leur forme ne suffit pas à établir le diagnostic : une mycose ou un psoriasis peuvent lui ressembler. Un examen médical permet de choisir le traitement adapté. [1] [4]
L’eczéma nummulaire est une forme de dermatite, autrement dit une inflammation de la peau. Ses plaques sont arrondies ou ovales et évoquent des pièces de monnaie. Il peut toucher tous les âges, mais se rencontre davantage chez l’adulte. [5]
Pour situer cette forme parmi les autres dermatites, consultez notre guide général sur l’eczéma.
Les lésions touchent surtout les membres, notamment les jambes, et peuvent s’étendre. Bien délimitées, elles mesurent souvent de 1 à 3 cm, sans que cette taille suffise à les identifier. Elles peuvent être sèches et squameuses — avec de petites peaux qui se détachent — ou présenter des vésicules et suinter. Les démangeaisons sont souvent fortes ; la peau entre les plaques est fréquemment sèche. [2]
Sur une peau claire, les plaques sont généralement roses ou rouges. Sur une peau foncée, elles peuvent être brun foncé ou plus claires que la peau voisine. [3] Après la poussée, des marques plus foncées ou plus claires peuvent persister plusieurs mois, notamment sur les peaux foncées. [2]
Une mycose cutanée, un psoriasis ou un pityriasis rosé peuvent présenter des plaques ressemblantes. En cas de doute, le médecin peut prélever des squames pour rechercher un champignon. [2]
La cause exacte reste mal connue. Une peau très sèche et des savons irritants peuvent favoriser les poussées. [11] Chez certaines personnes, une allergie de contact ou une zone de peau abîmée peuvent déclencher les lésions. La chaleur, la transpiration et le grattage peuvent les aggraver. L’allergie n’explique pas tous les cas. [5]
Le diagnostic repose généralement sur l’examen de la peau. Si les poussées persistent ou résistent au traitement, le dermatologue peut proposer des tests épicutanés, ou « patch-tests », pour rechercher une allergie de contact. Une biopsie cutanée est parfois utile pour préciser le diagnostic ; ces examens ne sont pas systématiques. [6] [1]
Appliquez régulièrement un émollient, notamment après la toilette, et poursuivez ces soins entre les poussées. Si un produit irrite votre peau, arrêtez-le et demandez au pharmacien ou au médecin une alternative. [8]
Séchez la peau doucement, sans frotter. Limitez autant que possible le grattage ; garder les ongles courts peut réduire les lésions dues au grattage involontaire. [8]
Un dermocorticoïde est une crème ou une pommade contenant un corticoïde. C’est un traitement de référence des plaques inflammatoires ; une activité forte est souvent nécessaire dans cette forme d’eczéma. Le médecin choisit le produit. [5] Respectez les zones, la fréquence et la durée d’application prescrites. Recontactez le prescripteur si les lésions ne s’améliorent pas. [8]
Si les lésions sont étendues ou restent mal contrôlées, un dermatologue peut proposer d’autres traitements, notamment une photothérapie, qui utilise des ultraviolets dans un cadre médical. Le choix dépend de la situation et de la réponse aux premiers soins. [6]
Les antibiotiques ne sont pas systématiques. Un suintement ou des croûtes ne suffisent pas à prouver une infection bactérienne. Même en cas de surinfection suspectée, la prescription dépend notamment de son étendue, de sa gravité et de l’état général. Les traitements de l’eczéma restent nécessaires selon les consignes du médecin. [9]
Notre page sur les traitements de l’eczéma présente les grands principes de prise en charge des différentes formes.
Consultez pour faire identifier de nouvelles plaques. Un avis dermatologique est utile si les lésions persistent malgré les soins ou si les démangeaisons deviennent difficiles à supporter. [6] [7]
Demandez rapidement un avis médical si la peau devient chaude, gonflée ou de plus en plus douloureuse, si du pus apparaît, si les lésions s’aggravent rapidement ou si vous avez de la fièvre ou vous sentez mal. Ces signes peuvent évoquer une infection. [3] [9]
Une téléconsultation peut être envisagée si elle est adaptée à la situation. Si un examen physique ou un geste technique est nécessaire, une consultation en présentiel doit être organisée. [12]
La durée varie. L’American Academy of Dermatology indique qu’une prise en charge précoce et adaptée peut faire disparaître les lésions en 3 à 4 semaines ; ce délai n’est pas garanti. Des récidives restent possibles, parfois au même endroit. [4] Sans traitement, les plaques peuvent persister des mois, voire des années. [3]
Les preuves d’efficacité des remèdes à base de plantes sont insuffisantes pour en faire une alternative aux traitements recommandés. Demandez un avis médical avant d’en utiliser et ne remplacez pas le traitement prescrit. [8]
Le stress n’est pas une cause directe établie. Certaines recherches suggèrent qu’il peut contribuer aux poussées. Il ne suffit donc pas à expliquer l’apparition des plaques. [11]
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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