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Cadmium (Cd) : propriétés, sources d’exposition et effets sur la santé

2 min de lectureMis à jour le 05/08/26

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Consultation médicale pour intoxication au cadmium

L’essentiel en 30 secondes

L’intoxication au cadmium (Cd) est une imprégnation chronique par un métal lourd cancérogène, classé Groupe 1 par le CIRC, responsable d’atteintes rénales, osseuses et respiratoires.

  • Sources principales : L’alimentation (céréales, abats, mollusques) et le tabagisme actif constituent les deux vecteurs majeurs d’exposition.
  • Accumulation rénale : La demi-vie du cadmium dans le cortex rénal atteint 30 ans chez l’humain.
  • Dépistage : La cadmiurie est l’indicateur de référence ; le seuil population générale est fixé à 0,5 μg/g de créatinine.
  • Exposition professionnelle : La valeur limite biologique (VLB) réglementaire française pour les travailleurs exposés est de 2 μg/g de créatinine dans les urines (cadmium urinaire), fixée à l’article R.4412-149 du Code du travail.
  • Engrais phosphatés : Selon l’Anses, ils représentent plus de 50 % des apports de cadmium dans les sols agricoles français.

À retenir : Diversifier son alimentation et arrêter le tabac sont les deux leviers les plus efficaces pour réduire l’imprégnation chronique au cadmium.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : CIRC, Anses, INRS, EPA

Le cadmium (Cd) est un métal lourd toxique, présent naturellement dans les sols et apporté aussi par certains engrais phosphatés. Il entre dans l’organisme surtout par l’alimentation et par le tabac, et s’y accumule pendant des décennies. Voici l’essentiel, avec un article détaillé pour chaque question.

Qu’est-ce que le cadmium ?

C’est un métal lourd classé cancérogène certain (groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Une fois absorbé, il se stocke surtout dans les reins et le foie, où sa demi-vie atteint 10 à 30 ans.

Où trouve-t-on du cadmium ?

Chez les non-fumeurs, l’alimentation est la principale source d’exposition : produits céréaliers, pommes de terre, abats, crustacés et mollusques. Selon l’INRAE, les engrais phosphatés représentent 50 à 70 % des apports de cadmium dans les sols agricoles. Le tabac est l’autre grande source. Pour aller plus loin : le cadmium dans l’alimentation, dans le pain et dans le chocolat.

Quels sont les risques pour la santé ?

Une exposition prolongée peut abîmer les reins, fragiliser les os et favoriser certains cancers, notamment du poumon, de la prostate et du rein. Symptômes, formes aiguë et chronique, personnes à risque : tout est détaillé dans notre article sur l’intoxication au cadmium.

Comment savoir si l’on est exposé ?

Le dépistage repose sur le dosage du cadmium dans les urines, rapporté à la créatinine. Les seuils de référence varient avec l’âge : notre article sur le dépistage du cadmium explique comment se faire tester et comment lire le résultat.

Comment réduire son exposition ?

  • Arrêter de fumer : le tabac s’ajoute à l’alimentation comme source d’exposition.
  • Diversifier les féculents : alterner blé, riz, sarrasin, quinoa et légumineuses, et varier les marques et les provenances.
  • Garder de bons apports en fer, en zinc et en calcium : une carence en fer augmente l’absorption du cadmium.
  • Varier les chocolats, dont la teneur en cadmium dépend de l’origine du cacao.

Le cadmium s’élimine très lentement : notre article pour éliminer le cadmium du corps fait le point sur les traitements et la prévention.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le cadmium et quelles sont ses propriétés ?

Le cadmium (Cd) est un élément métallique du groupe 12, de numéro atomique 48. Il se présente sous un aspect blanc argenté, malléable et tendre, avec un point de fusion bas fixé à 321 °C. Sa structure chimique est proche de celle du zinc, ce qui facilite sa substitution aux minéraux essentiels dans l’organisme.

Ce métal est relativement rare dans la croûte terrestre et s’obtient principalement comme sous-produit de l’extraction du zinc, du plomb et du cuivre. Ses applications industrielles incluent le cadmiage protecteur, la fabrication d’accumulateurs nickel-cadmium et la production de soudures spécifiques.

Quelles sont les principales sources d’exposition au cadmium ?

L’alimentation constitue la voie d’exposition majoritaire pour la population générale. Les produits à base de céréales (blé, pain, pâtes), les pommes de terre, les légumes, ainsi que les mollusques et les abats sont les principaux vecteurs de transfert du sol vers l’homme. La bioaccumulation est particulièrement marquée dans les champignons et les organismes aquatiques.

Le tabagisme actif représente la seconde source majeure, les feuilles de tabac concentrant le métal puisé dans le sol. L’inhalation de poussières en zones industrielles et l’usage d’engrais phosphatés en agriculture contribuent également à l’imprégnation environnementale globale.

Quels sont les risques pour la santé en cas d’exposition prolongée ?

Le cadmium est classé comme cancérogène du Groupe 1 par le CIRC, avec des risques avérés pour les poumons, la prostate et les reins. Il possède une demi-vie longue, entraînant une accumulation rénale sur plusieurs décennies, ce qui peut provoquer une insuffisance rénale ou des dysfonctionnements tubulaires.

Une exposition chronique perturbe également le métabolisme calcique, générant une déminéralisation osseuse et des risques accrus de fractures. Des troubles du système immunitaire, des problèmes de reproduction et des altérations du système nerveux central sont également documentés.

Comment dépister une imprégnation au cadmium ?

Le bilan biologique repose sur deux types d’analyses. La cadmiurie (dosage urinaire) est l’indicateur de référence pour évaluer le stock accumulé dans l’organisme sur le long terme. La cadmiémie (dosage sanguin) permet quant à elle de mesurer une exposition récente, notamment en milieu professionnel.

L’interprétation des résultats se réfère à des seuils précis, comme la valeur de 0,5 μg/g de créatinine pour la population générale. Ces examens peuvent être réalisés en laboratoire spécialisé sur prescription médicale pour orienter une éventuelle prise en charge.

Comment réduire son exposition quotidienne au métal ?

La prévention repose sur la diversification de l’alimentation et le sevrage tabagique immédiat. Il est recommandé de limiter la consommation de produits céréaliers issus de zones de culture intensive et de veiller à un apport suffisant en fer et calcium, car les carences favorisent l’absorption intestinale du cadmium.

En zone potentiellement polluée, l’hygiène est primordiale : lavage systématique des mains, nettoyage humide des sols pour éviter les poussières et rinçage soigneux des légumes du potager. Au niveau collectif, la réduction des teneurs en cadmium dans les engrais phosphatés est une mesure de contrôle essentielle.

  • Sources médicales

    Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.

  • Téléconsultation

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