
Stress et grossesse : quelles conséquences et comment mieux le gérer ?
Le stress en début de grossesse est une réaction normale. Un stress prolongé peut atteindre le foetus et créer des complications.
Article validé médicalement
4 min de lecturePublié le 26/08/22

La grossesse molaire (ou môle hydatiforme) est une anomalie rare du développement du placenta, classée parmi les maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG).
Le conseil clé : En cas de saignements inhabituels ou de taux de bêta-hCG anormalement élevé en début de grossesse, consultez rapidement un médecin pour écarter une grossesse molaire.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
La grossesse molaire provient d’une anomalie lors de la fécondation. Bien que le test de grossesse s’avère positif, la grossesse ne pourra pas être menée à son terme. Quelles sont les causes de cette anomalie ? Comment détecter une grossesse molaire ? Quels sont les traitements possibles ? Est-il possible de tomber enceinte après une grossesse molaire ? Chez Qare, on vous explique tout.
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Aussi appelée môle hydatiforme, la grossesse molaire est une grossesse non viable. Il s’agit d’une maladie trophoblastique gestationnelle. Ce type de pathologie de grossesse concerne les cellules qui constituent la couche entourant l’embryon, aussi appelée trophoblaste.
En voici les caractéristiques :
Dans le cas d’une môle hydatiforme complète, l’anomalie provient de l’ovule. Celui-ci ne contient pas de noyau, on parle d’ovule anucléé. Il peut y avoir un ou deux spermatozoïdes.
Le placenta se développe, et l’absence de l’embryon est remplacée par une multitude de kystes. Ces derniers sont détectés dès la première échographie.
Dans le cas d’une môle hydatiforme partielle, l’ovule est fonctionnel et possède tous les chromosomes de la mère. L’anomalie provient du fait qu’il y a deux spermatozoïdes ou un spermatozoïde anormal.
L’embryon est bien présent, mais sa constitution est déficiente.
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Lors d’une grossesse molaire complète ou partielle, les symptômes ressentis sont les mêmes que lors d’une grossesse classique. La différence se trouve dans le degré d’intensité des symptômes, dû au développement plus rapide de l’utérus en raison d’une prolifération anormale du trophoblaste. La femme enceinte peut donc ressentir :
Dans certains cas, la grossesse molaire ne présente aucun symptôme. C’est lors de la première échographie que la môle hydatiforme est alors diagnostiquée.
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Dans de très rares cas, la môle hydatiforme peut provoquer une tumeur trophoblastique gestationnelle. Son apparition est due à un résidu de tissu molaire qui envahit l’utérus et se transforme en tissu tumoral plus ou moins invasif. Il y a alors un risque de propagation au niveau des organes adjacents.
Un taux d’hormone Chorionique Gonadotrope (HCG) trop élevé permet de détecter une tumeur trophoblastique. Selon son degré d’avancée, une chimiothérapie peut être entamée.
Dans la majorité des cas, la grossesse molaire est rapidement détectée. Après un examen des symptômes, en cas d’utérus anormalement développé, le médecin va prescrire une analyse du taux d’HCG. Celle-ci permet de constater le taux surélevé qu’induit la môle hydatiforme.
Si tel est le cas, une analyse de sang est ensuite réalisée afin de détecter un éventuel excès d’hormones thyroïdiennes, appelée hyperthyroïdie.
Enfin, une échographie est effectuée pour confirmer la présence d’une môle hydatiforme.
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Après diagnostic d’une môle hydatiforme partielle ou complète, une interruption médicale de grossesse (IMG) est programmée. Durant l’opération, le chirurgien va retirer la môle par dilatation du col et exécuter un curetage par aspiration.
Des examens sont ensuite effectués pour vérifier que la môle a été totalement évacuée.
Une mesure des taux sanguins est effectuée régulièrement après l’aspiration pour vérifier le taux d’hormone Chorionique Gonadotrope. 10 semaines après l’interruption médicale de grossesse (IMG), le taux est censé revenir à la normale. Une échographie de contrôle est réalisée systématiquement pour vérifier que la môle a bien été retirée entièrement.
Des examens supplémentaires permettent de s’assurer que la môle ne s’est pas propagée. Parmi eux, une radiographie des poumons permet de s’assurer que les poumons n’ont pas été contaminés.
Dans de rares situations, si la môle hydatiforme a touché d’autres organes, une chimiothérapie peut s’avérer nécessaire.
Dans la majorité des cas, la grossesse molaire ne se produit qu’une fois. Le risque d’enchaîner une seconde grossesse molaire est très faible. Les probabilités oscillent entre 0,5% et 1%.
En cas de grossesse molaire complète, il faut attendre 6 mois après l’ablation de la môle. Durant ce laps de temps, un suivi du taux d’HCG est effectué chaque mois.
En cas de grossesse molaire partielle, il faut attendre 3 semaines après l’aspiration de la môle. Des analyses de sang permettent de confirmer la rémission totale.
Si la môle hydatiforme entraîne une tumeur trophoblastique, sachez que la chimiothérapie n’affecte pas la fécondité.
Réponses relues par un médecin.
Une grossesse môlaire peut provoquer des saignements, des nausées importantes, un utérus plus gros que prévu ou un taux d’hormone de grossesse anormalement élevé. Elle est souvent suspectée à l’échographie.
Les symptômes peuvent ressembler à ceux d’une grossesse au début, puis s’accompagner de saignements, douleurs pelviennes, vomissements marqués ou malaise. Parfois, elle est découverte lors d’une échographie de contrôle.
Une grossesse môlaire est généralement évacuée par aspiration utérine dans un cadre médical. Un suivi du taux de bêta-hCG est ensuite nécessaire pendant plusieurs semaines ou mois pour vérifier que le tissu molaire a bien disparu.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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