
Stress et grossesse : quelles conséquences et comment mieux le gérer ?
Le stress en début de grossesse est une réaction normale. Un stress prolongé peut atteindre le foetus et créer des complications.
Article validé médicalement
7 min de lecturePublié le 23/08/22

La grossesse non évolutive (GNE), aussi appelée fausse couche précoce, désigne l’arrêt spontané du développement embryonnaire avant 14 semaines d’aménorrhée.
Le conseil clé : Tout saignement ou douleur en début de grossesse doit conduire à une consultation médicale rapide pour confirmer ou exclure une grossesse non évolutive.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
La grossesse non évolutive est un phénomène souvent mis sous silence. Pourtant 10 à 20% des grossesses cliniquement reconnues seraient concernées (HAS/INSERM), un chiffre pouvant atteindre 25% en incluant les pertes précoces infracliniques. Si vous êtes enceinte, comment reconnaitre une grossesse non évolutive ? Quelles en sont les causes ? Quels traitements sont possibles ? Chez Qare, on répond à toutes ces questions afin de lever le tabou sur ce sujet.
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La grossesse non évolutive est un phénomène qui touche 10 à 20% des grossesses cliniquement reconnues au moins une fois dans la vie d’une femme. On parle couramment de fausse couche spontanée ou fausse couche, de mort foetale in utéro ou de mort périnatale, selon le terme auquel survient le décès du foetus ou du nouveau né. Voici ce qu’il faut savoir :
La grossesse non évolutive peut être due à différentes anomalies de développement de l’embryon, et plutot qu’une conséquence de pathologies de grossesse.
Aussi appelé « œuf blanc » ou grossesse non embryonnée, l’œuf clair désigne l’arrêt du développement avant même l’apparition de l’embryon. Si vous vous demandez pourquoi l’embryon ne se développe pas, cela découle d’une anomalie lors de la fécondation.
La femme possède donc un sac ovulaire dépourvu d’embryon. Pourtant dans le cas de cette grossesse non évolutive, le taux de Béta-HCG augmente, comme pour une grossesse évolutive.
Une autre cause de grossesse non évolutive est la mort embryonnaire. Le cœur de l’embryon cesse de battre. On parle de mort fœtale in utero lorsque cela survient à partir de 22 semaines d’aménorrhée (SA) ou au-delà de 500 g, selon la réglementation française.
Cela peut arriver pour plusieurs raisons :
Sur le plan médical, une anomalie du placenta en grossesse, comme le placenta prævia, peut compromettre l’apport en oxygène et en nutriments nécessaires au développement du fœtus.
La grossesse molaire est une anomalie du développement du placenta, appelée maladie trophoblastique gestationnelle. Elle se caractérise par :
Aussi appelée grossesse ectopique, cette grossesse se développe en dehors de la cavité utérine. L’œuf s’implante dans les trompes de Fallope dans 96 à 98% des cas, ou sur un ovaire ou le col de l’utérus. Des endroits qui ne sont pas adaptés à la croissance du fœtus.
L’œuf finit alors par se rompre. La grossesse extra-utérine peut provoquer une hémorragie massive il y a alors un risque pour la femme enceinte. La prise en charge en cas de grossesse extra utérine est une urgence.
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Lors d’une grossesse non évolutive, certains signes peuvent vous alerter :
Néanmoins, certains de ces symptômes étant proches des symptômes d’une grossesse évolutive, il est assez difficile de détecter seule une grossesse évolutive.
Par ailleurs, certaines femmes peuvent traverser un déni de grossesse inconscient, rendant la détection de toute anomalie encore plus complexe.
Dans le cas d’un œuf clair, vous ressentez les symptômes de grossesse liés à l’hormone Béta- HCG, comme le dérèglement de votre humeur lors du 1er mois, ou les nausées. Il est donc difficile de s’en rendre compte.
Chez certaines femmes la grossesse non évolutive ne provoque pas de symptôme. Seules les examens de contrôle, tels que l’échographie de datation, ou l’échographie du premier trimestre peuvent la déceler.
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Dans ce contexte, l’échographie morphologique du 5ème mois constitue un examen complémentaire clé pour détecter d’éventuelles anomalies fœtales passées inaperçues plus tôt.
Pour détecter une grossesse non évolutive, un examen par imagerie est nécessaire. Le professionnel chargé de votre suivi effectue selon votre morphologie une échographie foetale par voie externe ou endovaginale pour vérifier le bon développement du fœtus.
Cet examen peut être effectué dès la 4ème semaine de grossesse, soit 6 semaines d’aménorrhée. Après résultat en cas de doute, l’examen peut être réitéré tous les 7 jours pour vérifier l’évolutivité de la grossesse.
Les critères posés pour un diagnostic ont été fondés dans le but d’éviter les erreurs de diagnostic. Durant l’échographie le professionnel de santé examine :
S’il ne détecte pas d’activité cardiaque chez l’embryon, la grossesse non évolutive se confirme.
Une grossesse non évolutive peut se terminer seule, sans aucune intervention médicale, par l’expulsion du fœtus manifesté par des saignements gynécologiques.
Lorsque l’expulsion du sac gestationnel n’est pas complète, une intervention médicale est nécessaire pour éviter des complications. Elle peut se faire soit par un traitement médicamenteux, soit par un traitement chirurgical.
Dans le cas d’une grossesse non évolutive précoce sans expulsion complète, selon la taille du sac gestationnel, le professionnel chargé de votre suivi va proposer une interruption médicale de grossesse (IMG).
Il va vous prescrire un traitement médicamenteux au misoprostol. Ce traitement peut se faire jusqu’à 7 semaines de grossesse en France (c’est à dire 9 semaines d’aménorrhée).
Cette molécule est la version synthétique de la prostaglandine E1. Elle va permettre les contractions utérines.
Parfois, un autre médicament, le mifépristone (Myfégine®), est administré 1 ou 2 jours avant le misoprostol, par voie orale, il va permettre l’ouverture du col de l’utérus.
Dans certains cas, votre médecin ou sage-femme peut recommander d’attendre la fausse couche naturelle plutôt que de proposer ces médicaments.
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A partir de 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines d’aménorrhée, une intervention chirurgicale est nécessaire. Cette intervention peut être réalisée jusqu’à environ 22 semaines. Pour cela, une hospitalisation d’une journée est nécessaire.
Après vous avoir administré du misoprostol, une anesthésie générale est effectuée. Puis le chirurgien va réaliser un curetage par aspiration, puis évacuation du contenu utérin après dilatation du col de l’utérus.
A votre réveil, il est recommandé de prendre quelques jours de repos afin de vous rétablir de l’intervention.
Lorsque la grossesse a plus de 22 à 24 semaines d’aménorrhée, une anesthésie fœticide est recommandée avant le déclenchement de l’accouchement, au vu des connaissances sur la douleur chez le fœtus.
Les protocoles sont très variables d’une équipe à l’autre. Le plus souvent, il consiste à injecter dans le cordon ombilical une drogue anesthésiante ou analgésiante puis une drogue fœticide (entraînant la mort du fœtus).
La perte de la grossesse peut provoquer une certaine angoisse. D’autant plus si la perte survient à un stade avancé de grossesse. On parle de deuil périnatal à partir de 22 semaines d’aménorrhée, comme le souligne l’OMS.
Certaines femmes peuvent développer un syndrome dépressif. A la suite d’un arrêt spontané de grossesse, il est important d’avoir un soutien émotionnel de la part de vos proches et /ou d’un(e) psychologue .
Un professionnel de santé peut vous aider à mieux traverser cette épreuve. Des organismes de soutien spécialisés peuvent aussi vous accueillir.
Réponses relues par un médecin.
Si vous avez subi 3 fausses couches répétées, nous vous recommandons de consulter un(e) professionnel(le) de santé pour rechercher une cause à ces fausses couches :
La fausse couche se produit dans la majorité des cas durant le 1er trimestre de grossesse. A partir du 3ème mois de grossesse (12 semaines d’aménorrhée) le risque diminue drastiquement.
Sources officielles consultées le 23/08/2022.
Cet article a été relu par un médecin.
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