
Burn-out étudiant : comment s’en sortir ?
De plus en plus d'étudiants sont en burn-out. Ce trouble se manifeste de diverses façons : troubles du sommeil, perte de motivation, déprime.
Article relu
9 min de lecturePublié le 21/04/21

Le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) peut justifier un arrêt de travail prescrit par un médecin, avec prise en charge par l’Assurance Maladie sous conditions.
Le conseil clé : Consultez rapidement votre médecin traitant dès les premiers signes d’épuisement pour obtenir une prise en charge adaptée et éviter l’aggravation.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale, CPAM
Lorsque les conséquences du burn-out ont un retentissement important sur le travail et la santé, aussi bien mentale que physique, un médecin peut prescrire un arrêt de travail. Quelle est la démarche à suivre pour obtenir un arrêt de travail pour burn-out ? Son obtention est-elle systématique ? Combien de temps d’arrêt de travail faut-il pour sortir d’un burn-out ? L’équipe médicale de Qare vous répond.
Par ailleurs, l’épuisement professionnel lié au travail peut toucher différentes catégories de professionnels et nécessite une prise en charge rapide et adaptée.
Un burn-out qui vous épuise au travail ?
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Si vous êtes en situation de burn-out (syndrome d’épuisement professionnel), vous devez en parler rapidement à un médecin. Selon vos symptômes et la sévérité de votre burn-out, il pourra vous prescrire un arrêt de travail. Celui-ci n’est pas systématique, mais peut être nécessaire afin de vous permettre de vous reposer et de mettre en place les mesures nécessaires pour améliorer votre situation.
La délivrance d’un arrêt de travail dépend également du retentissement du burn-out sur votre vie à la fois professionnelle et privée. Par exemple, si vous êtes épuisé au point d’encourir un risque au volant en vous endormant, un arrêt maladie peut être indiqué.
En cas de symptômes de burn-out ou d’un diagnostic établi par un médecin, vous devez alerter sur votre situation au travail. Vous pouvez en parler à un collègue, à votre supérieur ou bien directement aux ressources humaines. Selon les causes de votre burn-out, une dénonciation peut être nécessaire.
Ce syndrome est parfois le résultat d’une pression hiérarchique trop importante, d’un harcèlement moral ou de mauvaises conditions de travail. En effet, l’employeur est tenu d’assurer la santé et la sécurité de ses salariés. Dans certains cas, il peut simplement s’agir d’un problème d’organisation, et un réaménagement des tâches et du planning peut être suffisant pour vous alléger.
Si vous consultez pour du stress ou du surmenage au travail, un médecin peut vous aider à reconnaître votre état et à le diagnostiquer. Les personnes atteintes de burn-out ne mettent pas toujours directement le mot dessus et ne demandent pas systématique un arrêt de travail. C’est lors de votre consultation, en répondant aux questions du médecin et en décrivant vos symptômes, aussi bien physiques que mentaux, que ce dernier pourra établir un diagnostic et évaluer s’il est possible pour vous d’aller au travail.
L’impact du burn-out est différent d’une personne à l’autre, selon la sévérité du problème. Vous pouvez lui décrire des symptômes comme de la fatigue, une perte d’efficacité au travail, le sentiment d’être submergé. Dans un cas sévère, vous pouvez même développer des symptômes dépressifs. Dans ce cas, un arrêt maladie plus long est envisageable par le médecin car le burn-out est déjà avancé.

Dans ce contexte, les règles encadrant le surmenage et arrêt maladie suivent des critères médicaux similaires, notamment en cas de symptômes dépressifs associés.
Le médecin du travail n’est pas forcément le médecin contacté en premier lieu. Pour obtenir un arrêt maladie pour motif de burn-out, vous devez plutôt consulter votre médecin généraliste. Vous pourrez être amené à consulter le médecin du travail, si vous avez besoin d’un aménagement de poste. Cela peut notamment se faire à la demande du médecin traitant ou généraliste qui vous suit. Le médecin du travail peut intervenir pour mettre en place certaines mesures, comme des formations, un aménagement du planning, ou autre, visant à garantir l’amélioration de votre bien-être au travail.
Le burn-out fait partie des troubles et risques psycho-sociaux qui peuvent être reconnus comme des maladies professionnelles. En cas d’arrêt maladie, il peut arriver que le burn-out soit considéré comme un accident du travail. Tout dépend des circonstances qui vous ont mené au burn-out. Cela peut arriver si le burn-out découle d’une situation particulière, comme une agression par un client au travail, par exemple.
Lire aussi : que faire contre le burn-out durant les études ?
Comment savoir si vous êtes en burn-out ou pas ? Les signes peuvent être très variables. Par ailleurs, il s’agit d’un trouble qui évolue progressivement. Il est donc important de surveiller les signes du burn-out avant d’arriver à épuisement complet et de devoir recourir à un arrêt de travail. Si vous vous retrouvez dans plusieurs de ces symptômes, vous devez en parler à votre médecin :
Vous pouvez également ressentir une diminution de vos performances et un retentissement sur votre moral. Voici d’autres signes qui peuvent indiquer un burn-out :

Le burn-out parental est différent du burn-out professionnel. Il n’a aucun lien avec la situation au travail et ne peut donc pas être reconnu comme maladie professionnelle ou accident du travail. Cependant, comme pour tout problème de santé, un arrêt maladie peut vous être délivré par un médecin, si nécessaire, que votre burn-out soit familial, émotionnel ou professionnel.
En effet, les symptômes du burn-out parental peuvent mener à l’épuisement voire à une dépression dans les cas les plus sévères. Une période de repos peut donc s’avérer nécessaire. Notamment en raison des responsabilités à la fois domestiques et professionnelles des femmes, le burn-out parental concerne très souvent le côté maternel et l’arrêt de travail peut être une solution provisoire.
Sortir d’un burn-out est un processus qui peut prendre du temps, surtout dans le cas où vous en êtes à devoir recourir à un arrêt de travail. La durée de convalescence pour se remettre complètement d’un burn-out dépend de chaque personne en fonction de la sévérité de l’épuisement et des mesures mises en place pour guérir du burn-out. Une période de repos avec arrêt du travail est souvent nécessaire pour entamer une sortie du burn-out mais elle n’est pas toujours suffisante. Votre médecin peut aussi vous conseiller une psychothérapie pour vous aider à identifier vos difficultés et à les surmonter.
En cas de burn-out, la durée de l’arrêt de travail est variable. Il y a plusieurs stades de burn-out et il est aussi possible de s’en remettre sans arrêt de travail. Plus il est pris en charge rapidement, plus il est facile d’en sortir et de s’en sortir, notamment en améliorant son organisation ou en suivant une psychothérapie.
Parfois, le temps nécessaire pour de se reposer n’est pas très long et l’arrêt de travail pour burn-out ne dure que quelques jours. Si le burn-out est plus avancé, votre médecin peut décider de vous arrêter plus longtemps. En fonction de vos progrès ou au contraire de vos difficultés, il peut prolonger ou renouveler votre arrêt de travail.
La durée médicalement nécessaire de l’arrêt et la durée d’indemnisation sont deux notions distinctes. Pour une maladie ordinaire, l’Assurance Maladie peut verser jusqu’à 360 indemnités journalières sur trois ans, sous conditions. Au 5 octobre 2026, la durée dérogatoire liée à une ALD peut encore atteindre trois ans.
À compter du 15 octobre 2026, le maximum passe à un an pour les ALD non exonérantes concernées par la réforme : cette règle vise les arrêts prescrits à partir de cette date et les arrêts en cours atteignant six mois à compter de cette date. L’ancien maximum de trois ans reste applicable jusqu’au terme des droits pour les assurés dont la procédure de suivi de longue durée prévue à l’article L. 324-1 du Code de la sécurité sociale a déjà été reconnue au 15 octobre 2026, sans exonération liée à l’ALD ; cela protège notamment les personnes déjà en arrêt depuis plus de six mois à cette date. Pour une ALD exonérante, le maximum reste de trois ans. Le burn-out n’entraîne pas automatiquement une reconnaissance en ALD : la caisse apprécie les droits et la catégorie applicable.
L’arrêt maladie en lui-même n’est pas suffisant pour remédier au burn-out. Pour éviter une rechute du burn-out, le médecin traitant peut travailler avec la médecine du travail pour accompagner progressivement le salarié dans sa reprise d’activité. Le salarié peut bénéficier d’un aménagement de son planning et de ses tâches pour reprendre progressivement. Il peut arriver qu’il soit impossible pour le salarié de reprendre son activité comme avant. Dans ce cas, une reconversion professionnelle peut être envisagée.
Lorsque le burn-out s’inscrit dans un contexte de surmenage lié au travail, des mesures préventives adaptées permettent de limiter le risque de rechute à la reprise.
Lorsque votre médecin vous met en arrêt maladie pour burn-out, vous pouvez recevoir des indemnités journalières pour compenser la perte de salaire durant cette période. Vous pouvez commencer à percevoir ces indemnités à partir du 3e jour d’arrêt maladie. Elles seront versées une fois votre dossier pris en compte, et calculées sur la base de votre salaire brut. Après le premier versement, vous les recevrez ensuite tous les 14 jours. Par ailleurs, ces indemnités journalières comptent pour votre retraite. Conservez vos relevés.
Les règles d’indemnisation peuvent changer d’un pays à l’autre. Si vous vivez au Québec, par exemple, vous pouvez obtenir un arrêt de travail pour burn-out mais ne recevrez pas forcément les mêmes indemnités qu’en France.
En cas de burn-out, l’arrêt de travail n’empêche pas la demande d’une rupture conventionnelle. Si vous faites un burn-out professionnel et souhaitez quitter votre emploi, vous avez plusieurs options :
Aller aux prud’hommes n’est pas toujours la meilleure solution car le burn-out n’est pas forcément induit par l’employeur. Il a cependant une responsabilité de sécurité vis-à-vis de ses employés. La décision d’aller aux prud’hommes dépend également de la capacité du salarié à supporter cette procédure qui peut prendre plusieurs années. Une rupture conventionnelle peut donc être plus souhaitable dans certains cas. Si vous avez besoin de retours d’expérience de personne ayant eu un arrêt de travail pour cause de burn-out, vous pouvez consulter des forums et sites juridiques.
Les indemnités versées par l’Assurance Maladie en cas d’arrêt de travail pour burn-out ne couvrent pas le salaire à 100 %. Selon la convention collective signée par votre entreprise, celle-ci peut maintenir complètement votre salaire. Dans ce cas, les indemnités seront versées à votre employeur qui vous versera ensuite votre salaire.
Tout comme pour le burn-out, l’arrêt de travail lié à une dépression varie selon les cas. Le médecin doit évaluer votre capacité ou non à maintenir votre poste, et peut décider de vous mettre en arrêt pour le bien de votre santé. Cependant, l’arrêt de travail n’est pas systématique en cas de dépression. Tout dépend de vos symptômes et des répercussions de votre travail sur votre santé mentale, et inversement.
L’arrêt maladie ou arrêt de travail peut être délivré par un médecin. Cependant, il peut vous proposer différentes solutions en cas de burn-out, autre que l’arrêt de travail, pour vous aider à soulager vos symptômes et sortir de votre état d’épuisement. Si vous avez des symptômes liés au stress, au surmenage ou encore à la dépression, vous pouvez téléconsulter un médecin sur Qare pour en parler. Vous pourrez ainsi recevoir de bons conseils médicaux.
Si vous avez rapidement besoin de parler à un médecin de votre burn-out en dehors des horaires d’ouverture des cabinets, vous pouvez prendre rendez-vous en téléconsultation. Sur Qare, vous pouvez trouver un médecin généraliste disponible. Des médecins peuvent vous recevoir en téléconsultation, tous les jours, même les week-ends. Vous pouvez planifier votre rendez-vous. Vous pourrez décrire vos symptômes et recevoir un avis médical et une ordonnance, si nécessaire. Voir les disponibilités des médecins généralistes ou des psychiatres.
Sources officielles consultées le 21/04/2021.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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