
Dispositions mises en place par Qare pendant l’épidémie de coronavirus
La téléconsultation est un “geste-barrière” efficace pour lutter contre la propagation du risque épidémique du COVID-19.
Article relu
7 min de lecturePublié le 04/05/21

Retrouvez le témoignage de l'Université PSL qui a choisi Qare pour prendre soin de la santé de ses étudiants.
Le conseil clé : C’est mieux de prendre rendez-vous et que le praticien annonce qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter plutôt que de laisser traîner et d’arriver avec une dépression avec 6 mois – 1 an de traitement et de suivi derrière.
Depuis septembre 2020, l’Université PSL a choisi la solution de téléconsultation Qare pour l’accompagner à prendre soin de la santé de ses étudiants. Les étudiants bénéficient de téléconsultations avec des médecins parmi plus de 50 spécialités, remboursable par l’Assurance Maladie.
Isabelle Duriez, journaliste santé, a interviewé lors d’un webinar organisé par Qare en partenariat avec l’Université PSL différents intervenants pour présenter ce partenariat :
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Kelly : Beaucoup mieux depuis que nous avons repris les cours en présentiel, même si c’est remis en question par les dernières mesures annoncées. Il y a eu des moments très difficiles, j’ai passé le second confinement dans mon appartement, seule. C’est très dur de ne pas être démotivée, mais aujourd’hui ça va déjà mieux que l’hiver dernier.
Kelly : Alors effectivement, j’ai développé des troubles alimentaires que je n’avais pas avant, et qui se sont accrus lorsque j’étais seule et en confinement. J’ai pu, grâce à Qare, consulter sans aucune avance de frais une diététicienne très rapidement qui m’accompagne quotidiennement sur la gestion de ces troubles.
Kelly : Oui, j’ai eu l’occasion de contacter une gynécologue pour lui poser des questions en amont d’un rendez-vous en présentiel, ainsi qu’un dentiste notamment le soir de Noël. Celui-ci m’a d’ailleurs prescrit des médicaments que j’ai pu récupérer dès le lendemain. Qare est rentré dans ma routine, dès que j’ai une question de santé je vais sur Qare.
Kelly : Non, il me semble que ce n’est pas remboursé, mais en plus avec mon budget étudiant je n’aurais pas pu avancer les frais. Si je n’avais pas eu Qare, je n’aurais pas spécialement consulté avant que ça ne devienne vraiment urgent.
Florence : Auparavant, nous étions sur des problématiques de prévention mais la pandémie a révélé de nouveaux freins liés à l’accès aux soins dont nous n’avions pas forcément conscience auparavant :
Florence : Avant la pandémie, nous avions déjà une petite équipe sur place (généraliste, infirmière et des créneaux de psychologues dans les établissements). Mais effectivement nous n’avions pas conscience de ce que la pandémie a révélé : un réel besoin en santé, notamment mentale, chez les étudiants.
Fanny : Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les étudiants sont une population à risque de développer des pathologies psychiatriques notamment entre 18 et 25 ans. Même sans la Covid-19, c’est une population sensible psychologiquement. Au bout d’un an de la Covid-19, ce qu’on observe chez les étudiants, c’est une dépression d’épuisement psychologique : ils sont las, ils ne se projettent plus, ils angoissent au quotidien, leur sommeil est décalé.
Par ailleurs, certains étudiants ont développé des addictions sans forcément s’en rendre compte : depuis la crise les apéros virtuels se sont multipliés et ce n’est plus un verre ou deux le vendredi ou le samedi soir mais parfois plusieurs fois dans la semaine. C’est alertant.
Fanny : Les étudiants peuvent avoir des pensées suicidaires et parfois même, ils sont à risque de tentative de suicide. Déjà hors période de la Covid-19 mais depuis la crise, ces problématiques se sont nettement accentuées. Il y a quand même un étudiant sur dix qui a présenté des idées suicidaires au cours de l’année passée et il faut être attentif car chez les étudiants, le passage à l’acte peut se faire sous le coup de l’impulsion, très rapidement.
Fanny : Oui, c’est une solution qui permet de prendre en charge très rapidement les étudiants. Par exemple, lorsqu’un étudiant a un coup de mou, c’est beaucoup plus facile s’il peut prendre rendez-vous dans les prochaines heures plutôt que dans les jours voire les semaines qui suivent, parce qu’il va peut-être se sentir mieux et se dire qu’il n’en a plus besoin. C’est mieux de prendre rendez-vous et que le praticien annonce qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter plutôt que de laisser traîner et d’arriver avec une dépression avec 6 mois – 1 an de traitement et de suivi derrière. En plus, par l’écran c’est plus facile, les jeunes peuvent être plus à l’aise.
Clémence : Sur les 17 000 étudiants bénéficiant de la solution Qare, plus de 3000 sont inscrits sur Qare, soit 20% d’inscription avec évidemment des divergences entre les établissements mais c’est un bon taux. Et parmi ces inscrits, il y a eu plus de 2900 téléconsultations. Dans ces 2900 téléconsultations, on observe 39% de téléconsultations avec des médecins généralistes et 48% avec des psychologues, psychiatres etc.
Le contexte est très particulier, je rejoins Fanny, il y a un réel besoin des étudiants sur la santé mentale mais en plus le côté “visio” permet de faire tomber des barrières. En plus, comme l’a dit Kelly, les étudiants ne peuvent pas forcément avancer les frais, encore plus chez un psychologue ou un psychiatre ou le montant de la consultation est différent de celui des médecins généralistes.
Clémence : Alors par exemple “Qu’est ce que je peux faire en téléconsultation ?” ou “Qu’est ce que je ne peux pas faire ?”, sur des motifs ou des spécialités. Les étudiants se demandent ce qu’il est possible de faire avec un gynécologue et je leur réponds que ça peut aller du renouvellement de pilule au suivi d’une maladie comme l’endométriose par exemple. Qare propose plus de 50 spécialités, ce qui ouvre le champ des possibles… Par exemple un ophtalmologue pour une conjonctivite, un dentiste pour un gros aphte comme l’a dit Kelly tout à l’heure…
En revanche, la téléconsultation a aussi ses limites et nos praticiens sont formés pour dire aux patients “attention, il faut aller consulter en cabinet”, notamment pour des motifs un peu plus inquiétants pour lesquels la palpation est essentielle. Dans tous les cas, il est possible de commencer par la téléconsultation et de continuer le suivi en cabinet.
Par ailleurs, ce dont on parle moins mais qui est quand même essentiel, c’est de pouvoir ajouter sa famille, notamment son conjoint ou ses enfants, sur son compte pour qu’ils puissent bénéficier de l’avantage “remboursable par l’Assurance Maladie” pour 1€/mois.
Kelly : En effet, elle m’a énormément rassurée sur le développement des troubles alimentaires et elle m’a également dit que je pouvais consulter, en cas de difficultés liées à d’autres sujets que l’alimentation, des psychologues, des sophrologues, des naturopathes…
Merci à tous d’avoir suivi ce webinar.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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