
Stéatose hépatique : quand le foie est malade à cause du gras
Maladie qui désigne une accumulation anormale de graisses dans le foie, la stéatose hépatique est le plus souvent bénigne.
Article validé médicalement
8 min de lecturePublié le 19/05/22

La cirrhose du foie est une maladie chronique caractérisée par une destruction progressive du tissu hépatique, aux causes multiples et pas uniquement alcooliques.
Le conseil clé : Consultez un médecin sans attendre si vous présentez une fatigue persistante, un ictère ou une douleur au niveau du foie, même sans consommation excessive d’alcool.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
Très sujette aux croyances populaires, la cirrhose du foie n’est pas une maladie à proprement parler, ni forcément alcoolique. Il s’agit d’une complication, d’une conséquence, de plusieurs années ou le foie est agressé et se régénère spontanément. Au bout d’un moment (long !), les cellules hépatiques ne se remplacent plus suffisamment vite, et le foie forme des cicatrices au lieu former à nouveau du tissu sain : c’est ce que l’on appelle la fibrose. Soit l’envahissement important par du tissu fibreux non fonctionnel. Le diagnostic d’une cirrhose nécessite en outre la présence de nodules, c’est-à-dire…
Vous l’aurez compris grâce à cette définition, développer une cirrhose du foie nécessite des années. Processus qui peut donc être contré et en particulier si la cirrhose est compensée, puisque cela signifie que le tissu hépatique est encore en capacité de se renouveler suffisamment rapidement. Vous pouvez faire régresser votre cirrhose ! En bonus ici, les traitements et surtout les informations pour pouvoir l’éviter.
Des troubles digestifs qui ne passent pas ?
Un praticien peut faire le point avec vous en vidéo, vous conseiller et vous orienter si un examen s'avère utile.
Brisons dès à présent le tabou qui règne sur la cirrhose : non, ce n’est pas la maladie de l’alcoolique. Même s’il est vrai que chaque grand hédoniste prend le risque de voir poindre cette douleur au ventre qu’est la cirrhose. C’est peut être le moment de changer de plaisir ?
La cirrhose hépatique est causée à 90% (données de l’INSERM) par quatre principaux facteurs qui sont dans l’ordre:
Les 10% restant sont liées à des causes diverses, qui vont de la maladie génétique héréditaire qui perturbe le métabolisme du fer (hémochromatose) à la maladie auto-immune qui détruit les canaux du foie transportant la bile (cirrhose biliaire primitive, cholangites)
La stéatose hépatique est une accumulation de graisses dans le foie qui évolue vers une cirrhose. Elle peut se déclencher chez les personnes atteintes de diabète ou d’obésité.
La cirrhose hépatique peut provoquer de la rétention d’eau sur certains membres de votre corps.
Comme à son habitude et sans surprise, le tabac, est pour la cirrhose aussi un facteur aggravant.
Lorsque la cirrhose perturbe la circulation biliaire, elle peut favoriser l’apparition d’une douleur biliaire aiguë survenant sous forme de crises intenses dans l’hypochondre droit.
L’alcool comme facteur déclenchant de la cirrhose est le plus connu. Pour ne pas dire le seul à être connu puisque la cirrhose est souvent amalgamée à l’alcoolisme. C’est en effet la première cause de cirrhose en France, et c’est pourquoi la maladie est très stigmatisée.
Il peut être difficile de supporter cette pression face à l’image véhiculée par la société, voire même de culpabiliser. Cependant cela ne doit pas vous empêcher de vous soigner et d’en parler. Votre entourage et même un soutien psychologique peuvent vous être d’une aide cruciale. Il est possible d’avoir un réel recul ou une stabilisation de cette affection, et vous pouvez le faire !
Le dernier grand type de cirrhose est la cirrhose médicamenteuse. Il s’agit en réalité d’une hépatite aiguë, appelée à tort cirrhose médicamenteuse. C’est une atteinte hépatique par une toxine, une plante, un médicament, administré à but thérapeutique le plus souvent, et qui a provoqué une fibrose, puis une cirrhose.
Cette forme d’atteinte du foie est moins connue est directement liée au rôle de dégradation et de métabolisation des substances par le foie. Un surdosage, une prise chronique de ces dernières ou encore une sensibilité du foie peut engendrer une hépatite aiguë, et plus rarement une hépatite chronique jusqu’à la cirrhose. Là aussi des solutions s’offrent à vous.
Les substances hépatotoxiques peuvent être des médicaments tels que le paracétamol, les anti-inflammatoires, antiépileptiques et psychotropes par exemple. Il peut également s’agir de plantes. Elles sont là aussi variées puisque concernent aussi bien les plantes médicinales que les compléments alimentaires.
Ces éléments doivent être portés à votre médecin dans le cadre d’une recherche de cause d’hépatite ou de cirrhose : moins populaires ils peuvent au demeurant se révéler centraux dans le choix du traitement. En particulier avec le développement des médecines douces et de l’utilisation des plantes dans le cadre de la santé et du bien-être qui favorise le risque de cette intoxication dite médicamenteuse.
Par ailleurs, une atteinte des cellules du foie par ces substances peut se manifester sous forme de cytolyse hépatique médicamenteuse, détectable par un bilan biologique hépatique.
Comme toutes les maladies silencieuses, c’est là que réside la dangerosité de la cirrhose : avant qu’elle ne soit décompensée, les symptômes sont très légers ou même inexistants.
Les premiers symptômes de la cirrhose du foie peuvent passer inaperçus. Soit la cirrhose n’a pas de symptômes lorsqu’elle est dite compensée. Et cela peut durer de nombreuses années. Soit vous pouvez ressentir des symptômes généraux, comme par exemple une sensation de fatigue, une perte d’appétit et de poids. En cas de bilan sanguin de routine, on constate dans les résultats un taux de GGT élevé, ainsi qu’un taux de VGM en hausse (il s’agit du volume moyen des globules rouges).
Puis lorsque l’hépatite progresse et que la cirrhose se développe, les symptômes augmentent : prurit (démangeaisons sur tout le corps), érythrose palmaire, angiomes stellaires, neuropathie périphérique…
Ces premiers symptômes flagrants arrivent tout de même à un stade avancé, et c’est véritablement l’apparition de complications qui permet souvent de poser un diagnostic.
Il s’agit le plus souvent de :
Dans les cas de cirrhose avancée, le risque de développer un cancer primitif du foie (carcinome hépatocellulaire) est significativement augmenté et justifie une surveillance régulière par échographie.
Le ventre gonflé ou la sensation de ballonnements est un symptôme qui alerte dans le cas d’une cirrhose. Précédemment cité, il s’agit de l’ascite. Cela correspond à une accumulation de de liquide dans l’abdomen, plus précisément dans la cavité péritonéale. Le ventre apparaît gonflé, vous vous sentez ballonné. Le médecin analysera cet épanchement de liquide en réalisant une ponction, afin de confirmer le diagnostic en fonction de sa composition.
Lorsqu’elle est diagnostiquée, après divers examens tels qu’une échographie abdominale ou un scanner abdominal, il n’y a pas de traitement ou de médicament à proprement parler pour la cirrhose. Il s’agit plus de la phase terminale d’hépatite. La prise en charge réside donc dans l’éradication de la cause. Une fois encore, la cirrhose est l’objet de légendes urbaines puisqu’elle a longtemps été considérée comme irréversible. Alors que dans de nombreux cas, le foie n’a pas perdu sa capacité à se régénérer et peut le faire de façon lente, améliorant la qualité de vie et limitant les complications. En outre, les traitements visent plutôt à soulager des complications graves.
Quand la cirrhose est à un stade avancé (par exemple le stade 5), une transplantation hépatique peut être envisagée. L’opération qui n’est autre qu’une greffe du foie n’est prescrite que si le foie a perdu toute capacité à se régénérer.
Vous pouvez donc être atteint d’une cirrhose sans le savoir, être asymptomatique durant la phase de cirrhose compensée. Pendant cette phase, le foie est toujours capable de se régénérer et c’est à ce moment que vous pouvez agir le plus.
Puisqu’il s’agit de cicatrices fibreuses dans le foie qui se développent à force d’agressions répétée : retirez l ’agression et votre foie n’aura plus à se défendre. Les cellules hépatiques pourront alors amorcer leur renouvellement et vous retrouverez un fonctionnement normal de votre foie. Certaines lésions sont même totalement réversibles!
Il s’agit ici de stopper les causes : arrêt de l’alcool, manger plus sain en vue d’une perte de poids (moins riche en graisses, sucre et sel) et démarrer une activité sportive, ou encore de ne plus prendre la substance toxique responsable de cette hépatite qui dégénère. Le vaccin contre l’hépatite B et le traitement antiviral contre l’hépatite C sont aussi proposés dans le cas ou ces maladies seraient le déclencheur.
Changer ces habitudes ancrées, qui vous procurent du plaisir ou vous permettaient de compenser certains stress peut vous sembler ardu. Rien n’est plus naturel. N’hésitez pas à vous appuyer sur des professionnels, cela pourra être beaucoup plus agréable et de nutritionnistes et de psychologue à ces fins
Tout dépend de ce qui a déclenché la cirrhose, de l’atteinte du foie et des pathologies associées. Le traitement des causes combiné à celui des complications assure une qualité de vie maintenue, en changeant ses habitudes pour un rythme de vie plus sain. C’est le facteur qui reste le plus déterminant, vous avez un rôle clef.
Concernant la transplantation, elle jouit d’un taux de réussite élevé : survie à 5 ans qui est de 80% et durée de vie du greffon supérieure à 20 ans en France.
C’est à partir de ce stade que la fibrose est considérée comme une cirrhose, et n’est plus réversible. Afin de limiter la pratique invasive de la biopsie, plusieurs tests se développent pour préciser le diagnostic : tests sanguins ou encore l’appréciation de l’élasticité du foie. Cette phase nécessitera une transplantation cumulée aux autres mesures, bien que la greffe de foie soit soumise à de nombreux critères du fait de la faible disponibilité de cet organe à la greffe.
Il s’agit de la phase ou les complications deviennent des urgences vitales : hémorragies et ascite. Elle nécessite une prise en charge d’urgence, et ensuite le traitement de ces complications sévères.
Puis en fonction de la guérison, une transplantation peut être envisagée. Il est à noter que ce stade n’est atteint qu’en cas d’exposition très prolongée aux substances ou virus hépatotoxiques, ainsi qu’à l’ignorance des signes avant-coureurs. Vous pouvez l’éviter.
Réponses relues par un médecin.
Les premiers signes d’une cirrhose peuvent être fatigue, perte d’appétit, amaigrissement, nausées, gêne abdominale, jaunisse, démangeaisons, ventre gonflé ou bleus faciles. Au début, la cirrhose peut aussi évoluer sans symptôme visible.
La durée de vie avec une cirrhose varie beaucoup selon la cause, le stade, les complications et l’arrêt des facteurs aggravants comme l’alcool ou certaines infections virales. Une cirrhose compensée peut rester stable longtemps, tandis qu’une cirrhose compliquée nécessite un suivi rapproché.
La cirrhose correspond à une cicatrisation avancée du foie. Elle ne disparaît pas toujours complètement, mais son évolution peut être stabilisée si la cause est traitée. Dans certains cas, une partie de la fibrose peut régresser, surtout aux stades moins avancés.
Une cirrhose peut apparaître à tout âge adulte, mais elle est plus fréquente après plusieurs années d’agression du foie : alcool, hépatites virales, maladie métabolique, surcharge en graisse ou maladies rares. L’âge dépend donc surtout de la cause et de la durée d’évolution.
Sources officielles consultées le 19/05/2022.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
À lire également sur ce sujet

Maladie qui désigne une accumulation anormale de graisses dans le foie, la stéatose hépatique est le plus souvent bénigne.

Trouvez les réponses aux questions que vous vous posez sur la cytolyse hépatique et les problèmes liés au foie - L'équipe de Qare vous répond

L'équipe médicale de Qare répond à toutes vos questions sur les coliques hépatiques