
GLP-1 Perte De Poids : efficacité, risques et cadre médical
Apprenez comment les médicaments GLP-1 peuvent aider à la perte de poids et à la régulation de la glycémie en France.
Article validé médicalement
12 min de lectureMis à jour le 24/09/26Publié le 23/07/25

Les agonistes du récepteur GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) font l’objet en France d’un nouveau dispositif encadré de prescription, notamment pour la prise en charge du diabète de type 2 et de l’obésité.
Le conseil clé : Consultez votre médecin traitant ou un spécialiste pour évaluer votre éligibilité avant toute démarche de prescription de GLP-1.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, ANSM, Ameli.fr, Assurance Maladie
Les médicaments GLP-1 représentent une avancée majeure dans la prise en charge du diabète de type 2 et de l’obésité. Leur mécanisme d’action unique, ciblant à la fois la glycémie et l’appétit, offre des bénéfices thérapeutiques significatifs. Cependant, leur prescription est strictement encadrée en France pour garantir leur bon usage . Quelles sont les modalités de prescription ? Dans quels cas sont-ils pris en charge par l’assurance maladie ? Voici toutes les informations à savoir.
Un traitement GLP-1 pourrait-il vous concerner ?
Critères d'éligibilité, parcours de prescription, conditions de prise en charge : nous pouvons faire le point avec vous sur les analogues du GLP-1.
Mise à jourPatients déjà traités avant le 15 juin 2026
Si vous étiez déjà traité par Wegovy® ou Mounjaro® avant le 15 juin 2026, les achats antérieurs à cette date ne sont pas remboursés rétroactivement. Pour les délivrances suivantes, vous devez disposer d’un formulaire d’accompagnement à la prescription positif, établi par un médecin habilité. Ce justificatif est distinct de l’ordonnance et doit être présenté avec elle à chaque délivrance. L’éligibilité est appréciée selon les conditions de remboursement en vigueur, à partir de votre situation clinique au début du traitement, même si celui-ci a commencé avant le 15 juin 2026. (Légifrance)
Les analogues des récepteurs du Glucagon-Like Peptide-1 (ou AGLP-1) sont une classe de médicaments pour lutter contre l’obésité qui imitent l’action d’une hormone naturelle produite par l’intestin : le Glucagon-Like Peptide-1. Cette hormone joue un rôle crucial dans la régulation de la glycémie et de l’appétit. Les médicaments GLP-1 sont principalement indiqués pour le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé. Certains sont également approuvés pour la prise en charge de l’obésité (IMC supérieur à 30) en parallèle d’un accompagnement adapté. Dans ces deux cas, ils s’inscrivent dans une prise en charge globale pluridisciplinaire visant à améliorer la santé du patient.
Le GLP-1 est une hormone peptidique sécrétée par les cellules L de l’intestin en réponse à l’ingestion de nutriments. Dans l’organisme, cette hormone agit comme un chef d’orchestre, coordonnant les réponses métaboliques après un repas. Les AGLP-1 ont été développés pour apporter ces effets bénéfiques et pallier le déficit de cette hormone observé chez les personnes diabétiques.
En France, depuis le 1er février 2025, un nouveau dispositif encadre strictement la prescription pour les patients diabétiques des analogues du GLP-1 comme Ozempic®, Victoza® et Trulicity®. Ce dispositif vise à garantir leur utilisation dans le cadre de leur autorisation de mise sur le marché pour les indications thérapeutiques remboursables (ITR) et à éviter les mésusages, notamment leur détournement pour la perte de poids chez des personnes non diabétiques.
Le remboursement de ces médicaments est désormais subordonné au renseignement d’un formulaire numérique par le prescripteur d’éléments précis concernant :
Ces mesures ont été mises en place pour plusieurs raisons :
Les molécules actives agissent en imitant les effets de l’hormone naturelle, avec l’avantage d’avoir une durée d’action prolongée. Leur mécanisme d’action sur la glycémie est multiple et remarquablement efficace. Il s’agit d’un traitement de l’obésité non chirurgical :
Ces effets combinés permettent une meilleure maîtrise de l’appétit et une diminution de la prise alimentaire.
C’est l’un des plus récents et des plus efficaces. Il contient du sémaglutide, un analogue à action prolongée :
Depuis le 1er février 2025, la prescription d’Ozempic® pour un remboursement nécessite que le médecin précise si le patient est âgé de 18 ans ou plus, s’il est atteint d’un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, et si le médicament est prescrit en association avec d’autres antidiabétiques ou en monothérapie quand la metformine est contre-indiquée.
Victoza contient du liraglutide :
Trulicity est un analogue à action prolongée :
Depuis le 15 juin 2026, Mounjaro® peut être remboursé à 65 % dans certaines situations d’obésité ou de diabète de type 2. Les indications de remboursement sont plus restreintes que celles de son autorisation de mise sur le marché. (Légifrance)
Dans l’obésité, la prise en charge concerne certains adultes ayant un IMC initial ≥ 40 kg/m², ou ≥ 35 kg/m² avec au moins une comorbidité prévue par la réglementation, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. Le traitement accompagne une alimentation hypocalorique et une activité physique accrue. La première prescription ouvrant droit au remboursement relève d’un médecin habilité et nécessite un formulaire d’accompagnement à la prescription positif. (Légifrance)
Le mounjaro est un double agoniste GLP-1 et GIP :
Ces traitements sont principalement indiqués en cas de diabète de type 2 insuffisamment contrôlé par les mesures hygiéno-diététiques et les traitements de première ligne comme la metformine.
Ils présentent plusieurs avantages :
Certains agonistes du GLP-1 peuvent être prescrits dans le cadre d’une prise en charge psychosomatique globale et nutritionnelle dans le cadre de l’obésité :
-Wegovy® (sémaglutide 2,4 mg — dose d’entretien approuvée par l’EMA, avec titration progressive : 0,25 mg, 0,5 mg, 1 mg, 1,7 mg puis 2,4 mg)
-Saxenda® (liraglutide 3 mg)
-Mounjaro® (tirzépatide)
Profil des patients :
Selon l’AMM : chez les adultes ayant un IMC ≥ 30 kg/m² ou un IMC ≥ 27 kg/m² (surpoids) avec au moins une comorbidité liée au poids (hypertension, diabète, dyslipidémie)
Pour le remboursement de Wegovy® ou de Mounjaro® dans l’obésité, les critères sont plus stricts : IMC initial ≥ 40 kg/m², ou ≥ 35 kg/m² avec une comorbidité figurant dans la liste réglementaire, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. (Légifrance)
En complément d’un régime hypocalorique et d’une activité physique accrue, uniquement en deuxième intention après échec de la prise en charge nutritionnelle
Il existe plusieurs contre-indications et précautions d’emploi :
La prescription nécessite obligatoirement une consultation médicale. Au cours de cette consultation, une prise en charge globale et impliquant différents professionnels de santé sera proposée.
Pour le diabète de type 2 :
Tout médecin peut prescrire les AGLP-1 (Ozempic®, Victoza®, Trulicity®)
Depuis le 1er février 2025, le médecin doit renseigner des informations spécifiques sur un formulaire numérique pour permettre le remboursement
Le justificatif doit être présenté au pharmacien à chaque délivrance
Pour l’obésité :
Depuis le 23 juin 2025, tout médecin peut prescrire les AGLP-1 indiqués dans l’obésité (Wegovy®, Saxenda®, Mounjaro®), que ce soit la prescription initiale ou les renouvellements
Le droit de prescrire dans le respect de l’AMM ne suffit pas pour obtenir un remboursement. Pour Wegovy® ou Mounjaro® dans l’obésité, la première prescription remboursable doit être réalisée par un médecin habilité ; les renouvellements peuvent ensuite être assurés par le médecin traitant ou un autre médecin. (Assurance Maladie)
Avant d’initier le traitement, plusieurs examens sanguins sont généralement recommandés :
Ces examens permettent d’écarter les contre-indications et d’établir un point de référence pour le suivi.
Le choix dépend de plusieurs facteurs :
Le suivi doit être régulier :
Les prix varient selon les molécules et les présentations :
Parmi les médicaments indiqués dans l’obésité, Wegovy® et Mounjaro® peuvent être remboursés sous conditions ; Saxenda® reste non remboursé. Les prix des présentations de Wegovy® et Mounjaro® ci-dessous sont réglementés depuis le 15 juin 2026, avant remboursement et hors honoraires de dispensation. (Légifrance)
Le remboursement est strictement encadré en France :
Les effets indésirables les plus fréquents sont principalement digestifs :
Ces effets sont généralement plus prononcés lors des premières prises et tendent à s’atténuer avec le temps. L’escalade progressive des doses permet d’améliorer la tolérance.
Des effets indésirables plus graves peuvent survenir, mais sont moins fréquents :
Les molécules synthétiques présentes peuvent interagir avec d’autres médicaments :
Réponses relues par notre équipe médicale.
Pour le diabète de type 2 : Tout médecin peut prescrire les AGLP-1 (Ozempic®, Victoza®, Trulicity®). Depuis le 1er février 2025, la prescription doit être accompagnée d’un justificatif renseignant des informations spécifiques pour permettre le remboursement.
Pour l’obésité : depuis le 23 juin 2025, tout médecin peut initier ou renouveler Wegovy®, Saxenda® ou Mounjaro® dans le respect de leur AMM. Pour que Wegovy® ou Mounjaro® soient remboursés, des conditions supplémentaires s’appliquent, notamment une première prescription par un médecin habilité et un formulaire d’accompagnement positif. (ANSM)
Pour le diabète de type 2 (avec remboursement) : Diabète insuffisamment contrôlé par les mesures hygiéno-diététiques et la metformine, HbA1c supérieure à l’objectif individualisé, absence de contre-indications.
Pour l’obésité : chez l’adulte, les indications de l’AMM comprennent un IMC ≥ 30 kg/m², ou ≥ 27 kg/m² avec au moins une complication liée au poids, en l’absence de contre-indications et dans le cadre d’une prise en charge globale. Pour le remboursement de Wegovy® ou de Mounjaro®, les conditions sont plus strictes : IMC initial ≥ 40 kg/m², ou ≥ 35 kg/m² avec une comorbidité figurant dans la liste réglementaire, après échec de la prise en charge nutritionnelle, avec une prescription et un justificatif conformes. (Légifrance)
Oui, les GLP-1 permettent une perte de poids dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire bien conduite. Cependant, une reprise de poids est fréquente à l’arrêt du traitement, soulignant l’importance de maintenir les changements de mode de vie.
Sources officielles consultées le 24/09/2026.
Chaque article est relu et validé par des professionnels de santé.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
Tous les articles de cette catégorie