
Traitement de la crise de goutte : comment soigner la maladie ?
Grâce à plusieurs approches médicamenteuses et hygiéno-diététiques, il est possible de contrôler les symptômes de la goutte.
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6 min de lectureMis à jour le 13/06/26

La crise de goutte est une arthrite microcristalline provoquée par le dépôt de cristaux d’acide urique dans les articulations, touchant principalement le gros orteil.
À retenir : Consultez un médecin dès les premiers signes pour initier rapidement la colchicine et réduire la durée de la crise.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Maladie chronique relativement fréquente, la goutte désigne le dépôt de microcristaux d’acide urique dans les articulations et les tissus environnants. Quels sont les symptômes de l’inflammation ? Une crise de goutte peut-elle passer toute seule ? Comment s’en débarrasser ? L’équipe médicale de Qare fait le point avec vous.
Par ailleurs, plusieurs options médicamenteuses et hygiéno-diététiques permettent de soigner la crise de goutte et de prévenir les récidives.
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La goutte est une maladie articulaire inflammatoire qui survient à la suite d’un excès d’acide urique dans le sang. C’est l’hyperuricémie.
Plus concrètement, ce sont des microcristaux d’acide urique qui se déposent dans les articulations, ainsi que dans les tissus environnants, créant alors une arthropathie inflammatoire.
La goutte se caractérise par des poussées inflammatoires articulaires, appelées les « crises de gouttes ».
Il s’agit de la maladie articulaire inflammatoire la plus fréquente dans les pays occidentaux. Elle touche davantage les hommes que les femmes, et son taux augmente avec l’âge. On note également qu‘un excès d’acide urique dans le sang est favorisé par l’obésité, une perte de poids permettrait d’en réduire les risques.
La goutte n’est pas une maladie grave en soi, ni mortelle. En revanche, elle représente un facteur de risque cardio-vasculaire important.
Elle augmente, par exemple, le risque de faire un infarctus du myocarde.
Dans l’imaginaire collectif, la goutte est souvent associée à la maladie du « bon vivant », autrement dit, une atteinte qui touche principalement les personnes qui aiment la nourriture riche et l’alcool.
Si l’alimentation et la consommation d’alcool jouent bien entendu un rôle dans l’apparition de la goutte, ses causes ne se résument pas qu’à cela.
La goutte peut être causée par des facteurs de risque multiples. Parmi eux :
La goutte est une maladie qui se manifeste par le biais des fameuses « crises de goutte ». Celles-ci surviennent souvent brusquement la nuit, au repos. Une douleur intense se fait alors ressentir, semblable à une sensation de brûlure, voire de broiement.
La zone atteinte est gonflée, rouge, chaude, volumineuse et extrêmement douloureuse.
La douleur atteint son niveau maximal dans les 6 à 12 heures.
Plusieurs éléments déclencheurs sont à noter dans la survenue d’une crise de goutte. Parmi eux :
À noter que certains signes annonciateurs permettent d’anticiper l’apparition d’une crise de goutte. Pour le patient, il est important de les connaître : douleur modérée et picotements d’une articulation, inconfort, limitation de la mobilité…
Bon à savoir : l’inflammation affecte une seule articulation à la fois, souvent au niveau des jambes, et très fréquemment à la base du gros orteil. Plus rarement, elle s’observe au niveau du genou ou de la cheville.
Une crise de goutte peut durer de quelques jours à plusieurs semaines. Cette maladie étant chronique, on remarque que les premières crises sont souvent plus courtes et moins intenses que les suivantes.
Au fur et à mesure, leur durée s’étend, la douleur s’intensifie.
En cas de douleur inexpliquée au niveau d’une articulation, le patient se rend généralement chez son médecin. Le diagnostic de la goutte est clinique.
Lors de la consultation, le médecin :
Par la suite, le diagnostic peut être confirmé par une prise de sang. D’autres examens peuvent parfois s’avérer utiles, tels qu’une échographie, une radiographie ou une ponction.
Les crises de goutte surviennent lors d’une surcharge de microcristaux, le traitement préconisé va donc agir pour faire fondre ces cristaux. Pour ce faire, la prise de médicaments hypo-uricémiants (bénémide, allopurinol…) est nécessaire, afin de faire baisser l’acide urique dans le sang.
Ces traitements sont prescrits à vie et permettent de faire disparaître les crises. En revanche, en cas d’arrêt, les crises réapparaissent. La goutte est donc une maladie dont on contrôle les symptômes, mais seulement en prenant un traitement en continu.
En plus de la prise de ce traitement, plusieurs mesures hygiéno-diététiques sont préconisées, afin de faire baisser le taux d’acide urique dans le sang. Parmi elles :
Une alimentation trop riche en purines fait partie des facteurs de risque de l’apparition des crises de goutte. Pour favoriser la guérison, c’est donc tout naturellement que celle-ci doit changer.
Les aliments riches en purines et en graisses sont à diminuer drastiquement en cas de crise de goutte. Parmi eux :
L’alcool et les boissons sucrées sont à diminuer très fortement en cas de goutte.
Une hydratation quotidienne et suffisante permet de réduire les risques de crise de goutte. Aussi, buvez 1 à 1,5 L d’eau par jour. L’augmentation du débit urinaire permet d’éliminer efficacement l’acide urique sanguin par les reins.
En cas de crise de goutte, la prise de paracétamol est souvent prescrite en première intention. Si celui-ci s’avère insuffisant, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, tels que l’ibuprofène, peuvent être efficaces.
Oui, la marche est un moyen très efficace pour soulager les symptômes de la goutte.
Elle permet non seulement de réduire la gêne, mais également d’augmenter l’amplitude des mouvements des articulations.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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