Qare

Article relu

Effets secondaires du vaccin Covid-19 : quels sont-ils ?

Des mains gantées tiennent une seringue portant une étiquette Covid-19.

L’essentiel en 30 secondes

Les effets secondaires des vaccins contre la Covid-19 sont majoritairement bénins, transitoires et documentés par l’ANSM dans le cadre de la pharmacovigilance nationale.

  • Les effets locaux (douleur au point d’injection, rougeur, gonflement) surviennent dans les 24 à 48 heures après la vaccination. — ANSM
  • Les effets systémiques fréquents incluent fatigue, fièvre, maux de tête et disparaissent généralement en 1 à 3 jours. — Ameli.fr
  • Les effets graves sont rares, comme la myocardite après les vaccins à ARN messager ou la thrombose avec baisse des plaquettes après les anciens vaccins AstraZeneca et Janssen, aujourd’hui retirés. — EMA
  • Tout effet indésirable grave doit être déclaré sur le portail signalement-sante.gouv.fr dans les meilleurs délais. — ANSM

Le conseil clé : En cas de symptômes inhabituels ou persistants après la vaccination, consultez rapidement un médecin pour évaluation.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : ANSM, Ameli.fr, Haute Autorité de Santé (HAS)

La vaccination contre la Covid-19 vise surtout à prévenir les formes graves. Une dose annuelle à l’automne est recommandée aux personnes de 65 ans et plus, aux femmes enceintes quel que soit le trimestre et aux personnes à risque, notamment dès 6 mois en cas de comorbidité. L’entourage des personnes vulnérables est également concerné. Les personnes hors de ces groupes peuvent en bénéficier si elles le souhaitent. La campagne d’automne 2026 commence le 13 octobre, avec des calendriers adaptés outre-mer. Le vaccin est pris en charge à 100 % ; l’injection suit les règles habituelles de remboursement.

Une question sur un vaccin ou un rappel ?

Un praticien peut vérifier avec vous votre situation vaccinale et vous prescrire le vaccin si nécessaire.

Les effets indésirables les plus fréquents

Les effets indésirables les plus fréquents sont une douleur au point d’injection, une fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires, des frissons ou de la fièvre. Ils sont habituellement transitoires. Des réactions allergiques graves sont possibles mais rares. Des myocardites et péricardites, également rares, ont été observées après des vaccins à ARN messager, notamment chez les adolescents et jeunes hommes. La surveillance se poursuit ; on ne peut pas garantir une absence totale de risque.

Effets secondaires à long terme : que montrent les données ?

Les principaux effets indésirables des vaccins contre la Covid-19 surviennent dans les jours qui suivent l’injection et disparaissent rapidement. Parmi les effets rares, une augmentation du risque de myocardite a été observée dans la semaine qui suit une dose de vaccin à ARN messager, en particulier chez les jeunes après la deuxième dose.

Pour évaluer la sécurité à long terme, EPI-PHARE (groupement de l’ANSM et de l’Assurance Maladie) a suivi pendant environ quatre ans plus de 28 millions de personnes de 18 à 59 ans en France. Les personnes vaccinées en 2021 avec un vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNTech ou Moderna) n’avaient pas un risque de décès toutes causes plus élevé que les personnes non vaccinées ; ce risque était même plus faible dans leur groupe. Comme dans toute étude observationnelle, cet écart peut refléter en partie des différences entre les deux groupes ; l’étude ne met toutefois pas en évidence de surmortalité à long terme liée à la vaccination.

Les myocardites liées aux vaccins à ARN messager restent rares au regard du nombre de doses administrées. Une autre étude d’EPI-PHARE a suivi pendant 18 mois des personnes de 12 à 49 ans hospitalisées pour une myocardite. Après une myocardite post-vaccinale, les complications cardiovasculaires étaient moins fréquentes (5,7 %) qu’après une myocardite liée au Covid-19 (12,1 %) ou à une autre cause (13,2 %). Un suivi médical peut toutefois rester nécessaire plusieurs mois après la sortie de l’hôpital.

Ces deux études portent sur les vaccins à ARN messager administrés en France entre fin 2020 et 2022.

Quand demander de l’aide ?

Une douleur thoracique, un essoufflement inhabituel, des palpitations ou des symptômes persistants nécessitent un avis médical rapide. En cas de difficulté respiratoire importante, de malaise ou de gonflement du visage ou de la gorge, appelez le 15 ou le 112. Pour une douleur ou une fièvre modérée, le paracétamol peut être utilisé en respectant la notice et les contre-indications. N’ajoutez pas de traitement préventif sans avis médical.

Après l’injection, une surveillance sur place est recommandée. Le professionnel l’adapte aux antécédents allergiques. Un effet indésirable suspect peut être signalé sur le portail national signalement.social-sante.gouv.fr.

Allergies et situations particulières

Une allergie alimentaire, au pollen, à la pénicilline ou à l’amoxicilline ne constitue pas, à elle seule, une contre-indication au vaccin contre la Covid-19. Une allergie à un composant du vaccin ou une réaction grave après une dose impose une évaluation spécialisée avant une nouvelle administration. Signalez tout antécédent d’anaphylaxie au professionnel de santé : il précisera le vaccin approprié et la surveillance nécessaire.

La vaccination est recommandée pendant la grossesse, quel que soit le trimestre. En cas de cancer, de diabète ou d’immunodépression, le professionnel choisit le schéma adapté : ces situations ne justifient pas de promettre une absence de tout effet indésirable.

Les anciennes campagnes et les doses actuelles

AstraZeneca (Vaxzevria) et Janssen (Jcovden) appartiennent aux premières campagnes vaccinales. Leurs autorisations européennes ont été retirées en 2024 à la demande des fabricants. Ils ne doivent plus être présentés comme des choix disponibles en France selon un seuil de 55 ans. Les formulations utilisées aujourd’hui sont adaptées aux variants et à l’âge du patient.

Les vaccins AstraZeneca et Janssen, à vecteur viral (adénovirus), ont été associés à un effet indésirable très rare mais grave : le syndrome de thromboses associées à une thrombocytopénie. Il s’agit de caillots sanguins de localisation inhabituelle, par exemple dans les veines du cerveau ou de l’abdomen, et parfois dans les artères, accompagnés d’une baisse du nombre de plaquettes ; la plupart des cas sont survenus dans les trois semaines suivant l’injection. Ces données concernent des vaccins qui ne sont plus utilisés et ne doivent pas être extrapolées aux vaccins proposés aujourd’hui.

À partir de 5 ans, la vaccination consiste généralement en une dose d’une formulation adaptée à l’âge. Le délai habituel depuis la dernière injection ou infection est de six mois, réduit à trois mois chez les personnes immunodéprimées ou âgées de 80 ans et plus. Pour les enfants de 6 mois à 4 ans jamais vaccinés et jamais infectés, le schéma initial comporte deux doses espacées de huit semaines. Les antécédents et situations particulières sont vérifiés avant la vaccination.

Questions fréquentes

Les effets secondaires sont-ils toujours bénins ?

Ils sont le plus souvent transitoires, mais certains effets graves, notamment allergiques ou cardiaques, sont rares et nécessitent une prise en charge.

Peut-on se faire vacciner pendant la grossesse ?

Oui. La vaccination contre la Covid-19 est recommandée quel que soit le trimestre.

Faut-il toujours deux doses initiales ?

Non. Le schéma dépend de l’âge, des antécédents et de l’état de santé. Demandez au professionnel de vérifier le calendrier applicable.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

    Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.