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Mois sans tabac : pourquoi viser un mois sans fumer ?

Personne brisant une cigarette entre ses doigts.

L’essentiel en 30 secondes

Suivez les conseils de notre médecin pour commencer par arrêter le tabac pendant un mois et pourquoi pas pour toujours ? ...

  • Le Mois sans tabac retient le repère des 30 jours, car franchir ce cap est associé à une probabilité plus élevée de rester abstinent.
  • Selon Santé publique France, arrêter de fumer pendant 30 jours multiplie par 5 les chances d’arrêter à long terme : il s’agit d’une association statistique, pas d’une garantie pour chaque personne.

Quand il s’agit d’arrêter de fumer, il faut un début et un but. Commençons donc par un mois, objectif symbolique pour tout fumeur qui craint les effets immédiats du sevrage. Visons ensuite l’année, car c’est ce cap qui validera réellement votre sevrage et aura vu disparaître vos habitudes de fumeur. Pour enfin atteindre le but ultime : une vie sans tabac, où vous aurez pris le plaisir de redécouvrir le goût des aliments, et de retrouver une meilleure endurance.

Un mois sans tabac…

Arrêter de fumer pendant un mois : voilà la grande initiative relancée chaque année en novembre par tabac-info-service.fr.

Le Mois Sans Tabac, c’est un défi collectif pour inciter tous les fumeurs à arrêter de fumer au moins 1 mois, car ce cap est décisif dans le sevrage tabagique. Vous pouvez vous y inscrire volontairement en tant que fumeur ou tout simplement soutenir un proche en l’encourageant à s’inscrire aux différents événements.

Pendant tout le mois de novembre, Tabac Info Service met à disposition des outils gratuits et des conseils réguliers pour accompagner les fumeurs dans cette grande démarche, qui est régulièrement un tournant majeur. De nombreux événements d’information et de sensibilisation, ainsi que des compétitions sportives et des consultations médicales d’aide au sevrage, sont organisés partout en France.

Pour en savoir plus, il vous suffit d’accéder au site Tabac Info Service.

Mais, pourquoi un mois ?

Au-delà de l’objectif symbolique que représente le mois sans tabac pour un ex-fumeur en plein sevrage, un mois sans fumer est surtout associé, selon Santé publique France, à 5 fois plus de chances d’arrêter à long terme. C’est une association statistique, pas une garantie pour chaque personne.

Depuis le 1er janvier 2019, la majorité des substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % par l’Assurance Maladie, sur prescription et sans plafond annuel. Votre complémentaire peut couvrir le reste selon votre contrat. Certains produits, notamment des sprays et des inhaleurs, ne sont pas remboursés : vérifiez la spécialité avec votre pharmacien.

Pour obtenir le remboursement d’un substitut nicotinique remboursable, une prescription est nécessaire. Vous pouvez vous adresser à un médecin, y compris au médecin du travail, à une sage-femme, à un infirmier, à un chirurgien-dentiste ou à un masseur-kinésithérapeute.

Besoin d’un avis médical ?

Échangez en vidéo avec un médecin généraliste pour faire le point sur votre situation et être orienté si nécessaire.

Quelle est votre motivation ?

  • Ne plus sentir le tabac froid ?
  • Arrêter de brûler votre argent en même temps que vos poumons ?
  • Retrouver votre indépendance psychique ?
  • Arrêter de rythmer vos journées et vos activités en fonction du tabac ?
  • Acquérir et donner une meilleure image de vous-même ?
  • Arrêter de tousser/cracher ?
  • Éviter de tomber malade, surtout l’hiver ?
  • Ne pas se construire son/ses cancers ?
  • Le faire pour vos enfants ?

En tant que médecin, l’argumentaire anti-tabac est souvent un peu trop technique et médical pour réellement porter ses fruits. Tout le monde sait que le tabac rend malade. Et pourtant les fumeurs, qui le savent également très bien, fument !

Comment devient-on fumeur ?

Par imitation/intégration ?

À l’adolescence, au lycée, en début de vie étudiante et professionnelle, l’effet de groupe entraîne la majorité d’entre nous à adhérer à des codes vestimentaires, musicaux et comportementaux, dont le tabagisme de groupe. Vous avez commencé à crapoter seul pour vous entraîner, mais le but n’était pas de fumer dans votre coin. Le but était bien de fumer en groupe.

Qu’est devenu ce groupe ? Fait-il toujours partie de votre environnement ? Avez-vous toujours besoin du tabac pour y jouer votre rôle ?

Par provocation ?

On vous l’a toujours défendu, donc fatalement vous l’avez fait !

Par image, par envie de jouer un rôle ?

Vous avez toujours adoré les movie lovers qui finissent toujours par embrasser leur partenaire de cinéma. Mais vous n’avez pas vraiment réalisé ce qu’endure ce/cette partenaire embrassé(e) par une bouche enfumée…

Par goût ?

Franchement, souvenez-vous de votre première cigarette… Comment dire ? Oui, ce n’était vraiment pas bon ! Le pire, c’est que le goût n’a pas vraiment changé, vous vous y êtes juste habitué(e)… C’est là que les éléments addictogènes jouent leur rôle. De quel aliment, qui vous aurait fait vomir/cracher la première fois, êtes-vous depuis devenu addict ?

Pourquoi continue-t-on à fumer ?

Par simple habitude/dépendance.

Ces malheureuses habitudes qui guettent toute occasion de ternir notre évolution personnelle et familiale… Aidée par les subtils additifs du tabac, votre première expérience, travaillée ensuite en groupe, est finalement devenue une simple mauvaise habitude qui vous fait culpabiliser quotidiennement. Vous valez mieux !

En tant qu’ex-fumeur, je peux comprendre tous les mécanismes et ressorts qui transforment un non-fumeur en fumeur.

En tant que père, je ne peux plus les accepter.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

    Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.